Mardi, 24 Janvier 2012
Ecrit par Pierre-Henri Badel
Les grandes entreprises suisses du secteur des technologies médicales s'attendent à une baisse de la croissance de leur chiffre d'affaires pour 2011.
Alors qu'il a été longtemps à peine affecté par la crise, le secteur des technologies médicales s'est élevé au rang de perle de l'économie suisse au cours des dernières décennies: en Suisse, les technologies médicales représentent plus de 49 000 salariés à temps plein, soit 10% des personnes employées dans ce secteur en Europe, et plus de 740 fabricants, sous-traitants et entreprises mondiales, ce qui confère au pays la plus forte densité d'entreprises du secteur des technologies médicales. De plus, avec quelques 10'000 familles de produits différentes, une valeur ajoutée brute de plus de 23 milliards et un volume d'exportations d'environ 10 milliards de francs suisses, cette industrie possède un fort pouvoir d'innovation et une productivité accrue.
Grâce aux progrès de la médecine, au développement démographique et à la hausse du niveau de vie, la demande en produits médicaux est en constante augmentation. Les technologies médicales s'avèrent extrêmement stables, comparées aux autres secteurs. C'est pour cette raison que depuis plus d'un an, ce sont surtout les entreprises mondiales du secteur des technologies médicales qui font partie des gagnants de la bourse.
La Chine s'élève au rang des plus importants marchés d'exportations
Au cours de l'année 2008, pourtant difficile, presque toutes les entreprises du secteur des technologies médicales ont enregistré une croissance de 7 à 14%. Le dernier sondage de grande ampleur (SMTI 2010), réalisé par la société Deloitte en collaboration avec les principaux acteurs du marché, révélait que ce secteur prévoyait encore une augmentation moyenne du chiffre d'affaires de 12% pour 2011. Cependant, cette année-là, les estimations ont connu une baisse de 1% pour le troisième trimestre.
La force du franc suisse est responsable du net recul des marges, estiment 90% des directeurs financiers interrogés. Le cours élevé du franc suisse par rapport à l'euro et au dollar américain, engendre le risque de voir la valeur ajoutée fuir vers des sites de production moins chers comme l'Europe de l'Est, la Chine, le Brésil ou l'Inde.
Avec une croissance économique qui, selon les estimations, affichera deux chiffres dans les prochaines années, la Chine s'élève au rang des plus importants marchés d'exportations des entreprises SMTI, aux côtés de l'Allemagne et des Etats-Unis. En revanche, les nouveaux pays industrialisés comme le Brésil bloquent manifestement l'accès au marché avec leurs mesures protectionnistes.
Facteurs externes et faiblesses internes
Les conditions réglementaires et l'adaptation progressive de l'industrie pharmaceutique aux exigences du domaine clinique rendent les conditions d'acceptation plus difficiles et le travail bureaucratique plus conséquent. En plus de cela, les mesures actuelles destinées à réduire les coûts consolident de plus en plus les chaînes de valeur ajoutée dans le domaine de la santé: les fusions, les rachats et les regroupements d'entreprises en sont les conséquences.
Les entreprises du secteur des technologies médicales sont toujours plus enclines à économiser sur la recherche et le développement. Elles préfèrent lancer sur le marché de nouvelles générations de produits déjà pré-existants plutôt que de développer de véritables innovations. Parallèlement à cela, le pouvoir de la demande ne cesse d'augmenter: les hôpitaux se regroupent donc pour obtenir de meilleurs prix auprès des entreprises du secteur des technologies médicales en faisant des achats groupés. Les patients finissent donc petit à petit par «gérer eux-mêmes leur maladie» grâce aux informations qu'ils recueillent.
La pression croissante due à la concurrence, aux coûts et aux prix (ce qui constitue un triple défi) n'est pas la seule à peser lourd sur les marges. En plus des facteurs externes, il existe de nombreux nouveaux thèmes que les entreprises du secteur des technologies médicales doivent aborder en interne. Il ne s'agit plus de se concentrer sur la croissance et la maximisation des gains. La restructuration, l'optimisation approfondie des processus et l'amélioration du rapport coût-efficacité prennent de plus en plus d'importance du fait de l'automatisation de la production.
Une excellence commerciale plutôt qu'opérationnelle
Les nombreuses entreprises qui se sont consacrées à l'excellence opérationnelle et la gestion des crises jusqu'en 2009 se retrouvent aujourd'hui sans orientation stratégique clairement définie. La proximité avec les clients et la connaissance du marché sont souvent insuffisantes; il s'agit autrement dit d'un manque de professionnalisme commercial. Ce sont avant tout les PME, qui n'ont pas atteint la taille critique nécessaire, et les sous-traitants qui subissent à présent les conséquences de ces faiblesses structurelles.
Afin de se positionner dans un environnement toujours plus complexe, certaines entreprises du secteur des technologies médicales doivent reconsidérer leur modèle d'entreprise et s'adapter aux modifications des conditions générales: il s'agit donc de cibler encore davantage les produits selon les besoins des clients et du marché et de renforcer les ressources marketing en conséquence.
Les évaluations des technologies de la santé, les études cliniques et les registres contraignent de plus en plus le secteur des technologies médicales à fournir lui aussi la preuve de la qualité des technologies et de leur valeur ajoutée pour les patients. Ce processus est soutenu par l'argent investi dans les analyses coûts-avantages et l'amélioration de la gestion des données. Le nouveau forfait hospitalier entrant en vigueur en 2012, «Swiss DRG», va participer à l'augmentation des dépenses administratives. Etant donnée l'augmentation des conditions réglementaires et juridiques, la maîtrise de la conformité devient une compétence-clé. Pour gérer la qualité de manière professionnelle, il va falloir recruter davantage de spécialistes qualifiés.
Proposer une solution globale, regrouper les produits et former des réseaux
Toutes ces influences, ainsi que les mesures qui en découlent, minent les marges du secteur. Afin de contrer cette tendance, il devient de plus en plus pertinent de développer de nouveaux portefeuilles de produits et de nouveaux modèles tarifaires. Les auteurs de l'étude conseillent également d'effectuer la mutation suivante: passer d'une fabrication tournée vers la technologie à une offre de services orientée vers les clients, proposant des prestations annexes, comme le conseil et la formation, afin d'être en contact direct avec les patients (indépendants).
La qualité suisse, alliée à des coûts de production moindres, pourrait constituer un modèle économique envisageable à l'avenir: le regroupement des produits et l'émergence de partenariats au sein des mêmes chaînes de valeur permettront de mieux utiliser les maigres ressources et de compenser les inconvénients liés à la taille des entreprises. Grâce à l'accroissement des volumes, de meilleurs effets d'échelle seront générés. En outre, il serait judicieux pour certaines entreprises d'avoir deux marques, pour desservir les marchés de croissance des nouveaux pays industrialisés avec des produits meilleur marché.
L'étude propose également la piste suivante: constituer des réseaux d'experts et d'innovations ouvertes. La coopération avec les universités offre aux jeunes entreprises du potentiel ou la proximité de l'industrie des sciences de la vie. Dans le cadre de la cybersanté, d'autres secteurs telsque l'informatique et la communication proposent de nouvelles interfaces intéressantes.
Si le secteur des technologies médicales remplit rapidement son devoir en Suisse, les perspectives de croissance seront bonnes, comme auparavant, et il conservera une compétitivité et un pouvoir d'innovation élevés, selon le bilan du dernier sondage SMTI.
Jeudi, 29 Décembre 2011
Ecrit par Administrator
Le b aromètre conjoncturel du KOF a poursuivi sa baisse en décembre 2011, pour atteindre un nouveau point bas de 0,01, ce qui suggère que la croissance de l'économie suisse stagnera dans les premiers mois de l'année à venir en variation annuelle.
Depuis mai 2011, le baromètre conjoncturel du Centre de recherche conjoncturel de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (KOF) n'a fait que de se replier. Par rapport à novembre 2010 (0,35, révisé à 0,34), il a cédé 0,33 point pour se situer maintenant à 0,01. La tendance à la baisse a légèrement fléchi en décembre par rapport à novembre. Le baromètre conjoncturel actuel suggère qu'une stagnation du produit intérieur brut (PIB) suisse est à prévoir en variation annuelle pour les mois à venir.
Avec sa conception multisectorielle, le baromètre conjoncturel se fonde sur trois modules. Leur évolution contribue comme suit au développement global du baromètre: le module «PIB principal» (ensemble de l'économie sans la construction et le crédit) continue de présenter une tendance nettement négative. Il a chuté dans le négatif, même si cette tendance s'est un peu atténuée en décembre. Le module «Construction» se maintient dans le positif, mais son évolution demeure régressive. Le module «Crédit» se maintient également dans le positif, mais son évolution est latérale.
Le module «PIB principal», qui comprend un bon 90% de la valeur ajoutée globale, représente par conséquent l'essentiel du baromètre conjoncturel du KOF. Les modèles de mesure «Industrie suisse», «Consommation suisse» et «Exportations à destination de l'UE» en sont les modules sous-jacents. Ils présentent tous une évolution nettement négative. Toutefois, tous les modèles ont enregistré en décembre un léger ralentissement de la tendance à la baisse.
Dimanche, 03 Juillet 2011
Ecrit par Pierre-Henri Badel
De 2,8% de croissance en 2011, le taux de progression du PIB helvétique redescendra à 1,9% en 2012.
La croissance pronostiquée par l'Institut de recherche conjoncturelle (KOF) de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) pour 2011 découle de l'augmentation des exportations à hauteur de 5,4%, de la stabilité du développement de la consommation à 1% et d'une persistance de la croissance démographique. Si les industries d'exportation ont bien résisté à l'accroissement du différentiel entre le franc suisse et les monnaires européenne et américaine, le tourisme semble plus affecté par ce phénomène.
La dynamique observée jusqu'ici dans l'exportation des marchandises devrait s'affaiblir progressivement ces prochaine mois en raison du niveau élevé de change du franc suisse. Les importations progresseront un peu moins que les exportations en 2011, mais ce phénomène devrait changer en 2012, prévoir encore le KOF.
Quant à la consommation des ménages, on assiste à un phénomène fait de contradictions. Les immatriculations de nouvelles voitures ont atteint un résultat record, alors que le chiffre d'affaires du commerce de détail était en recul en termes réels. Et comme les salaires n'ont quasiment pas progressé, la consommation n'augmentera que de 1% en 2011 et de 1,6% en 2012. L'augmentation de la consommation des pouvoirs publics sera encore plus modeste: 0,6% en 2011 et seulement 0,2% en 2012.
Lundi, 13 Juin 2011
Ecrit par Pierre-Henri Badel
Les industries manufacturières et financières suisses sont les moteurs de la croissance des investissements.
En dépit de la crise économique qui péjore les économies dans les pays de l'Union européenne et malgré la chèreté du franc, les entreprises suisses escomptent accroître leurs dépenses dans l'informatique de 3,3% d'ici 2014 par rapport à 2009. C'est ce que prévoit une enquête réalisée par la cabinet d'étude de marchés International Data Corporation (IDC), qui précise que les sociétés helvétiques dépenseront 17 milliards de francs à cette fin en 2014. Les principaux investissements seront engagés par les industries manufacturières ainsi que les établissements de crédit et les compagnies d'assurance. Ceux-ci seront suivies par les administrations de la Confédération, des cantons, des communes et des villes.
Jeudi, 07 Avril 2011
Ecrit par Pierre-Henri Badel
Le Facility Management fait aujourd'hui face à des préoccupations stratégiques en raison de la pression constante sur les coûts au sein des entreprises et des objectifs de croissance des professionnels.
Les entreprises font aujourd'hui une distinction claire entre leur activité principale qui constitue le cœur de leur métier et leurs processus supports. Elles choisissent alors de regrouper le Facility Management au sein de fonctions internes dédiées, en charge des prestations de service, ou pratiquent l'essaimage et l'externalisation.
Les prestataires en Facility Management élaborent quant à eux de nouveaux modèles de partenariats stratégiques avec leurs clients. Leur enjeu consiste à se positionner clairement comme des spécialistes de la prestation ou du secteur industriel, afin de se distinguer de la concurrence. Le développement de modèles d´entreprises attractifs et innovants en terme de Facility Management constitue ainsi un facteur-clé de succès pour la compétitivité des différents acteurs du marché.
Fusions et acquisitions dans le domaine du Facility Management
Les professionnels du Facility Management mettent fréquemment en œuvre leurs stratégies de croissance en reprenant des concurrents ou des services internalisés de Facility Management. L'internationalisation couplée à une concentration croissante du secteur Facility Management renforcent cette tendance.
Côté entreprises, cette dynamique prend essentiellement la forme d'externalisation d'activités, de détachement de personnel et de recentrage sur le cœur de métier. Des fonds de pension privés interviennent alors comme investisseurs. La recherche de partenaires pertinents constitue alors un enjeu essentiel pour tous les intervenants du marché. La société ICME apporte son assistance dès la phase de recherche de partenaires, pilote le processus de négociation et garantit la réussite de la phase post-intégration, grâce à son accompagnement lors de la mise en œuvre.
Mise en place de modèles d´entreprise
À l'interface entre l'entreprise et le prestataire en Facility Management, l´utilisateur final et l'acheteur jouent un rôle majeur dans le management des prestations de Facility Management, d'autant que les activités de Facility Management se concentrent essentiellement sur les activités de support aux clients finaux.
Pour une entreprise industrielle, les besoins en production doivent être traduits en exigences minimales vis-à-vis des prestataires Facility Management: sécurité des procédés, responsabilité de l'exploitant, disponibilité des installations, qualité des processus, respect des normes réglementaires, transparence et coût des prestations sont autant de critères prépondérants pour définir le service attendu.
Pour répondre à ces exigences, la société ICME développe des modèles de gestion intégrés, sur la base de contrat de niveau de service (SLAs) et d'indicateurs clés de performance (KPIs). La mise en place de tableaux de bord de pilotage (balanced score cards), associés à la réalisation de benchmarks réguliers, constituent les leviers d'un management professionnel et performant.
Optimisation du Facility Management afin de réduire les coûts
L'exigence de réduction des coûts des activités «cœur de métier» impacte également les processus support. Les services de Facility Management sont ainsi systématiquement challengés. ICME a déployé de vastes programmes de réduction des coûts pour de nombreux sites industriels. La rationalisation des processus, la mutualisation des activités supports et de multiples actions ciblées permettent de générer des économies de 15 à 20%. Des approches stratégiques amont permettent parallèlement d'identifier des opportunités additionnelles de gains.
Ces projets s'appuient sur une analyse approfondie de l'existant, établie à partir de nos référentiels en Facility Management, un diagnostic détaillé assorti de recommandations et un pilotage de la mise en œuvre.
Jeudi, 24 Février 2011
Ecrit par Pierre-Henri Badel
Malgré une croissance quasiment insignifiante de son chiffre d'affaires, le groupe de Cheseaux a vu son bénéfice progresser de plus de 30%.
Le chiffre d'affaires du spécialiste suisse des cartes de sécurité pour la télévision à péage a progressé de 0,8% seulement en 2010, passant de 1,06 à 1,07 milliards de francs. Quant à son bénéfice net, il est passé de 51,1 à 66,7% sur une année. Le chiffre d'affaires a subit les contre-coups de la réévaluation du franc suisse. Il s'est en effet apprécié de 7,6% en monnaie constante. Le succès du groupe découle du bon développement de la division en charge de la télévision numérique. Cette progression contraste avec la baisse enregistrée dans le middleware ainsi que de la publicité et les accès publics, dont la croissance n'a pas dépassé respectivement 0,5 et 2,1%.
Mercredi, 05 Janvier 2011
Ecrit par Pierre-Henri Badel
En Suisse, les entreprises devraient pâtir d'un ralentissement de la croissance économique au cours de ces prochains mois.
L'enquête conjoncturelle menée par la Banque nationale suisse (BNS) auprès de différents milieux économiques montre que la conjoncture a évolué favorablement en octobre et novembre 2010, mais à un rythme moins soutenu qu'au cours des mois précédents. Les capacités de production des entreprises ont été exploitées de manière normale, voire bonne et l'évolution devrait se maintenir à un niveau positif en dépit d'un certain tassement des affaires, en particulier dans la construction et, dans une certaine mesure, dans le sservices, souligne la BNS.
Samedi, 22 Août 2009
Ecrit par Pierre-Henri Badel
En dépit de la crise de l'économie mondiale, près des deux tiers des assureurs prévoient une croissance en dehors de leur marché indigène au cours des 12 prochains mois.
Par Pierre-Henri Badel, www.adi-presse.ch
L'enquête a été réalisée par la société Accenture auprès de plus de 100 leaders de l'assurance vie, de l'assurance choses et de l'assurance-accident dans 16 des plus importants marchés de l'assurance. Les assureurs prévoient qu'ils vont profiter d'une expansion sur le plan international en dépit ou justement grâce à l'actuelle crise économique et financière.
Les trois quarts (75%) des personnes interrogées ont déclaré qu'elles considèrent que l'actuelle crise économique et financière va déboucher sur des possibilités de croissance accrues en dehors de leur marché indigène dans les trois prochaines années. Sur la question des moteurs de l'expansion internationale attendue de leurs entreprises au cours des trois prochaines années, les réponses les plus fréquentes étaient que les risques et les cycles d'expansion allaient s'équilibrer.
Plus de huit assureurs sur dix (84%) de neuf pays industrialisés et de neuf assureurs sur dix (92%) de pays émergents ont indiqué que les marchés des pays émergents étaient pour eux une priorité de leur volonté d'expansion en dehors de leur marché d'origine. A la question de savoir dans quelles régions les assureurs vont investir au cours des trois prochaines années, les pays de la zone "BRIC", à savoir le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine, sont les plus souvent cités par les personnes interrogées (48% ), suivis par d'autres pays d'Asie (43%) et d'Europe de l'Ouest (36%).
Au sein des pays de la zone BRIC, c'est la Chine a été le plus souvent évoquée, suivie par le Brésil, l'Inde et enfin la Russie. Sur la question des moteurs de l'expansion internationale, les assureurs voient une chance sur les marchés des pays émergents en raison des prix attractifs pour les fusions et acquisitions (à raison de 64% des personnes interrogées dans les pays émergents).
Les assureurs aspirent à une meilleure intégration de la gestion globale de leurs exploitations sur plusieurs pays et - ou - régions. Plus de quatre des cinq assureurs ont déclaré que le but d'améliorer l'efficacité de leur expansion internationale se reflète actuellement par les modifications au niveau de leur back-office et dans la planification des fonctions (82% des répondants); dans les modifications auxquelles ils ont procédé ou qu'ils prévoient au niveau de leur infrastructure et fonctions informatiques (81% des personnes interrogées).
Mardi, 31 Mars 2009
Ecrit par Pierre-Henri Badel
L'indicateur UBS de la consommation indique encore une croissance de la consommation privée, mais reste cependant inférieur à sa moyenne pluriannuelle pour la cinquième fois consécutive.
L'indicateur UBS de la consommation, calculé chaque mois, est passé de 0,92 en janvier à 0,89 en février, poursuivant sa tendance à la baisse. Il affiche ainsi pour la cinquième fois consécutive un résultat inférieur à sa moyenne pluriannuelle de 1,50.
Cet indicateur est calculé à partir de cinq sous-indicateurs: les ventes de nouveaux véhicules particuliers, l'activité dans le commerce de détail, le nombre de nuitées à l'hôtel de résidents helvétiques en Suisse, l'indice du moral des consommateurs ainsi que le volume des transactions par carte de crédit générées par le biais UBS dans des points de vente en Suisse.
Le recul des ventes de voiture plombe les résultats
Le nouveau recul enregistré en février est principalement dû à la baisse significative des nouvelles immatriculations de voitures particulières. Elles ont diminué de 18,6% par rapport à l'année précédente. L'activité dans le commerce de détail a également perdu de souffle.
Par contre, la légère amélioration du moral des consommateurs a atténué le recul. La hausse à caractère essentiellement saisonnier du nombre de nuitées à l'hôtel de résidents helvétiques en Suisse a également eu un effet positif.
Les perspectives s'assombrissent
A son niveau actuel, l'indicateur UBS de la consommation reflète encore une légère croissance de la consommation privée suisse. Mais les perspectives s'assombrissent toujours davantage. Suite au ralentissement conjoncturel, le chômage devrait augmenter dans les mois à venir, ce qui aurait un impact négatif sur la propension à la consommation.
Notons toutefois un point positif: la baisse de l'inflation, sources d'énergie en tête, peut soutenir la consommation privée. Après une croissance réelle de la consommation privée de 1,7% l'année passée, UBS escompte une augmentation modeste de 0,4% en 2009.
Samedi, 21 Mars 2009
Ecrit par Pierre-Henri Badel
L'année 2008 a été marquée par une croissance des services numériques.
Président de l'Association des câblo-opérateurs, Hajo Leutenegger, a insisté auprès des membres pour qu'ils exploitent davantage les avantages de l'infrastructure du réseau câblé. Experte en médias officiant à New York, Stefanie Lemcke s'est basée de son côté sur les tendances du marché américain pour montrer ce qui pourrait en découler dans le domaine de la vidéo à la demande.
Des bandes passantes de plus de 100 mégabits par seconde
Il est également important que les entreprises du téléréseau communiquent mieux à leurs clients la performance de leurs réseaux. «Alors que d'autres opérateurs sont forcés de construire des réseaux en fibre optique, la performance des réseaux câblés est loin d'être exploitée au maximum», a ajouté Hajo Leutenegger. Des bandes passantes de plus de 100 mégabits par seconde seraient facilement réalisables à l'aide d'extensions techniques. «Nous devons exploiter davantage ce potentiel.»
TV numérique: 27% d'abonnés en plus
Le potentiel du téléréseau numérique doit lui aussi être mieux mis en valeur. Certes, nous avons pu gagner près de 110'000 clients supplémentaires l'année dernière (+27%) pour atteindre la barre approximative des 510'000 foyers abonnés à la télévision câblée numérique fin 2008. Cependant, le taux de numérisation du téléréseau, environ 18%, montre que la télévision câblée analogique reste très prisée. «L'offre analogique est toujours très bonne en Suisse ce qui explique la lenteur du passage à la télévision numérique», note Hajo Leutenegger.
HDTV, téléphonie et Internet par le câble comme moteurs de la croissance
Et qu'en est-il de la télévision haute résolution? Les images sont beaucoup plus nettes et détaillées. «Nous ne connaissons pas le nombre exact de foyers du téléréseau équipés de la Télévision haute résolution, mais nous savons qu'environ un tiers des personnes passant aujourd'hui à la télévision câblée numérique s'abonnent également à la HDTV», précise Hajo Leutenegger. La HDTV est ainsi devenue un moteur important de la numérisation.
En 2008, les autres moteurs de la croissance furent la téléphonie par le câble (+10%) et l'Internet haut débit par le câble (+5%). Le nombre de raccordements au téléréseau est presque resté inchangé à hauteur d'environ 2'867'000 (-0.48%). L'évolution du nombre de raccordements varie en fonction du réseau câblé considéré. «Il semblerait que nous ayons atteint un plafond dans ce domaine du fait de l'âpre concurrence qui règne dans notre branche.» D'où l'importance de proposer aux clients de nouveaux services attrayants.
La vidéo à la demande est essentielle
Officiant à New York, l'experte en médias Stefanie Lemcke a présenté les orientations possibles lors de l'assemblée générale. En se basant sur les chiffres du marché américain, elle a montré que toute la branche des médias subissait un bouleversement structurel. Les plate-formes Internet proposant des vidéos gratuites, par exemple, constituent désormais une importante source de recettes publicitaires.
Les consommateurs américains se sont habitués à pouvoir regarder à tout moment, et le plus souvent gratuitement, des vidéos et des émissions TV par le biais d'Internet (sur ordinateur) ou de leur boîtier décodeur (sur téléviseur). Le lancement d'offres à la demande est donc essentiel pour les opérateurs traditionnels tels que les entreprises de réseau câblé.
|