Jeudi, 02 Février 2012
Ecrit par Pierre-Henri Badel
L’étude de Manpower sur les perspectives d’emploi en Suisse pour le premier trimestre 2012 indique que sur les 754 employeurs interrogés, une très large majorité n’envisagent aucun changement.
La prévision nette d’emploi désaisonnalisée s’établit à 0%. Ce résultat est en diminution de 2 points en comparaison trimestrielle et de 4 points en comparaison annuelle. Le plus mitigé depuis le troisième trimestre 2010, ce résultat semble démontrer que les employeurs suisses ressentent le ralentissement de la dynamique de croissance.
«Etroitement liées à la crise de la dette et couplées à la problématique du franc fort, les incertitudes actuelles engendrent certainement une attitude attentiste des employeurs suisses qui préfèrent évaluer les développements économiques avant d’entreprendre de nouveaux engagements», juge Urs Schüpbach, directeur général de Manpower Suisse.
Résultats par régions
Sur les sept régions sondées, trois présentent des perspectives de recrutement positives pour le premier trimestre 2012. La Suisse orientale (+11%) affiche la prévision nette d’emploi la plus élevée et la plus forte hausse en comparaison annuelle (8 points). A l’opposé, la Suisse centrale (-12%) rapporte le résultat le plus pessimiste et enregistre ses perspectives de recrutement les plus négatives depuis le lancement de cette étude en Suisse au troisième trimestre 2005, ainsi que les plus forts reculs en comparaison trimestrielle (14 points) et annuelle (19 points).
Les employeurs de la région de l'espace Mitteland (+4%) semblent plus optimistes, avec la progression la plus marquée en comparaison trimestrielle (12 points). Les deux pôles de croissance que représentent la région lémanique (-6%) et la région Zurich (+7%) enregistrent, pour la première fois, une baisse de 9 points en comparaison trimestrielle, alors que la deuxième maintient des prévisions identiques à celles du trimestre précédent.
«Le pessimisme exprimé par les employeurs de la région lémanique traduisent probablement les conséquences du franc fort. Cette problématique semble influencer la plupart des régions où l’emploi est étroitement lié au marché de l’exportation», précise Urs Schüpbach.
Résultats par secteurs d’activité
Les employeurs de 5 des 10 secteurs prévoient une hausse de leurs effectifs au prochain trimestre. Le secteur des activités financières, assurance, immobilier et services aux entreprises (+8%) présente les intentions d’embauche les plus positives, tandis que le secteur du commerce (-15%) anticipe la prévision nette d’emploi la plus pessimiste et son résultat le plus bas depuis le troisième trimestre 2009. «Les bonnes perspectives du secteur des activités financières, de l'assurance, de l'immobilier et des services aux entreprises corroborent la situation favorable des assurances et de l’immobilier, alors que le résultat plutôt maussade du secteur du commerce peut également s’expliquer par les difficultés liées au franc fort», souligne Urs Schüpbach.
Par rapport au trimestre précédent, le secteur de l'électricité, du gaz et de l'eau (+6%) montre le plus fort fléchissement (9 points), le secteur des transports, de l'entreposage et de la communication (-3%) enregistre, quant à lui, la hausse la plus marquée (12 points). Par contre, en comparaison annuelle, ce dernier affiche la plus forte baisse (13 points). Les employeurs du secteur de la construction (+2%) présentent une évolution positive en comparaison trimestrielle (6 points) et annuelle (6 points)
Jeudi, 28 Juillet 2011
Ecrit par Pierre-Henri Badel
Après l'UBS, le Crédit suisse vient de présenter ses résultats trimestriels et annonce des mesures d'économie drastiques sous forme d'une réduction de 4% de ses effectifs.
La réduction des effectifs devrait toucher 2000 personnes, dont 500 en Suisse, mais, selon la banque, déboucher sur aucun licenciement. L'Association suisse des employés de banque (Aseb) salue cette déclaration, mais demande une totale transparence du processus de réduction des emplois. Par ailleurs, l'Aseb demande aux dirigeants de la banque d'assumer leur responsabilité en assainissant d'abord au niveau des rétributions exorbitantes distribuées dans les étages dirigeants, qui sont le résultat d'une politique des rémunérations erronée durant ces 10 dernières années. Il doit y avoir symétrie des sacrifices.
Par ailleurs, l'Aseb demande que des représentants du personnel et les partenaires sociaux externes participent au processus et de faire des propositions, être entendus et contrôler le programme d'assainissement qui touche le personnel du Crédit suisse. C'est la condition pour que ce processus difficile puisse se faire dans le climat de confiance qu'il requiert. L'expérience démontre en effet que les propositions des employés ne rencontrent peu d'écho favorable auprès des décideurs, souligne l'association qui appelle les employés du Credit Suisse à se manifester en signant la déclaration mise en ligne sur son site web www.aseb.ch. Le nom des signataires qui manifestent leur solidarité par ce biais avec les employés ne seront pas publiés afin de les protéger de toute représaille de la part de la grande banque.
Mercredi, 27 Juillet 2011
Ecrit par Pierre-Henri Badel
La baisse du bénéfice dégagé par la grande banque suisse la pousse à supprimer des emplois.
La crise économique qui affecte l'Europe ainsi que l'effondrement des taux de change de l'euro et du dollar ont freiné la rentabilité nette de l'UBS au cours du deuxième trimestre 2011. Son bénéfice s'est inscrit à 1 milliard de francs au deuxième trimestre contre 1,8 milliard au cours des trois premiers mois de l'année. Patron de la banque, Oskar Grübel a donc annoncé lors de la présentation des résultats que la banque allait lancer un plan de réduction de ses effectifs, ce qui lui permettra d'économiser entre 1,5 et 2 milliards de francs sur deux ou trois ans. Compte tenu de ces résultas, les responsables de la direction de la banque ont admis qu'il ne sera pas possible d'atteindre le taux de rentabilité qu'elle avait annoncé pour l'ensemble de l'année 2011.
Le revenu du groupe s'est élevé à 7,2 milliards de francs, ce qui représente une baisse de 14%. Celle-ci est essentiellement due à la contraction de l'activité avec la clientèle et au taux de change défavorable du francs suisse. L'afflux net d'argent frais au niveau du groupe a aussi fortement baissé au deuxième trimestre (8,7 milliards de francs, contre 22,3 milliards au cours du trimestre précédent). Les principaux départements touchés par ces mauvais résultats sont essentiellement la gestion des actifs et les activités d'investissements. Les résultats de ces deux secteurs se sont contractés de respectivement 13% et près de 300% en un an (376 millions de francs contre 1,3 milliards au deuxième semestre de 2010).
Mercredi, 27 Juillet 2011
Ecrit par Pierre-Henri Badel
Il serait irresponsable de remettre en cause un accord bilatéral qui a fait ses preuves.
Lors des quarante-quatrièmes Journées romandes de l'Union suisse des arts et métiers (Usam), Serge Gaillard, chef de la direction du travail au Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco) a présenté un exposé fort intéressant intitulé «Travailleurs étrangers: concurrence déloyale ou main-d'œuvre bienvenue pour les PME» Il en ressort que c'est entre autres grâce à l'entrée en vigueur de l'accord bilatéral sur la libre circulation des personnes que la croissance de la Suisse a été soutenue (hausses du PIB de plus de 2% en 2004 et 2005, et de plus de 3% en 2006 et 2007). En outre, durant la crise 2008/2009, le PIB réel suisse a moins fortement diminué que celui de l'Allemagne, des USA ainsi que du Japon et une diminution des résidents étrangers des dix-sept premiers Etats de l'Union européenne et de l'AELE s'est fait sentir. Enfin, la Suisse demeure l'un des pays les plus compétitifs de l'OCDE.
Une importante source de main-d'œuvre qualifiée
Ces éléments amènent à la constatation suivante: l'accès au marché européen par la libre circulation des personnes constitue une importante réserve de travailleurs pour l'économie suisse. En effet, l'évolution démographique des immigrants varie en fonction de la conjoncture. Si celle-ci est haute, les entreprises suisses recruteront davantage de main-d'œuvre étrangère et si la conjoncture est faible, elles auront tendance à ne plus recruter de travailleurs hors des frontières du pays. En outre, ces travailleurs sont qualifiés et complètent judicieusement notre main-d'œuvre indigène. Cette croissance et cette flexibilité du marché du travail suisse attirent bon nombre de multinationales, ce qui apporte aussi de nouveaux débouchés professionnels aux travailleurs résidant en Suisse.
Des lacunes à combler
Ces effets positifs sont néanmoins mis de côté par certains qui préfèrent se focaliser sur d'autres aspects. Ainsi en va-t-il par exemple de la sous-enchère salariale dont on sait pourtant qu'elle ne concerne qu'une infime minorité d'entreprises alors même que les contrôles, gérés en collaboration avec les partenaires sociaux, se sont intensifiés, en particulier dans le second-œuvre de la construction et dans l'industrie manufacturière. De rares lacunes existent, qu'il est prévu de combler dans le cadre de mesures d'accompagnement (lutte contre les faux indépendants, sanctions en cas de non respect des salaires minimaux figurant dans des contrats-types de travail ou des conventions collectives de travail étendues).
La crise du logement a d'autres origines
Par ailleurs, certains n'hésitent pas à remettre en cause la libre circulation en prétendant qu'elle serait à l'origine de la pénurie de logement. Outre qu'il n'est pas très surprenant qu'un accroissement de la démographie entraîne une hausse de la demande de logements, il serait intéressant de le comparer à l'effet de l'éclatement des structures familiales sur ce marché, ou encore à l'augmentation de la surface disponible par habitant (de 1990 à 2000, la surface moyenne d'habitation est passée de 39 à 44 mètres carrés par personne). Et ce sans rien dire du phénomène de double marché locatif qui encourage la sous-utilisation du parc de logements à cause d'une législation par laquelle les loyers ne peuvent être adaptés régulièrement.
Renforcer les mesures de contrôle
En définitive, la main-d'œuvre étrangère n'est pas responsable des effets néfastes de la croissance, bien au contraire. Elle est garante d'une croissance économique vigoureuse et permet d'atténuer les effets de la crise économique. A l'heure où les premiers signes de ralentissement sont visibles, où le franc fort risque d'entraver le bon développement de l'économie suisse, il y a lieu de ne pas pénaliser davantage cette dernière en remettant en cause cet accord bilatéral. Il s'agirait bien plutôt de continuer à exercer et renforcer les mesures de contrôle et d'affiner les sanctions en cas de dumping salarial, en partenariat avec les acteurs concernés. (FD)
Jeudi, 23 Juin 2011
Ecrit par Pierre-Henri Badel
L'étude de Manpower sur les perspectives d'emploi en Suisse pour le troisième trimestre 2011 indiquent que sur les 766 employeurs interrogés, 85% ne prévoient aucun changement.
La prévision nette d'emploi désaisonnalisée s'établit à +7%, en hausse de 6 points en comparaison trimestrielle et de 7 points en comparaison annuelle. Sur les sept régions sondées, six présentent des perspectives de recrutement positives pour le troisième trimestre 2011. La Suisse du Nord-Ouest (+17%) affiche la prévision nette d'mmploi la plus élevée ainsi que les plus fortes progressions en comparaison trimestrielle (15 points) et annuelle (25 points).
A l'opposé, la Suisse orientale (-3%) anticipe le seul résultat négatif des régions ainsi que les baisses trimestrielle (3 points) et annuelle (12 points) les plus marquées. Alors que la Suisse orientale n'a pas été touchée aussi fortement que d'autres régions par la crise, les difficultés du secteur touristique dues à la faiblesse de l'euro pèsent aujourd'hui sur son économie. En outre, elle compte un grand nombre de PME qui sont généralement plus prudentes que les grandes entreprises actives au niveau international.
La région zurichoise (+9%) enregistre une légère hausse par rapport au trimestre précédent (1 point), mais une diminution en comparaison annuelle (6 points). La région lémanique (+2%), quant à elle, affiche une augmentation de 1 point en comparaison trimestrielle et de 13 points par rapport à la même période en 2010.
Résultats des secteurs d'activité
Les employeurs de 7 des 10 secteurs prévoient une hausse de leurs effectifs pour la période allant de juillet à fin septembre 2011. Pour le huitième trimestre consécutif, le secteur financier, des assurances, de l'immobilier et des services aux entreprises (+18%) revèle les intentions d'embauche les plus favorables. A l'inverse, le secteur Commerce (-8%) enregistre la prévision nette d'emploi la plus pessimiste ainsi que la plus forte baisse en comparaison trimestrielle (9 points). Le secteur de commerce peine encore à retrouver le chemin de la croissance, mais la reprise de l'emploi devrait encourager à nouveau la consommation.
En comparaison trimestrielle, le secteur Services publics et sociaux (+13%) affiche la plus forte progression (16 points). Par rapport au 3e trimestre 2010, le secteur Industrie manufacturière (+11%) rapporte la croissance la plus importante (23 points) alors que le secteur Hôtellerie et restauration (-4%) s'attend au plus fort recul (13 points). Le secteur Construction (+7%) est en hausse en comparaison trimestrielle (8 points) et annuelle (9 points).
Mercredi, 15 Juin 2011
Ecrit par Pierre-Henri Badel
En avril 2011, le marché suisse de l'emploi en ligne a atteint son plus plus haut historique depuis son lancement il y a plus d'une dizaine d'années.
Le Monster Indice Suisse MIS s'est établi à 220 points, soit 24 de plus par rapport au mois de janvier 2011. Il enregistre ainsi non seulement la plus forte croissance de son histoire mais atteint aussi un niveau jusqu'ici inégalé. Cet indice est calculé par la Haute école spécialisée de la Suisse du Nord-Ouest (indice partiel des bourses d'emploi), en collaboration avec l'Université de Zurich (indice partiel des entreprises).
En avril, l'indice partiel MIS pour les bourses d'emploi en ligne a fait un bond de 30 points par rapport à janvier pour s'établir à 207 points. L'indice signe ainsi sa plus forte progression et son meilleur résultat. Les offres d'emploi proposées sur les sites de recrutement des entre-prises (contrôle par sondage représentatif d'environ 1000 entreprises et organisations suisses) sont en hausse de 11 points par rapport à janvier à 244 points, soit leur deuxième meilleur résultat depuis le début de l'enquête il y a dix ans.
Mardi, 26 Avril 2011
Ecrit par Pierre-Henri Badel
Cela fait des années que les emplois proposés en Suisse n'ont pas été aussi nombreux qu'au premier trimestre 2011.
Après avoir surmonté la stagnation persistante du deuxième semestre 2010, les avis de postes vacants sont presque revenus au niveau de l'essor économique de 2008. C'est ce que révèlent les dernières valeurs trimestrielles de l'Adecco Swiss Job Market Index (ASJMI), l'unité de mesure scientifique de l'Université de Zurich pour l'ensemble des postes à pourvoir en Suisse, diffusés sur Internet et dans la presse. La reprise longuement attendue repose sur une large base, toutes régions et spécifié par profession, comme le prouvent les indices ASJMI par catégories professionnelles, publiés ce trimestre pour la première fois.
L'évolution est sans nul doute favorable pour les demandeurs d'emploi: avec une croissance trimestrielle de 15%, l'Adecco Swiss Job Market Index a atteint 98 points au premier trimestre 2011, soit le niveau le plus élevé depuis juin 2008. Au total, le nombre d'emplois proposés au premier trimestre 2011 a dépassé celui de l'an dernier à la même période d'environ un tiers. Selon les indices par catégories professionnelles, publiés pour la première fois, la demande en personnel dans certains domaines d'activité est actuellement même supérieure à celle du dernier essor économique de 2008.
Résultats révélateurs des indices ASJMI par catégories professionnelles
Les nouveaux indices par catégories professionnelles permettent d'évaluer l'évolution des offres d'emploi et des besoins en personnel dans huit domaines d'activité. Les résultats démontrent que la reprise actuelle sur le marché de l'emploi repose sur une large base. Au premier trimestre 2011, les professions dans les domaines bureau et administration (+38%), hôtellerie, restauration et services personnels (+28%) et médecine et services sociaux (+23%) ont affiché une croissance supérieure à la moyenne.
Les catégories professionnelles de la finances et des fiduciaires (+15%), de la vente et marketing (+13%) et du management et de l'organisation (+10%) occupent une position moyenne au classement, tandis que la hausse dans le secteur industrie et construction de l'ordre de 7% est restée relativement modeste.
Seul le secteur d'activité technique et informatique (-1%) a enregistré un léger recul en termes d'offres d'emploi. Pourtant, par rapport à l'an dernier, l'évolution montre clairement que les postes proposés dans les secteurs de l'industrie et de la construction ainsi que de la technique et de l'informatique ont connu, depuis mars 2010, une croissance largement supérieure à la moyenne (respectivement +47% et +37%).
Ce taux n'a été dépassé que par le domaine d'activité bureau et administration (+51%). La forte progression enregistrée par ces trois catégories professionnelles, particulièrement touchées par le fléchissement économique, est un signe puissant du redressement durable du marché de l'emploi.
Les secteurs de l'hôtellerie, de la restauration et des services personnels ainsi que de la médecine et les services sociaux, où les offres d'emploi dépassent actuellement les chiffres de l'essor économique de 2008 de respectivement 17% et 22%, avaient nettement moins souffert. Désormais, seule la catégorie professionnelle finances et fiduciaire (-30%) se montre encore nettement plus faible qu'à l'époque. Pourtant, là aussi, la tendance actuelle est à la hausse.
Régions plus homogènes
Au cours du dernier trimestre, l'évolution des offres d'emploi s'est encore une fois révélée plus homogène dans les diverses grandes régions de Suisse. Toutes les régions ont affiché une forte hausse, et les différences d'une région à l'autre ont encore diminué. Comme par le passé, c'est la Suisse centrale qui a le plus bénéficié de cette évolution (+20%). En Suisse du Nord-Ouest et dans la région lémanique (+18% chacun), les offres d'emploi ont connu un développement comparable. La progression dans l'Espace Mittelland (+16%) et la grande région de Zurich (+12%) était à peine plus faible, alors que la Suisse orientale a dû se contenter d'une croissance de 7%.
Mercredi, 20 Avril 2011
Ecrit par Pierre-Henri Badel
La HEG de Genève lance une nouvelle session de formation en cours d'emploi destinée à tous ceux qui désirent amélioration de leurs compétences professionnelles dans le management, la communication et l'organisation.
Destinée aux titulaires d'un diplôme d'une haute école (université, EPF ou HES), cette formation en cours d'emploi débouche sur un EMBA. Celle-ci est conçue de manière à pouvoir se perfectionner tout en conservant son activité professionnelle. La formation s'étend sur quatre semestres à temps partiel et compte pour 60 crédits ECTS. Durant cette période, les élèves suivent 552 périodes d'enseignement, dont environ 20% sont dispensés à distance. Il faut encore compter environ 50 périodes de travail dédiées à des travaux personnels. En outre, la thèse de master représente 360 périodes supplémentaires.
La matière est enseignée sous forme de quatre modules distincts. Le premier est consacré au self leadership, à l'analyse économique, au management organisationnel et de projet. Le deuxième aborde la stratégie des réseaux, le marketing, la stratégie d'entreprise et le management du changement. Le troisième est dédié à la finance d'entreprise, à la stratégie commerciale, à la gestion du potentiel humain et l'entrepreneurship. Enfin, le quatrième passe en revue les nouvelles technologies de l'innovation et de la communication, les nouveaux enjeux économiques et stratégiques ainsi que les outils appliqués à la gestion d'entreprises et à l'organisation.
En plus de leur contenu axé sur les récentes théories de management, l'enseignement est accompagné par une procédure avancée de bilan des compétence,s ainsi que de l'établissement et du suivi d'un projet personnel. Un examen permet de faire le bilan de l'acquisition des connaissances à l'issue de chaque module. Les travaux de groupe et d'étude de cas pluridisciplinaires se déroulent essentiellement à distance.
Pour accéder à cette formation, il faut également bénéficier de trois à cinq ans d'expériences professionnelles. Les cours commencent en septembre 2011.
Pour en savoir plus: www.hesge.ch/heg/mco
Mardi, 12 Avril 2011
Ecrit par Pierre-Henri Badel
Les employés suisses font preuve d'une forte disposition à la mobilité, et pas seulement au niveau national, lorsqu'il est question de postes intéressants.
Le marché du travail offre aux personnes qualifiées des perspectives de carrière prometteuses, même si cela exige une grande disposition à la mobilité. Pour réussir sur le plan professionnel, il faut être prêt, au cours de sa carrière, à s'installer dans une autre ville ou un autre pays pour un certain temps. En ce domaine, les actifs suisses font preuve d'une étonnante disposition à la mobilité: 76% des personnes interrogées élargiraient leur rayon géographique pour l'emploi dont elles rêvent.
En comparaison avec l'Europe, la Suisse se classe ainsi dans la moyenne. C'est dans le Sud de l'Europe, en Italie (89%) et au Portugal (88%), que les sondés montrent la plus grande disposition à la mobilité. Celle‐ci est sensiblement moins élevée dans les pays scandinaves, tels la Suède (65%) et la Norvège (58%).
«Pour pouvoir continuer à accroître leur compétitivité sur le marché international, les entreprises ont besoin de collaborateurs et de candidats qualifiés, qui puissent également, au besoin, être employés à l'étranger. La disposition à la mobilité prend donc de plus en plus d'importance», déclare Peter Güggi, directeur général de Kelly Services Suisse. «Pour les personnes qualifiées, aller à l'étranger est une démarche qui apporte des avantages évidents en termes de carrière: elles acquièrent des connaissances professionnelles approfondies au niveau international et des qualifications supplémentaires: connaissances en langues étrangères ou compétences interculturelles. Ces facteurs ont une influence positive sur la suite de leur carrière.»
Un tiers d'entre eux seraient même prêts à partir à l'étranger
Pas moins de 40% des personnes interrogées en Suisses se montrent particulièrement disposés à un déménagement en Suisse. Plus d'un tiers des actifs seraient également prêts à aller à l'étranger pour le travail. Les hommes (80%) montrent, en général, une propension à la mobilité plus élevée que les femmes (70%). Pour 80% des sondés les plus jeunes, de la génération Y (de 18 à 29 ans) un déménagement lié à la carrière s'avère particulièrement séduisant, ainsi que pour 69 % de la génération la plus âgée, celle du baby‐boom (de 48 à 65 ans). Les secteurs où les actifs envisageraient plus particulièrement de déménager pour leur carrière sont ceux de l'ingénierie et du commerce de détail (90 % pour chacun de ces domaines) ainsi que les sciences (88%). «En raison de la pénurie de personnes qualifiées, la recherche de personnel se fait aujourd'hui à plus grande échelle. Les entreprises répertorient les candidats dans un pool global de qualifications. Dans les domaines en pleine expansion, tels le secteur scientifique et financier ou encore les professions de la santé: les collaborateurs qualifiés y sont très demandés au plan international», note Peter Güggi.
L'Europe et l'Amérique du Nord sont les destinations professionnelles privilégiées
S'ils devaient travailler en dehors de leur pays, les actifs suisses privilégieraient un autre pays européen. Pour 47% d'entre eux, l'Europe fait partie des destinations professionnelles les plus intéressantes. Mais un sondé sur cinq pourrait également s'imaginer aller en Amérique du Nord. En revanche, les actifs suisses sont moins attirés par l'Amérique du Sud (5%), l'Afrique (3%) et le Moyen‐Orient (2%).
D'une manière générale, la décision d'aller à l'étranger pour progresser professionnellement est associée à un séjour de longue durée: la moitié des personnes interrogées, à peine (46%) se verraient volontiers travailler sur un autre continent pendant trois ans ou plus. 29% d'entre eux pourraient envisager de vivre à l'étranger pour leur activité professionnelle pendant trois ans ou plus. Seul un quart des personnes interrogées souhaitent ne passer qu'une année à l'étranger.
La famille et les amis constituent le principal obstacle
Un déménagement dans une autre ville ou un autre pays doit être mûrement réfléchi. La famille et les amis constituent pour les sondés le principal obstacle à un changement de lieu de travail: 61 % des Suisses interrogés seraient très inquiets quant à leur environnement social. 12% craignent également la barrière linguistique. De même, les frais liés au déménagement pourraient peser négativement sur la décision de s'installer ailleurs.
Mercredi, 16 Mars 2011
Ecrit par Pierre-Henri Badel
Qui sait si, un jour, faisant fi de votre fierté, vous ne serez pas tout heureux de retrouver un emploi chez votre ancien patron. Et lui de même.
La réussite de sa carrière dépend de la qualité de son réseau. Cela signifie qu'il faut aussi ménager ses contacts avec son ancien chef. Et grâce aux réseaux sociaux, il est ainsi plus facile de renouer des liens avec son précédent employeur et de décrocher un emploi à son service. Il s'avère en effet que la majorité des employeurs est prête à donner une deuxième chance à un ancien employé.
Pour les employés qui envisagent de changer de travail, les opportunités de trouver un nouvel emploi, cela fait longtemps qu'elles n'ont pas été aussi favorables que maintenant. Mais pour cela, il faut être ouvert à toutes les possibilités qui s'offrent à eux et ne doivent pas exclure catégoriquement un retour auprès de son ancien employeur. Les réticences à retourner travailler pour celui-ci sont le plus souvent injustifiées.
Une enquête réalisée par le cabinet de recrutement Robert Half révèle qu'en Suisse, deux tiers des responsables d'entreprise se réjouissent d'accueillir de nouveau un ancien collègue. En Suisse, plus de la moitié des personnes interrogées sot d'avis qu'une entreprise ne devrait pas lasser partir un employé qui veut quitter de son propre chef et de devrait lui proposer délibérément un autre poste. Les chances qu'elles soient acceptées sont très élevées. Près de trois quarts des spécialistes des finances ou des ressources humaines seraient même prêts à annuler leur congé si leur employeur leur offrait de meilleures conditions de travail.
Trois règles d'or pour se frayer la voie à un retour chez son ancien employeur
- Un éventuel retour chez son ancien employeur se prépare déjà au moment où on lui donne son congé. La manière avec laquelle on lui signifie son congé. Ceux qui ont apprécié l'ambiance de travail au sein de l'entreprise doivent le mentionner dans leur lettre de congé en précisant qu'ils veulent relever un nouveau défi et profiter d'une opportunité qui se présente d'étendre ses expériences dans un nouveau secteur. L'employé qui quitte son entreprise en ayant les larmes aux yeux ne va pas manquer d'émouvoir son employeur. Ce dernier sera naturellement aussi sensible si la personne qui le quitte le complimente.
- Le fait de rester en contact avec ses anciens collèges et supérieurs par le biais des réseaux sociaux permet d'être au courant avant d'autres candidats quant un poste se libère ou se crée. A contrario, son ancien chef suit avec plus de facilité les différentes étapes professionnelles suivies par son ancien employé, les connaissances et compétences qu'il aura accumulées entre temps et pourra s'adresser directement à lui en cas de besoin.
- Si un possible retour après de son ancien employeur peut être envisagé, il faudra aplanir au préalable tous les obstacles possibles à cette réintégration. Si les orientations prises par l'employé et par l'entreprise s'avéraient trop divergentes, il faut en parler ouvertement suffisamment tôt pour éviter les mauvaises surprises.
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