Mercredi, 08 Février 2012
Ecrit par Pierre-Henri Badel
Notre environnement socioprofessionnel est en pleine mutation. Et le monde du travail également. Comment dès lors valoriser ses compétences à leur juste valeur et choisir la bonne voie pour réussir sa carrière? Et la crise économique que nous traversons actuellement aggrave encore les choses. Interview de Marcel Lucien Goldschmid.
Par Pierre-Henri Badel
Réussir sa vie professionnelle exige de réunir les ingrédients du succès. Comme nous le rappelle quotidiennement la réalité, certains d’entre nous sont plus ou moins bien préparés à affronter leur environnement, que ce soit au travail ou dans le cadre familial. «Il existe assurément une base génétique qui prédispose à la réussite» reconnaît Marcel Lucien Goldschmid, qui organise des cours sur les clés du succès et en psychologie du management. «Ceci devient évident quand on observe les composantes de la réussite tels que le QI par exemple».
Le rôle de la prédestination est-il déterminant?
L’être humain peut-il être prédestiné à réussir ou, au contraire, être condamné par le sort à échouer, auquel cas rien ne sert plus à rien d’entreprendre quoi que ce soit pour essayer d’échapper à cet état misérable? Un tel postulat est catégoriquement réfuté par ce consultant en coaching et formateur en entreprise. «L’homme peut par ses efforts contribuer dans une grande mesure à sa réussite, à son apprentissage, à sa formation, etc. Il peut aussi y arriver en bénéficiant de conseils et d’un coaching» poursuit-il.
Il est indéniable que la capacité intellectuelle constitue un critère important de réussite. Mais elle n’est pas pour autant la garantie d’une carrière de rêve. On trouve en effet des battants qui transforment tout ce qu’ils touchent en or alors qu’ils ne se sont pas du tout montrés brillants à l’école. Peut-être parce que justement ils ne pouvaient pas s’y épanouir et laisser libre cours à leur imagination. «Si le QI constitue une composante importante de la réussite, il n’est de loin pas la seule.
D’autres facteurs entrent en ligne de compte tels que l’intelligence émotionnelle, les circonstances, le contexte, l’expérience, etc.» relève Marcel Lucien Goldschmid. «Le QI mesure surtout le savoir scolaire, les compétences techniques et les connaissances générales».
Dichotomie entre réussite professionnelle et personnelle
On est toujours fasciné par le rôle que tient le destin dans le chemin de vie des humains. Chacun d’entre nous connaît des histoires où la poisse colle aux basques de certains alors qu’ils avaient tout en mains pour bien réussir. Ou qui échouent lamentablement dans leur vie familiale quand bien même ils sont brillants sur le plan intellectuel ou professionnel.
«Cette question est complexe et fait appel à un grand nombre de variables et d’interdépendances entre la vie professionnelle et familiale» juge Marcel Lucien Goldschmid. «Les compétences techniques et l’expérience professionnelle peuvent favoriser la réussite d’une carrièremais pas forcément le succès personnel.
Le manque d’équilibre entre la vie professionnelle et personnelle est souvent la cause des difficultés rencontrées au niveau familial. La compatibilité entre les conjoints compte également tout comme les aspirations, ambitions, projets, objectifs et motivations de chacun». Cela peut aussi provenir d’éléments divergents quant aux repères culturels et aux valeurs, avoir trait à la mobilité, aux exigences relatives au travail, au stress, etc.
La réussite professionnelle se commande-t-elle?
Certains parlent de planification de la réussite professionnelle. Selon eux, tout succès est incontestablement la résultante d’une volonté – innée ou non – qui émerge très tôt dans l’inconscient de l’être humain. «Je ne sais pas si l’on peut parler de planification de la réussite. Je pense plutôt à une réflexion, à une prise de conscience des facteurs importants conduisant au succès» poursuit Marcel Lucien Goldschmid. «Cela passe par un effort constant en vue d’améliorer ses capacités, la connaissance de soi et la confiance en soi» poursuit-il.
«Nous disposons d’un énorme pouvoir et potentiel pour progresser tout au long de notre vie. Il s’agit d’identifier ses forces et ses faiblesses et d’analyser ses possibilités d’évolution. Un tel effort exige un travail personnel permanent». Pour lui, le lien entre la réussite professionnelle et la vie privée est indissociable car, pour y parvenir, on peut – ou l’on doit même – se faire aider par sa famille, ses amis, des enseignements ou des lectures. Cela peut aussi passer par un bilan de compétences, des tests psychologiques, du coaching, de la formation continue, la définition de ses objectifs à moyen et long terme.
Nombreux rechignent pourtant à le faire, craignant que, en cas d’échec par rapport aux objectifs visés en terme de carrière, cela puisse être interprété comme une défaite personnelle et une remise en cause de sa propension individuelle à gagner. Compte tenu des valeurs prévalant actuellement dans notre société, l’échec est synonyme d’une dévalorisation de l’individu.
L’aptitude à créer et à construire est décisive
C’est justement ces risques d’échecs qui constituent le noeud du problème. «Les causes d’échec ou de difficultés découlent le plus souvent d’un manque de prise de conscience et d’efforts pour progresser» souligne en l’occurrence Marcel Lucien Goldschmid. «Elles naissent du refus de faire appel à autrui dans la construction de sa réussite». A son avis, il est surtout regrettable qu’à l’école ou à l’université, les clés du succès ne soient pas prises en considération, pas enseignées et ne fassent pas l’objet de débats.
«Une autre erreur fondamentale consiste à croire que le succès est une question de chance. Les nombreuses études et recherches réalisées sur des personnes qui ont réussi et qui sont heureuses démontrent clairement que l’effort personnel est déterminant». Pour lui, la chance, ou plutôt les opportunités, réside dans l’aptitude des individus à créer, à construire.
Et ceux qui cumulent les échecs dans leur vie en dépit d’efforts constants sont souvent victimes de cette situation parce qu’ils ne trouvent pas la force ni les appuis nécessaires pour s’en sortir.
Fi des bons plans bâclés!
«Je n’utilise pas le terme de recettes miracles; mais il est certain que des critères parfaitement identifiés nous aident dans la poursuite de la réussite» notifie Marcel Lucien Goldschmid. «Pour affirmer cela, je me fonde sur des recherches empiriques et des bonnes pratiques basées sur l’évidence et non pas sur des solutions toutes faites, des bons plans présentés dans les magazines ou des approches simplistes et superficielles.
«Tout en admettant l’existence de facteurs génétiques et de circonstances limitant la réussite, le succès n’est pas aléatoire mais dépend au contraire en grande partie de son implication et de son engagement personnels» résume Marcel Lucien Goldschmid. «Dans mon coaching, j’ai l’occasion de personnaliser ces dimensions en rapport avec l’individu coaché, de dresser des bilans, de définir des objectifs, d’explorer et d’exercer différents comportements à travers des jeux de rôle, de comprendre les motivations et aspirations profondes, de repérer les obstacles qui empêchent la réussite et de montrer comment les éliminer.
Les douze clés de la réussite
- Reconnaître les qualités des autres, leurs efforts, leurs réussites. Considérer les autres d’une manière positive. Respect mutuel. Intérêt pour les autres. Conduite éthique
- Ecouter les autres. Appliquer l’écoute active: RAMER – Reformuler, Accepter, Multiples questions, Entracte (silence), Renforcer
- Unir les forces en présence, collaborer, chercher des alliances
- Solliciter des feedbacks sur ses comportements, ses performances
- Se remettre en cause, se renouveler, s’ouvrir
- Innover, imaginer, créer, s’adapter, être actif et curieux
- Rêver, faire des projets. Objectifs SMART – Spécifiques, Mesurables, Acceptables, Réalistes, Temps limité
- Santé physique et mentale: exercice physique, nourriture appropriée, stimulation intellectuelle, vie spirituelle, équilibre entre vie professionnelle et privée
- Analyse et connaissance de soi, développer la confiance en soi.
- Recherche continue d’amélioration de soi
- Vivre sa vie pleinement, avec passion
- Intelligence (QI) et intelligence émotionnelle (QE) – savoir, savoir-faire et savoir-être
- Espace: créer un environnement personnel (physique et social) positif qui apporte un soutien affectif et intellectuel
© Marcel Lucien Goldschmid
Les différents points abordés dans le cadre du programme de formation sur la réussite professionnelle
- le triangle magique de la communication
- le pouvoir de l’intelligence émotionnelle
- complémentarité entre le savoir, savoir-faire et savoir-être
- l’écoute active au coeur des relations satisfaisantes et productives
- les quatre facteurs-clés du feedback
- l’imagination plus importante que les connaissances
la «work-life balance» – recherche d’un équilibre entre la vie professionnelle et privée l’innovation et la créativité à la portée de tous le rôle déterminant de la reconnaissance des autres transformer ses rêves en objectifs et fixer des priorités attendre moins et donner plus: collaborer, partager, réseauter la passion, la force indispensable pour l’empowerment personnel un environnement physique et social positif procurant soutien affectif et intellectuel les sept principes des personnes hautement efficaces…
Pour en savoir plus: www.management-training-coaching.ch
Mercredi, 13 Juillet 2011
Ecrit par Administrator
Un entretien d'embauche n'a rien d'une banalité car il peut engager toute la suite de sa carrière professionnelle.
Lors de la discussion, les candidats peuvent se laisser aller à de véritables bourdes. C'est pour cette raison que le cabinet de recrutement Robert Half a lancé un espace vidéo sur son site Internet doté de plusieurs vidéos humoristiques. Les séquences en anglais et sous-titrées en français mettent en scène des entretiens qui tournent mal.
On peut découvrir les erreurs de candidats sur leur mimétisme exagéré et l'incapacité d'expliquer judicieusement un blanc dans un CV.
Pour visionner la vidéo
Samedi, 26 Février 2011
Ecrit par Pierre-Henri Badel
L'optimiste des dirigeants d'entreprise va se traduire en terme d'emploi au cours des douze prochains mois.
Selon l'agence de communication Eurocom Worldwide, 61% des dirigeants d'entreprises actives dans les nouvelles technologies de l'information et de la communication sont plus confiants qu'il y a un an sur les perspectives de ce secteur pour les douze mois à venir.
Cette enquête démontre également que deux tiers des 664 dirigeants interrogés sur l'ensemble de la planète s'accordent à reconnaître que l'économie mondiale est en train de sortir de la crise et que 58% estiment que leur pays est sorti de la récession.
Pour ce qui et de l'emploi, 57% des dirigeants d'entreprise prévoient une augmentation du nombre d'opportunités de carrière qui se présenteront en terme de recrutement au sein de leur société. Seuls 9% s'attendent à des réductions et 34% prévoient que leurs effectifs resteront au niveau actuel.
Dimanche, 13 Février 2011
Ecrit par Pierre-Henri Badel
Selon une étude réalisée par le cabinet de recrutement international Robert Half, les employés suisses sont de nouveau prêts à prendre des risques et quitter leur emploi actuel.
Si dans la majorité des autres pays européens qui ont fait l'objet de cette enquête, c'est la recherche d'un salaire plus élevé qui prédomine largement les motivations des employés dans leur désir de changer d'emploi, c'est la perspective d'un travail plus intéressant qui inciterait les Suisses à fausser compagnie à leur employeur.
Le désir de trouver un emploi dans lequel ils s'ennuient moins pousserait 62% des employés suisse à aller voir ailleurs, alors qu'un salaire plus élevé pousserait 58% d'entre eux à faire de même. Seuls les Hollandais sont dans le même cas, mais avec des proportions moins élevées, à savoir respectivement 54 et 47%.
En Allemagne, Autriche, Belgique, France et Italie, c'est le salaire qui vient à chaque fois en première préoccupation des employés. Les Italiens sont les plus âpres au gain avec 73% des employés motivés par ce critère. Ils sont suivis par les Allemands (61%), les Français (59%), les Autrichiens (56%) et les Belges (50%). Les Luxembourgeois placent quant à eux le salaire et l'intérêt du travail au même niveau (49%).
Chez les employés suisses, comme dans plusieurs autres pays européens, c'est la perspective d'un poste plus prestigieux qui vient en queue de classement (avec 15%) des huit critères qui pourraient les faire changer d'emploi. C'est également le cas en France (30%), en Allemagne (21%), en Autriche (11%), en Belgique (26%), au Luxembourg (23%) et aux Pays-Bas (20%).
Les employés suisses recherchent en outre chez un nouvel employeur en deuxième priorité un salaire plus élevé (58%), plus d'opportunité de carrière (50%), un meilleur environnement de travail (48%), des avantages sociaux plus intéressants (46%), un temps de trajet plus court (34%) et plus de stabilité (32%).
Samedi, 20 Novembre 2010
Ecrit par Pierre-Henri Badel
A un certain moment de sa vie, il arrive de ne plus avoir le feu sacré pour son métier et de remettre fondamentalement en cause des choix faits durant sa jeunesse.
Quand des rêves de changement semblent soudain s'imposer de manière totalement naturelle, c'est le signe tangible d'une réelle envie de transition ou de réorientation de carrière. Une telle décision ne s'improvise pourtant pas, car elle peut avoir de profondes et durables conséquences sur la suite de son parcours de vie. Tout changement majeur dans sa carrière professionnelle mérite que l'on se penche sérieusement sur les conséquences qu'il peut avoir sur sa vie, même si l'on se sent brusquement appelé à faire table rase du passé.
La première réaction qu'il faut avoir face à un tel appel consiste à prendre un minimum de recul par rapport aux événements et à ne pas foncer tête baissée dans une soudaine opportunité qui se présente à soi. C'est en tout cas ce que recommande le cabinet de recrutement et de conseil en personnel Robert Half. Il recommande en tout premier lieu de procéder à une évaluation de la situation actuelle et de se demander si une réorientation est vraiment la bonne solution. Si ce malaise provient d'un sentiment d'insatisfaction du travail que l'on effectue, peut-être qu'en changeant d'employeur, cela suffirait à retrouver la motivation nécessaire à se sentir de nouveau à l'aise dans son métier. Il est en effet indispensable de bien percevoir la raison de son malaise avant de faire le grand saut.
Outre la nécessite de prendre un minimum de recul par rapport aux événements, le deuxième réflexe est de ne pas de se précipiter dans une aventure qui pourrait mal tourner si elle n'est pas bien préparée. Même si l'on a l'impression que sa carrière stagne et qu'elle manque depuis un certain temps de perspective. Toute carrière professionnelle est parsemée de haut et de bas. Un trou d'air peut être une opportunité formidable pour profiter de trouver l'énergie de rebondir. Et si l'on a l'impression de se retrouver dans une voie de garage, nul ne nous oblige de ne pas essayer de se sortir de ce mauvais pas, par exemple en cherchant un nouvel emploi. L'essentiel est de s'informer de manière très approfondie sur son environnement professionnel et sur son secteur d'activité et surtout se former afin de bien se préparer à se lancer dans une nouvelle voie.
Pour les experts en carrière du cabinet Robert Half, il est toujours très important de pouvoir compter sur les conseils ou tout au moins sur l'avis de personnes qui occupent des positions que l'on vise personnellement. Leurs conseils peuvent avoir un impact majeur sur les orientations que l'on envisage de donner à sa carrière.
Une évaluation de ses compétences et de son expérience ainsi que de ses qualifications sont indispensables. Cela ne concerne pas que les compétences techniques purement professionnelle, mais aussi, par exemple, en matière de communication, d'organisation ou de management. Quitte à prendre le temps d'améliorer ses connaissances dans ces matières. Un bilan de compétences pourrait être un bon plan pour savoir où se trouvent ses lacunes.
Se lancer dans une nouvelle carrière mérite incontestablement de se donner le temps de savoir si l'on ne s'égare pas totalement. Il n'est par exemple pas inutile de se demander si l'on ne peut pas s'y lancer à l'essai en effectuant un stage ou en demandant de pouvoir profiter d'une période d'essai.
Toute réorientation professionnelle ne se fait pas d'un jour à l'autre. Il faut en être parfaitement conscient. Cela nécessite de prendre le temps de régler tous les détails de sa nouvelle activité. Il s'agit souvent de se reconstituer des réseaux de contacts, ce qui est un effort de longue haleine. La patience est donc de mise et il faut s'aménager suffisamment de plages de temps pour y arriver.
Les six pistes de réflexion sur une réorientation de carrière
- Prendre du recul par rapport aux événements
- Ne pas se précipiter dans des projets
- Oser demander conseil
- Apprendre à mieux se connaître
- Prendre son temps
- Rester réaliste
Vendredi, 25 Juin 2010
Ecrit par Pierre-Henri Badel
Planification de carrière.
Vendredi, 24 Juillet 2009
Ecrit par Administrator
La rapidité avec laquelle les professionnels de haut niveau avancent dans leur carrière ne dépend pas seulement de leurs compétences.
Par Pierre-Henri Badel, www.adi-presse.ch
Le genre et le secteur d'activité tiennent un rôle décisif dans la rapidité avec laquelle les professionnels de haut niveau évoluent d'un poste à l'autre. Pour un poste équivalent, les femmes sont en moyenne plus jeunes d'un an et demi que leurs collègues masculins. Le service militaire semble être une explication évidente de cette différence d'âge, qui est beaucoup moins marquée chez la jeune génération, dévoile une enquête du site de recherche et demande d'emplois Experteer.
Les différences d'âge se creusent
En examinant les variations d'âge homme/femme aux différents niveaux de carrière, on constate cependant que plus les postes évoluent, plus les différences d'âge s'accroissent au bénéfice des femmes. Si en moyenne les jeunes diplômées sont plus jeunes d'un an seulement que leurs collègues, les directrices générales comptabilisent 3 ans de moins que leurs équivalents masculins.
Les femmes font carrière plus rapidement que les hommes, en particulier dans les secteurs de la logistique (3 ans de différence en moyenne pour un même poste d'Expert confirmé), du transport et du tourisme (plus de 6 ans de différence au niveau direction générale). Dans le domaine de la médecine, l'écart est également frappant: les femmes occupant un poste de manager ont en moyenne 3 ans de moins que leurs collègues masculins.
Les différences de salaire augmentent avec le niveau de carrière
Les femmes grimpent plus vite l'échelle des responsabilités, mais il n'en est pas de même pour celle des salaires. Si les rémunérations des jeunes diplômés sont à peu près équivalentes pour les deux sexes, les salaires des hommes augmentent beaucoup plus rapidement que ceux des femmes.
Plus les postes sont élevés, plus les femmes y perdent en termes de rémunération: de quelques milliers d'euros annuels pour un emploi d'expert, à plus de 20 000 euros pour les postes de direction, tous secteurs confondus. L'inégalité de rémunération homme/femme atteint en moyenne 12% pour l'ensemble des abonnés Experteer.
Mercredi, 23 Avril 2008
Ecrit par Administrator
À peine 43 % des femmes cadres estiment qu’elles seront compétitives dans la communauté économique du futur, selon une étude mondiale publiée par Accenture à l’occasion de la Journée internationale de la femme.
L’enquête invitait les personnes interrogées à considérer leur «degré d’aptitude» à travers les six axes suivants: agilité, responsabilité sociétale, compétences globales, technologie, inclusion et diversité, relations professionnelles. Le «degré d’aptitude» mesure l’importance, telle que perçue par les intéressés, de chaque compétence spécifique pour leur réussite à l’horizon 2011, ainsi que leur niveau de préparation dans ce domaine. Il est intéressant de noter que femmes (75 %) et hommes (73%) placent la technologie en tête des compétences qu’ils doivent maîtriser. En France, on observe la même tendance. Les femmes françaises (68%) sont davantage convaincues que les hommes (64%) de l’importance de la maîtrise des technologies pour progresser d’un point de vue professionnel.
Lacunes dans l'utilisation des nouvelles technologies Plus de 8 femmes sur 10 (83% de l’ensemble du panel et 82% en France) souhaitent apprendre et utiliser les nouvelles technologies, à l’exemple des blogs ou des réseaux sociaux, pour se donner les moyens d’une réussite future. Plus des trois quarts des femmes (76%) prévoient que la mise à profit de ces technologies revêtira une grande importance et deux tiers (66%) que les relations gérées par le biais de la technologie évolueront considérablement d’ici à 2011. En France, lorsqu’on interroge les femmes sur le domaine des plus grands changements d’ici 2011, elles parient sur la technologie comme nouveau vecteur essentiel de relations. Les hommes, pour leur part, mettent en avant la nécessité d’une plus grande flexibilité. L’étude s’est également penchée sur les facteurs liés à l’avancement de carrière et a relevé certaines différences entre les réponses des hommes et des femmes. Ainsi, les femmes sont plus enclines que les hommes à attribuer leur progression professionnelle à l’ambition et la volonté (59 % contre 54% pour les hommes), à la passion pour la carrière de leur choix (42% contre 39%) et au soutien de leur famille (30% contre 26%). En revanche, en France, les femmes sont légèrement moins nombreuses que les hommes à considérer ces facteurs comme importants, 49% d’entre elles contre 51% d’entre eux attribuent leur niveau professionnel à l’ambition et la volonté et 35% contre 36 % à la passion pour la carrière de leur choix. Par ailleurs, sur le plan international, les hommes sont plus nombreux que les femmes à invoquer les compétences techniques comme un facteur ayant contribué à leur progression (respectivement 59 % des hommes contre 47% des femmes); même tendance en France avec 61% des hommes contre 47% des femmes. L’entretien d’un réseau de relations professionnelles est invoqué par les hommes comme un facteur contribuant à l’avancement de carrière plus que pour les femmes (47% contre 29% d’entre elles) ; la tendance en France est inversée puisque seulement 23% des hommes l’invoquent contre 24% des femmes.
Légère avance pour les hommes Autres enseignements de cette étude: seuls 47% des hommes se sentent parés pour faire face à la concurrence en 2011, contre 43% des femmes. En France, 24% seulement des hommes et des femmes interviewés se disent prêts à affronter le monde multipolaire de demain, alors que 70% des français interrogés travaillent déjà aujourd’hui avec des contacts internationaux (clients ou fournisseurs). Hommes et femmes françaises sont tous deux autant convaincus que c’est la course au profit qui va s’amplifier le plus dans les trois ans à venir. En outre, plus de la moitié des personnes interrogées, femmes (58%) ou hommes (61%) déclarent qu’hommes et femmes se montrent tout aussi efficaces dans la constitution de réseaux professionnels favorisant la progression de leur carrière. Pourtant des vestiges des frontières entre les sexes subsistent : plus du quart (28%) de l’ensemble des personnes interrogées estime que les hommes sont plus efficaces que les femmes en la matière, contre à peine 13% qui pensent l’inverse.
En France, les femmes se sentent trois fois plus efficaces dans leur art du réseau que les hommes, alors que ceux-ci ne voient pas de différence entre la capacité des hommes et celle des femmes.
Parmi les autres constatations de l’étude:
- Les jeunes sont plus nombreux que leurs aînés à s’estimer armés pour réussir en 2011. Près de la moitié (49 %) de la Génération Y (tranche des 26-35 ans) et 45% de la Génération X (36-45 ans) se déclarent prêts pour la réussite dans les trois ans, contre 41% de la génération du baby boom (46 ans ou plus). En revanche, les jeunes français sont moins confiants et s’alignent plus sur leurs aînés : un peu plus du quart (28 %) de la Génération Y (tranche des 26-35 ans) et 22% de la Génération X (36-45 ans) se déclarent prêts pour la réussite dans les trois ans, contre 24% de la génération du baby boom (46 ans ou plus).
- Les femmes citent la discrimination sexuelle, la nécessité de consacrer de l’énergie à leurs enfants et à leur famille ou encore leur manque de mobilité géographique comme les principaux freins à leurs carrières (respectivement 23, 22 et 18% des femmes interrogées). En France, les obstacles majeurs cités par les femmes pour faire progresser leur carrière sont le fait d’être une femme et la volonté de mener de front une vie de famille (pour environ 25%). La gestion de la vie professionnelle/vie privée est une de leur priorité absolue (84%), mais seulement 56% des femmes françaises sont actuellement satisfaites de cet équilibre. Le salaire est également un élément clef pour 78% d’entre elles mais seulement 38% sont satisfaites. Une femme française sur trois se déclare prête à déménager pour sa carrière, 4 femmes sur 10 se disent prêtes à faire des voyages internationaux; et les cadres supérieures y sont deux fois plus enclines que les non-cadres.
- Les hommes estiment que la réticence à sacrifier l’équilibre entre vie professionnelle et personnelle, le manque de diplôme plus élevé et l’absence de mentor adéquat constituent les principaux freins à leurs carrières (respectivement 20, 20 et 19% des hommes interrogés). Les hommes français citent comme premier frein la maîtrise des langues (26%). Plus d’un homme français sur 4 est encore convaincu que sacrifier son équilibre de vie favorise l’accomplissement d’une belle carrière professionnelle.
Cette étude, intitulée «One Step Ahead of 2011: A New Horizon for Working Women», s’appuie sur une enquête réalisée auprès de plus de 4000 cadres, hommes et femmes, dans 17 pays à travers l’Europe, l’Asie, l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud. D’après ses résultats, les femmes de plusieurs pays émergents se sentent mieux armées pour réussir que leurs homologues de nombreux pays occidentaux. En effet, la majorité des femmes cadres indiennes (68%), sud-africaines (63 %), chinoises (61%) et brésiliennes (52%) se disent aptes à réussir dans l’économie mondialisée à l’horizon 2011 contrairement aux cadres allemandes (32%), anglaises (26%) et françaises (25%).
Lundi, 02 Juillet 2007
Ecrit par Administrator
Réussir une carrière, ou plus modestement garder son emploi, implique d’investir de plus en plus d’énergie dans son travail avec, en arrière plan, un sentiment d’insécurité croissant face à l’avenir. Un tiers des Suisses vivent cette situation de stress de façon quasi permanente et non sans dommages.
La Fondation suisse pour la promotion de la santé dispose de 16 millions de francs par année, montant fixé par la loi sur l’assurance maladie (LAMal), «pour stimuler, coordonner et évaluer les mesures destinées à promouvoir la santé». Ces fonds sont prélevés sur les cotisations d’assurance maladie. Sa première campagne nationale lancée en 2003 avait pour but de changer les habitudes des Suisses dans ce domaine.
Les Suisses prennent de l'embonpoint C’est essentiellement entre 30 et 44 ans que les personnes sont le plus affectées par le stress. Soucieuses de leur réussite mais aussi, dans beaucoup de cas, pour subvenir aux besoins de leurs familles, hommes et femmes s’investissent énormément et pâtissent de devoir assumer une double charge professionnelle et familiale. Fatiguées, elles renoncent à exercer une activité physique qu’elles considèrent comme une contrainte supplémentaire. En Suisse romande et italienne en particulier, 50% de la population est inactive sur ce plan-là. L’évolution alimentaire n’est pas meilleure. Par facilité, on se nourrit d’en-cas, riches en graisses et trop sucrés, au détriment des fruits et légumes. Et les habitudes, une fois ancrées, sont difficiles à abandonner. Pourtant, dans l’ensemble, les Suisses sont bien informés et chacun connaît les effets bénéfiques d’une activité physique régulière et d’une alimentation équilibrée. Encore faut-il passer de la théorie à la pratique.
Les stresseurs, source de tous les maux Dans le milieu professionnel, la surcharge de travail est souvent présente. Trop d’informations à traiter, trop de problèmes à résoudre, trop de décisions à prendre, auxquels s’ajoute l’esprit de compétition et de performance, source de tension supplémentaire. Inversement, la sous-charge de travail, le chômage, un emploi répétitif et sans débouché, surtout quand il existe un décalage entre l’ambition de la personne et la réalité de son métier, sont aussi des stresseurs bien connus. La liste peut s’allonger à l’infini si on la complète par le manque d’argent, l’endettement, le bruit, les problèmes relationnels, et toutes les situations particulières à chacun. Quand une personne est soumise à une stimulation importante, sous le choc, son cœur bat plus vite, son tonus musculaire diminue et sa tension artérielle tombe. Puis, dans un second temps, le corps met en route des mécanismes de défense et s’adapte au «traumatisme»; la tension artérielle s’élève, les muscles se contractent, et la personne est de nouveau apte à faire face à la situation. Pourtant, si celle-ci se perpétue, la tension deviendra permanente. L’organisme n’aura alors plus les moyens de s’adapter et entrera dans une phase d’épuisement. A chacun des stades de ce processus, des malaises peuvent apparaître. Tout d’abord des troubles digestifs, des maux de tête; puis un diabète ou un ulcère d’estomac; de l’hypertension artérielle, du cholestérol, de l’anxiété pour aboutir finalement à une fatigue chronique ou une dépression. Alors que le stress devrait inciter l’organisme à s’adapter aux événements de la vie en résolvant les problèmes et en favorisant les bonnes aptitudes, sur la durée, il provoque une trop grande dépense d’énergie et nuit au bon équilibre.
Comment avoir emprise sur le stress? Le stress est souvent une habitude. Donc améliorer le problème nécessite un changement d’habitudes. Pour cela, de nombreuses méthodes ont été mises au point centrées sur les émotions, les pensées automatiques et les comportements. Pour lutter contre l’angoisse ou la colère, il faut apprendre à rester calme. Plus l’émotivité est élevée, moins le raisonnement fonctionne. Pour se calmer, il existe des méthodes de relaxation rapide basée par exemple sur la respiration. Mais à l’inverse de ce que l’on pourrait penser, ce n’est pas à coup de grandes respirations que l’on obtiendra le résultat escompté. Au contraire, il faut prendre un tout petit peu d’air et expirer sans se forcer, comme un ballon qui se dégonfle. Après quelques essais, le pouls se ralentira pour retrouver son rythme habituel. On pourra alors se concentrer sur une seule chose à la fois, précisément sur ce que nous sommes en train de faire, et donc ne pas être «parasité» par d’autres idées. Si cette façon de pratiquer est exercée consciemment elle deviendra automatique aussitôt que la situation deviendra critique. Quand nous sommes pris dans le rythme quotidien, toute notre attention est centrée sur ce qui reste à faire. Le sentiment d’urgence prédomine, et l’habitude de ne «jamais être content» s’installe. Il est indispensable de mettre au point un agenda chaque soir pour le lendemain, heure par heure, en ordonnant les activités dans l’ordre de leur priorité. Cela permet d’arrêter un plan pour la journée. Le démarrage sera plus efficace avec un précieux gain de temps. Il deviendra alors plus facile de se faire moins de soucis pour le lendemain, et la nuit sera meilleure. Une fois attelés à la tâche, concentrons-nous sur l’activité en cours sans vouloir tout réaliser à la fois. On y gagnera sans doute en efficacité. Et si un contretemps intervient, il est toujours possible de décaler son agenda, en laissant éventuellement pour le lendemain les tâches les moins importantes. Pratiquer l’ici et maintenant revient à se centrer sur le moment présent de manière constructive plutôt que sur le passé et l’avenir. Le confort personnel s’en ressentira grandement tout en diminuant la dispersion et le stress.
Hygiène de vie et une bonne dose de philosophie Pour tenir le coup, nous stimuler ou nous calmer, nous avons trop souvent recours à des moyens comme le café, le tabac, l’alcool ou le grignotage. Veiller à son alimentation, bouger suffisamment et bien dormir sont trois facteurs essentiels pour se maintenir en forme. Etre satisfait de son existence est tout aussi important. Pourquoi ne pas prendre le temps de «philosopher» un peu en se demandant finalement ce qui compte le plus dans sa vie. Il n’est pas possible de tout faire! Il faut apprendre à se situer par rapport à ses désirs, ses valeurs personnelles, ses actions, les autres et le monde. Etablir ses priorités et définir ses mandats permettront de mieux s’orienter, d’atteindre plus facilement ses objectifs, ceci dans l’espoir de connaître le sentiment d’une vie gratifiante et réussie. Bibliographie. «Savoir gérer son stress» de Dr Charty Cungi, Editions Retz, 1998, Collection Savoir communiquer.
Pour tester son exposition au stress
Agir sur le stress en six points - Apprendre à gérer ses émotions Par une relaxation rapide, on peut maîtriser l’angoisse ou la colère - Modifier ses habitudes de penser La façon dont nous percevons les choses joue un rôle décisif dans l’entretien du stress - Gérer son temps de façon efficace Mettre au point un agenda chaque soir pour le lendemain rend le démarrage plus facile et évite les ruminations - Adopter la bonne méthode pour résoudre les problèmes Après une évaluation précise de la difficulté, chercher les solutions possibles, peser les avantages et les inconvénients de chacune, choisir la bonne et définir les moyens nécessaires à son application - Opter pour une meilleure hygiène de vie Manger équilibré, organiser son sommeil et pratiquer une activité physique - Se fixer des priorités de vie Etablir ce qui compte le plus pour soi et définir ses mandats professionnel et personnel pour parvenir au bon équilibre
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