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La commission suisse de la concurrence a ouvert une enquête à l'encontre l'UBS et le Crédit Suisse ainsi que de plus de dix institutions financières étrangères.

Le Secrétariat de la Comco a reçu une dénonciation qui alléguait que plusieurs banques auraient influencé les taux de référence Libor et Tibor pour certaines devises.  Par ces comportements, les traders pouvaient obtenir une distorsion des taux de référence en leur faveur. De plus, les traders semblent s'être concertés sur les différences entre les cours d'achat, respectivement de vente de produits sur dérivés (Spreads), ce qui leur permettait de vendre ces produits financiers aux clients à des conditions désavantageuses.

L'UBS et le Crédit Suisse ainsi que des institutions financières étrangères, dont la Bank of Tokyo-Mitsubishi UFJ, Citigroup Inc., Deutsche Bank Aktiengesellschaft, HSBC Holdings plc, JP Morgan Chase & Co., Mizuho Financial Group Inc., Rabobank Groep N.V., Royal Bank of Scotland Group plc, Société Générale S.A., Sumitomo Mitsui Banking Corporation) ainsi que d'autres intermédiaires sont touchés par l'enquête qui devra notamment analyser les effets de ces comportements sur la concurrence en Suisse.

 

NB: Le Libor («London Interbank Offered Rate») et Tibor («Tokyo Interbank Offered Rate») sont des taux de référence établis par des associations bancaires qui devraient refléter les taux d'intérêt sur les marchés interbancaires. Ces taux sont calculés quotidiennement pour différentes valeurs, en se fondant sur les données fournies par un groupe déterminé de banques.

 

Après l'UBS, le Crédit suisse vient de présenter ses résultats trimestriels et annonce des mesures d'économie drastiques sous forme d'une réduction de 4% de ses effectifs.

La réduction des effectifs devrait toucher 2000 personnes, dont 500 en Suisse, mais, selon la banque, déboucher sur aucun licenciement. L'Association suisse des employés de banque (Aseb) salue cette déclaration, mais demande une totale transparence du processus de réduction des emplois. Par ailleurs, l'Aseb demande aux dirigeants de la banque d'assumer leur responsabilité en assainissant d'abord au niveau des rétributions exorbitantes distribuées dans les étages dirigeants, qui sont le résultat d'une politique des rémunérations erronée durant ces 10 dernières années. Il doit y avoir symétrie des sacrifices.

Par ailleurs, l'Aseb demande que des représentants du personnel et les partenaires sociaux externes participent au processus et de faire des propositions, être entendus et contrôler le programme d'assainissement qui touche le personnel du Crédit suisse. C'est la condition pour que ce processus difficile puisse se faire dans le climat de confiance qu'il requiert. L'expérience démontre en effet que les propositions des employés ne rencontrent peu d'écho favorable auprès des décideurs, souligne l'association qui appelle les employés du Credit Suisse à se manifester en signant la déclaration mise en ligne sur son site web www.aseb.ch. Le nom des signataires qui manifestent leur solidarité par ce biais avec les employés ne seront pas publiés afin de les protéger de toute représaille de la part de la grande banque.

 

Au terme de négociations salariales qui viennent de s'achever, le Credit Suisse va accroître sa masse salariale.

Les représentants de la commission du personnel et du patronat du Credit Suisse Group en Suisse se sont mis d'accord en vue de valoriser la masse salariale de 1,5% et à procéder à des augmentations de salaires individuelles, fixées en fonction des prestations fournies. L'ajustement des salaires prend effet au 1er janvier 2011.

Cet accord s'applique aux employés travaillant en Suisse et qui soumis à la Convention relative aux conditions de travail du personnel bancaire (CPB), jusqu'à l'échelon d'assistant vice president inclus. Les augmentations de salaires négociées pour les années passées s'élevaient à 1,0% pour 2010 et à 1,8% pour 2009.

 

Brady DouganSelon une étude sur les rémunérations 2009 des instances dirigeantes des 49 plus grandes sociétés cotées en Suisse, les rémunérations globales ont augmenté de 21%.

Cette croissance des revenus est particulièrement marquante pour les sociétés du secteur de la finance, où elle correspond à 73% de hausse par rapport à l'année précédente. De plus, plusieurs sociétés prévoient des éléments de rémunérations différés incluant d'importants mécanismes de levier. Par exemple, en 2010 Brady Dougan, CEO du Credit Suisse, a reçu 70 millions de francs à l'échéance d'un plan de cinq ans lancé en 2004.

Comme il n'existe aucune obligation de publication des montants perçus définitivement, la transparence est globalement insatisfaisante. En revanche, 21 sociétés soumettent dorénavant leurs rapports de rémunération au vote des actionnaires. Ethos va s'engager activement à ce que la majorité des sociétés cotées introduisent un tel vote l'année prochaine.

 

Comme si rien ne s'était passé

En 2009, la rémunération totale des membres du conseil d'administration et de la direction générale des 49 sociétés analysées a augmenté de 21% à 1,27 milliards de francs suisses. Alors que la progression a été de 73% dans le secteur financier, elle n'a atteint que 2% dans les autres secteurs. En moyenne, chaque membre de la direction générale a reçu en 2009 trois millions de francs. Les présidents du conseil d'administration ont gagné 1,9 million de francs en moyenne et les autres membres des conseils d'administration 300'000 francs.

 

Manque de transparence

Certains plans de participation à long terme (en actions ou en options) ont des effets de levier importants. Plusieurs personnes ont ainsi pu exercer des droits émanant de plans antérieurs, en réalisant de substantiels bénéfices. En Suisse, il n'existe aucune obligation de publier les rémunérations provenant d'anciens plans de participation. Par conséquent, les rémunérations différées ne sont souvent pas communiquées.

 

Part variable trop importante, trop peu de critères de performance

La part variable des rémunérations de la direction générale reste très élevée, spécialement dans le secteur financier où elle atteint plus de 80% pour les sociétés du SMI. La structure des rémunérations (partie fixe, bonus, plans de participation à long terme) s'est parfois complexifiée suite à l'introduction de plans à long terme avec conditions de performance. Cependant, la majeure partie des montants attribués ne dépend pas de la réalisation future de conditions de performance, ce qui va à l'encontre de la bonne pratique.

 

Davantage de «say on pay»

A ce jour, 21 sociétés suisses soumettent leur rapport ou leur système de rémunération au vote consultatif des actionnaires. Cette nouvelle pratique est notamment la conséquence des résolutions d'actionnaires «say on pay» déposées par Ethos et huit caisses de pension* en 2009 et 2010.

Ethos souhaite que le vote consultatif du rapport ou du système de rémunération se généralise pour les sociétés cotées. A cette fin, Ethos a contacté par écrit les sociétés n'ayant pas encore introduit un tel vote. Le cas échéant, Ethos est prêt à déposer de nouvelles résolutions d'actionnaires dans ce but. Par ailleurs, Ethos va intensifier le dialogue sur la transparence et la structure des rémunérations avec les 100 plus importantes sociétés cotées dans le cadre de l'Ethos Engagement Pool, un programme de dialogue avec les sociétés suisses qui regroupe 48 caisses de pension.

 

Le Credit Suisse a inauguré sa 35e succursale romande au cœur de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne.

(adi-presse) - Après un été de travaux, la banque a pris en effet ses quartiers sur le campus de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). En parallèle, elle prépare la mise sur pied d'une seconde antenne dans le Learning Center encore en construction. Cette installation concrétise l'engagement de la banque en tant que partenaire financier de ce projet d'envergure.

 

Le magazine Euromoney a décerné au Credit Suisse les titres de Best Investment Bank, de Best Wealth Management House, de Best Emerging Markets M&A House et de Best Bank in Switzerland pour l'année 2009.

Le Credit Suisse a également décroché un certain nombre d'autres récompenses importantes au niveau régional ou par pays, ce qui met en évidence ses résultats et son expertise dans différentes régions ainsi qu'en termes de produits.

Ces récompenses revêtent d'autant plus d'importance que la banque les a reçues durant l'une des périodes les plus turbulentes qu'ait connues son secteur d'activité.

 

Wood & Company a repris les activités traditionnelle de gestion d'actifs de la banque suisse en République tchèque.

La transaction implique le transfert d'actifs sous gestion d'un montant de 500 millions de francs à Wood & Company. Le Credit Suisse entend cependant poursuivre une stratégie de partenariat et de développer ses activités de gestion des activités de distribution en Europe centrale par le biais du réseau de Wood & Company. Pour l'établissement helvétique, l'Europe centrale et la République tchèque restent, selon ses dires, un marché essentiel et la coopération avec Wood & Company constitue une étape importante sur le plan stratégique.

 

La banque Valiant ouvrira une succursale au centre de la cité rhénane et a nommé un directeur de la région.

En ouvrant une succursale à Bâle, la banque Valiant avance ses pions dans une région dynamique et poursuit sa stratégie de croissance dans des régions porteuses au plan économique. Bâle est la 105e succursale de Valiant, mais la première dans le canton de Bâle-Ville.

Issu de la Suisse du Nord-ouest, Gabriel Barell, 49 ans, le nouveau responsable de la région Bâle bénéficie d'une longue expérience professionnelle dans la région, dernièrement en qualité de chef du Private Banking du Credit Suisse à Bâle.

 

Le magazine économique «Economist» a dressé des louanges de la stratégie du Credit Suisse.

L'étude réalisé par le magazine américain arrive à la conclusion que la grande banque helvétique est le meilleur établissement de la planète. Le Credit Suisse a gagné du terrain dans le secteur de la gestion de fortune.

Classé ex aequo avec la banque JP Morgan Chase, le Credit Suisse a bien fait des erreurs mais a réussi à redresser rapidement son bilan et développé une stratégie crédible dans ses activités de banque d'investissement.

Les banques ont été jugées sur la base de critères bien précis: indépendance par rapport au gouvernement, évolution du cours de leurs actions, amortissements et pertes.

 

Credit suisseLe Credit Suisse a enregistré un bénéfice net de 2 milliards de francs au premier trimestre 2009.

 

 

Les produits nets ont atteint 9,557 milliards de francs au premier trimestre 2009, contre 2,926 milliards au premier trimestre 2008. Le rendement des fonds propres distribuable aux actionnaires s'est établi à 22,6% et le bénéfice net dilué par action à 1,60 franc.

Le secteur de la banque privée enregistre un bénéfice avant impôts de 992 millions de francs au premier trimestre 2009, soit une baisse de 25% par rapport au premier trimestre 2008, reflétant l'impact d'un environnement difficile. Les produits nets ont été bons et se sont établis à 2878 millions de francs, en recul de 14%.

 

La gestion des investissement retrouve des couleurs

Dans la gestion des investissements, le bénéfice avant impôts a atteint 2,4 milliards de francs au premier trimestre 2009, à comparer avec une perte avant impôts de 3,4 milliards de francs pour la même période de 2008. Les produits nets ont fortement progressé pour s'établir à 6,4 milliards de francs, alors qu'ils étaient encore négatifs de 503 millions de francs pour la même période de 2008. Ses parts de marché ont progressé dans les activités clientèle clés, avec pour résultat une hausse des revenus, qui s'établissent à 6,3 milliards de francs et reflètent de très bons résultats dans des affaires comprenant notamment les opérations globales sur taux et les activités liées au change, le marché secondaire des titres américains garantis par des créances hypothécaires résidentielles, les affaires de cash equities, les prime services ainsi que les produits dérivés basés sur les flux et corporate.

Dans ce secteur, les activités qui ont été repositionnées, telles que le négoce sur les marchés émergents, le leveraged finance aux Etats-Unis, les stratégies de négoce des actions et les produits convertibles, ont retrouvé la rentabilité, générant des revenus totaux de 1,4 milliard de francs au premier trimestre 2009. Il a encore subit des pertes de 1,7 milliard de francs dans les affaires dont il se désengage, en raison principalement de correctifs de valeurs nets dans les activités CMBS de 1,4 milliard de francs. Il a cependant continué de réduire ses positions à risque, en supprimant de nouveaux actifs fragilisés à hauteur de 31% depuis la fin du quatrième trimestre 2008 ou, en valeur cumulée, de 92% depuis la fin du troisième trimestre 2007.

 

Rentabilité insuffisante dans la gestion des avoirs

La gestion des avoirs de la deuxième banque suisse a enregistré une perte avant impôts de 490 millions de francs au premier trimestre 2009, à comparer avec la perte avant impôts de 544 millions de francs de la même période de 2008. Ce résultat comprend des pertes pour la plupart non réalisées liées aux investissements de 387 millions de francs, principalement dans des positions de private equity, à comparer avec des pertes de 9 millions de francs au premier trimestre 2008, ainsi que des pertes de 21 millions de francs liées aux titres achetés aux fonds du marché monétaire du Credit Suisse, contre 566 millions de francs pour la même période de 2008.

Les produits nets se sont établis à 6 millions de francs au premier trimestre 2009, soit une hausse de 52 millions de francs par rapport au premier trimestre 2008. Si on fait abstraction des titres achetés aux fonds du marché monétaire du Credit Suisse et des gains/pertes liés aux investissements, les produits nets ont diminué de 115 millions de francs pour s'établir à 414 millions de francs. Les charges d'exploitation totales sont restées stables.

 

Afflux nets de nouveaux capitaux

Des 11,4 milliards de francs d'afflux net de nouveaux capitaux enregistrés par la gestion privée au premier trimestre 2009, la gestion de fortune en a généré 9,0 milliards, ce qui représente une moyenne glissante du taux de croissance de 5,0% sur quatre trimestres, avec des apports significatifs des régions Europe, Middle East and Africa (EMEA), Asia Pacific et Suisse. Les 2,4 milliards de francs d'afflux net de nouveaux capitaux générés par Corporate & Retail Banking sont dus principalement aux clients institutionnels, mais reflètent également des apports consistants des clients privés.

Les stratégies de placements alternatifs de la gestion des avoirs ont généré des afflux nets de 1 milliard de francs, confirmant la force de la division. Le total des actifs gérés du groupe bancaire provenant des opérations poursuivies a atteint 1121,7 milliards de francs à la fin du premier trimestre 2009, soit une hausse de 1,4% par rapport à la fin du quatrième trimestre 2008, due principalement à l'afflux net positif de nouveaux capitaux dans la gestion privée et à l'évolution favorable du marché des devises, hausse en partie neutralisée par l'évolution défavorable de certains marchés et par des sorties nettes de capitaux dans la gestion des avoirs de la banque.


 
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