Mots clés :concurrence

La commission suisse de la concurrence a ouvert une enquête à l'encontre l'UBS et le Crédit Suisse ainsi que de plus de dix institutions financières étrangères.

Le Secrétariat de la Comco a reçu une dénonciation qui alléguait que plusieurs banques auraient influencé les taux de référence Libor et Tibor pour certaines devises.  Par ces comportements, les traders pouvaient obtenir une distorsion des taux de référence en leur faveur. De plus, les traders semblent s'être concertés sur les différences entre les cours d'achat, respectivement de vente de produits sur dérivés (Spreads), ce qui leur permettait de vendre ces produits financiers aux clients à des conditions désavantageuses.

L'UBS et le Crédit Suisse ainsi que des institutions financières étrangères, dont la Bank of Tokyo-Mitsubishi UFJ, Citigroup Inc., Deutsche Bank Aktiengesellschaft, HSBC Holdings plc, JP Morgan Chase & Co., Mizuho Financial Group Inc., Rabobank Groep N.V., Royal Bank of Scotland Group plc, Société Générale S.A., Sumitomo Mitsui Banking Corporation) ainsi que d'autres intermédiaires sont touchés par l'enquête qui devra notamment analyser les effets de ces comportements sur la concurrence en Suisse.

 

NB: Le Libor («London Interbank Offered Rate») et Tibor («Tokyo Interbank Offered Rate») sont des taux de référence établis par des associations bancaires qui devraient refléter les taux d'intérêt sur les marchés interbancaires. Ces taux sont calculés quotidiennement pour différentes valeurs, en se fondant sur les données fournies par un groupe déterminé de banques.

 

Durant la dernière crise, la croissance des entreprises bien gérées a sextuplé par rapport à leurs concurrentes.

La raison de ce succès, révèle une étude réalisée par IBM, réside entre autres dans leur capacité à s'adapter à l'évolution de leur environnement, leur rapidité de décision, ainsi qu'à des simplifications radicales et des structures de coût variables. Dans touches ces entreprises, la créativité et l'intégrité sont toutes deux à égalité en tête des qualités mises en avant dans la gestion.

 

Une ambiance toujours plus délétère

Globalement, l'insécurité augmente au niveau de la direction des entreprises: 79% des cadres supérieurs s'attendent à ce que la complexité de l'environnement économique va s'accroître encore sensiblement à l'avenir.

Dans l'ensemble des entreprises, précise cette étude menée dans 33 secteurs économiques sur 60 pays, la créativité (60%), l'intégrité (52%) et la capacité à penser globalement (33%) seront les principales qualités dont il faudra faire preuve à avenir, l'ouverture (28%), la modestie et l'honnêteté (chacune 12%) tiennent par contre qu'un rôle extrêmement mineur. L'ambiance qui règne dans les entreprises devrait donc devenir nettement plus tendue au cours de ces prochaines années.

 

Renforcement des liens avec la clientèle

Au sein des entreprises, la feuille de route indique clairement la direction dans laquelle tus les efforts, en l'occurrence une proximité encore accrue avec la clientèle grâce à la mise en réseau de celle-ci. Les cadres supérieurs remarquent que leurs clients ont des attentes nettement plus poussées en ce qui concerne une meilleure compréhension de leurs besoins (82%) ainsi qu'une amélioration dans la qualité de leur collaboration (69%).

Les chiffres relatifs au sujet de la recherche de talents. En Amérique du Nord, 5,8% des directeurs généraux reconnaissent qu'ils souffrent d'un manque certain de talents. Ce taux retombe à 55% en Suisse, et même à 45% au sein de l'Union européenne. A l'autre extrémité du classement, en Chine et au Japon, il atteint respectivement 78 et 71%.


Les recettes des entreprises qui sortent du lot

- Elles misent sur un style et des cadres créatifs et moins sur un système de contrôle rigide

- Elles essayent toujours de nouvelles voies pour rester en contact avec leurs clients.

- Elles planchent constamment sur l'amélioration de leur efficacité au quotidien.

 

En Suisse, 60% des propriétaires immobiliers ne vont pas voir ce que propose la concurrence avant de renégocier leur hypothèque. Une démarche contraire à leurs intérêts.

Plus de la moitié des propriétaires de biens immobiliers helvétiques sont d'avis que bien s'informer et demander des offres à la concurrence constituent les deux moyens les plus efficaces pour bien négocier sa nouvelle hypothèque. Mais ils ne le mettent pas en application. Selon un sondage réalisé par le site Internet comparis.ch sur le comportement des emprunteurs hypothécaires suisses, 60% d'entre eux s'abstiennent étonnamment de demander des offres de la concurrence.

 

Les Romands sont plus distants envers leur banque attitrée

L'étude de comparis.ch constate que, selon les régions linguistiques, les emprunteurs ont des comportements parfois très divergents. Les Suisses allémaniques sont fidèles et font entièrement confiance à leur banque tandis que les propriétaires romands sont plus critiques.

Selon le sondage, les propriétaires immobiliers suisses-allemands souscrivent généralement leurs hypothèques chez leur banque habituelle, c'est-à-dire là où ils font virer leur salaire et ont leur compte courant. C'est le cas de plus des trois quarts des participants de Suisse alémanique, contre seulement 60% en Suisse romande et 56% en Suisse italophone.

En Suisse alémanique, seulement 11% des personnes interrogées avaient souscrit une hypothèque auprès d'un institut financier dont elles n'étaient pas clientes auparavant. En revanche, les Romands sont plus du double à avoir fait ce choix (26% précisément), suivis par un bon 15% de Suisses italophones.

 

Les Suisses allemands sont plus difficiles

Dès lors, il est logique que, lorsque l'on demande aux emprunteurs des différentes régions linguistiques ce qui pourrait éventuellement les motiver à changer de partenaire lors de la renégociation de leur hypothèque, leurs réponses divergent nettement. Un bon tiers des Suisses allemands ont déclarés qu'ils ne changeront jamais de prestataire ou qu'ils n'avaient aucune raison de le faire contre seulement un cinquième des propriétaires immobiliers romands.

Le «röstigraben» entre la Suisse alémanique et les deux autres régions linguistiques de Suisse se creuse sur la question de savoir chez quel prestataire ils ne voudraient pas souscrire leur hypothèque. Seulement 16% des Suisses allemands s'imaginent signer avec n'importe quelle banque.

Par contre, les emprunteurs de langue française ou italienne sont beaucoup moins difficiles: presque la moitié des propriétaires immobiliers romands et même 52% des emprunteurs italophones déclaraient qu'ils pourraient signer une hypothèque chez n'importe quelle banque.

 

Un taux d'intérêt moindre ne fait pas tout
Une autre question a été posée aux participants au sondage, à savoir pourquoi ils avaient choisi tel ou tel prestataire. Les Suisses italophones se sont montrés être les plus réactifs au taux d'intérêt: 37% d'entre eux ont déclaré que le taux proposé était le critère principal pour signer avec une banque.

C'était aussi l'argument majeur pour 29% des Romands mais à peine pour 14% des Suisses allemands. Le sondage constate que le critère déterminant des emprunteurs alémaniques est le service global offert par l'institut de crédit.

Plus qu'un taux d'intérêt faible, c'est le contact personnel avec le conseiller financier ou ses conseils qui les incitent principalement à signer, alors qu'en Romandie et dans les régions italophones, seule une toute petite minorité des participants ont indiqué que cela représentait pour eux la raison prépondérante.

 

Initiative soutenue par la Confédération suisse et faisant partie du projet européen Manufuture EU.

Ce projet vise à stimuler la recherche par les hautes écoles spécialisées, les écoles polytechniques fédérales et les universités ainsi que l'application de nouvelles technologies et de la formation dans le secteur des techniques et procédés de production de même que dans la construction de machines. Cette initiative doit permettre aux entreprises européennes de relever le défi de la concurrence des pays émmergeants.

Pour en savoir plus: www.manufuture.ch

 

 
Pour attirer des entreprises sur leur territoire, les cantons et les régions de Suisse savent habilement exploiter les règles de la concurrence.

Les entreprises susceptibles de venir s'établir en Suisse, ce sont les conditions qui leur sont offertes qui sont les critères décisifs de leurs décision. L'étude que vient de réaliser le Credit Suisse ne tient compte que des paramètres objectifs de l'attrait d'un site économique, mais ne tient en effet aucun compte de facteurs subjectifs tels que la beauté du paysage ou la qualité des services publics proposés.
Hormis les allègements fiscaux, les investissements dans la formation et les infrastructures de transport peuvent également influencer favorablement l'attrait d'une région. Mais les efforts n'aboutissent pas systématiquement au même succès. Et d'autres facteurs encore, comme une topographie particulière, peuvent aussi devenir des atouts, notamment sur le plan touristique.
Selon le classement établi par cette étude, Zurich se retrouve en deuxième position devant zoug. Quatre cantons situés parmi les six premiers se situent en Suisse centrale. Ils ont chacun connu des taux de croissance élevés, tant au niveau de l'emploi que de leur population. Quant à Genève et Bâle-Ville, qui sont classés en dessus de la moyenne, ils constituent des centres très accessibles, attirant une importante main-d'œuvre hautement qualifiée.
Le canton de Vaud se situe quasiment dans la moyenne suisse. Par contre, la plupart des autres cantons romands se retrouvent en queue de classement; le Valais, Neuchâtel et le Jura fermant respectivement la marche. Le cas du canton de Neuchâtel (avant-dernier) est particulièrement préoccupant, car il s'enfonce sensiblement par rapport à la situation de 2004. Quant au canton du Jura, dernier de la liste, sa situation s'est légèrement améliorée au cours des quatre dernières années. La situation des grands cantons romandes (Genève et Vaud) est globalement restée assez stables durant ce laps de temps.


L'étude que vient de réaliser le Credit Suisse est basée sur des données récoltées auprès de quelque 2700 communes. Elle porte en particulier sur l'imposition des personnes physiques et morales, le niveau de formation de la population, la présence de personnel hautement qualifié et les axes de communication, autant de facteurs susceptibles de rendre une région plus ou moins attractive.

 

 
Le 9 octobre 2007, la Commission suisse de la concur­rence (Comco) a décidé d'autoriser sous condtion la concentration entre SWX, SIS et Telekurs. Le gendarme du marché veut ainsi empêcher un éventuel cloisonnement de l'infrastructure du marché financier helvétique.

L'examen préalable a en effet révélé qu'il existait des indices selon lesquels l'opération de concentration pourrait en­gendrer un changement de position sur le marché pour les en­treprises concernées. SWX et SIS devront met­tre leurs infrastructures à disposition des autres prestataires.
La concentration entre le groupe SWX, comme exploitant de la bourse suisse et virt-x, le groupe SIS, qui exécute les transactions financières, et Telekurs, comme fournisseur de dif­férentes prestations financières, peut être réalisée du point de vue du droit des cartels a estimé la Comco. L'examen préalable qu'elle a entrepris a cependant révélé des indices selon lesquels la concentra­tion entre les trois entreprises communes ouvre de nouvelles opportunités aux banques suisses de cloisonner et discriminer des concurrents potentiels. Ceci pourrait renforcer la posi­tion des trois entreprises concernées.
C'est donc pour cette raison, la Comco a imposé des conditions à la nouvelle entité. Il s'agit d'obligations qui, selon le Code of Conduct for Clearing and Settlement doivent garantir une ouverture de l'infrastructure nationale du marché financier selon les principes suivants: garantie d'un accès sans discrimination et de l'interopérabilité entre les concurrents, la liberté de choix des banques et des négociants dans le cadre des tran­sactions de la bourse, la création d'une transparence des prix et la division des produits et des services. En outre, ces mesures garantissent à l'avenir une architecture ouverte de l'infrastructure du marché financier ainsi qu'un accès libre au commerce boursier et à l'exécution des transactions boursières aussi bien au niveau du Clearing qu'au niveau du Settlement, souligne la Comco. Les éventuels problèmes qui pourraient intervenir en terme de sur­veillance vont être examinés par la Commission fédérale des banques (CFB).
 
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