Plutôt que de fonder une société anonyme ou une Sàrl, les personnes qui désirent se mettre à leur compte peuvent commencer par créer une entreprise individuelle.
Tant que l'on est salarié, pour les assurances sociales et pour les impôts, on exerce une activité lucrative dépendante. Mais dès l'instant où l'on veut prendre son indépendance, c'est la caisse de compensation de l'AVS qui décide si l'activité dans laquelle on prévoit de se lancer est reconnue en tant que telle.
Reconnaissance par la caisse de compensation
L'AVS reconnaît le statut d'indépendant si la personne qui exerce une activité à son propre compte en assume les risques et utilise sa propre infrastructure (bureau, appareils, adresse, etc.) pour plusieurs clients. Ce n'est pourtant que si ce statut est officiellement reconnu par la caisse de compensation que pour autant que le créateur de l'entreprise est effectivement considéré comme indépendant auprès de l'ensemble des instances officielles. Le fait de travailler pour une seule entreprise en ayant son bureau au sein de celle-ci n'est par contre pas reconnu en tant que telle.
Comment s'assurer?
Les indépendants sont assurés par l'AVS et l'AI et peuvent solliciter une allocation pour perte de gain lorsqu'il effectue son service militaire. Depuis le 1er juillet 2005, les mères bénéficient aussi des allocations pour perte de gain.
Les indépendants ne sont plus obligés de s'affililier aux autres assurances sociales. Il leur est toutefois recommandé de souscrire une assurance contre les accidents au sens de la LAA.
Il est bon d'envisager également de conclure une assurance d'indemnités journalières en cas de maladie, qui permettra de toucher une indemnité en cas d'incapacité de travail suite à une maladie et aidera l'indépendant à assumer ses charges. Sous certaines conditions, l'indépendant peut aussi adhérer à un 2e pilier et se constituer un 3e pilier de la prévoyance vieillesse Les versements ne sont pas imposables jusqu'à un certain montant.
Indépendance et assurance-chômage
Les indépendants ne bénéficent en principe pas des prestations de l'assurance-chômage. Ils ne peuvent faire valoir un droit à toucher une indemnité que s'ils ont cotisé à l'assurance-chômage pendant une période de 12 mois au minimum dans le cadre d'une activité salariée. Cette période pendant laquelle ils ont cotisés doit se situer dans les deux ans précédent la période de chômage.
Si un indépendant se retouve au chômage et souhaite s'installer durablement à son compte, il peut bénéficier d'indemnités journalières de l'assurance-chômage. Celles-ci s'élèvent à 90 au maximum pendant la phase de planification de son activité indépendante.
Droit aux prestations pendant le service militaire
Les indépendants reçoivent une allocation pour perte de gain lorsqu'ils effectuent leur service militaire. Son montant dépend de leur revenu. L'allocation de base est de 54 à 172 francs par jour.
Comme c'est le cas des salariés, pendant la durée de leur service militaire, les indépendants reçoivent un questionnaire du fourrier de leur unité, sur lequel ils indiquent le nombre de jours de service effectués. Ce questionnaire doit être rempli et renvoyé à la caisse de compensation compétente qui calcule le montant de l'allocation et la verse à l'indépendant.
L'entreprise engage du personnel
En tant qu'indépendant ou que gérant d'une personne morale (SA, Sàrl, coopérative, etc.), celui-ci est libre d'engager du personnel. S'il s'agit d'une personne de nationalité étrangère, il faut s'informer pour savoir s'il est nécessaire de pposséder un permis de travail. Aucune demande n'est nécessaire pour les titulaires d'un permis d'établissement (permis C).
Quelles sont les dispositions juridiques à respecter?
Votre entreprise est peut-être soumise à une convention collective de travail ou vous avez adhéré volontairement à une convention collective. Il vous faut alors impérativement respecter toutes les dispositions fixées dans cette convention. Il existe des conventions collectives dans de nombreuses branches, comme la restauration et le bâtiment.
Pour en savoir plus sur la teneur des conventions collectives, contactez votre association professionnelle, les syndicats, l'Office cantonal du travail, ou encore le Secrétariat d'Etat à l'économie (seco), à Berne.
A quoi faut-il être attentif au sujet des assurances sociales?
La personne que vous engagez doit être déclarée à la caisse de compensation compétente au moyen de son certificat AVS. Elle y est enregistrée et un compte individuel est ouvert à son intention. Si ce certificat fait défaut, il faut accompagner la déclaration d'une demande de certificat. A ce propos, nous attirons votre attention sur les innovations qui vont de pair avec l'introduction du nouveau numéro AVS.
Doivent également être déclarés à une caisse de pensions les employés dont le salaire dépasse 19 890 francs par an (état 2008) et dont le contrat de travail est de durée indéterminée ou de plus de trois mois. Vous êtes libre d'opter pour la caisse de pensions de votre choix. Attention: lorsqu'il est convenu d'une période d'essai, l'obligation d'assurance s'applique dès que le travailleur entre en fonction.
La première personne à assurer d'une entreprise doit être immédiatement annoncée à une assurance-accidents (les salariés de certaines entreprises sont obligatoirement affiliés à la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents [Suva]). Il n'est pas nécessaire d'annoncer spécialement à assurance accidents les personnes engagées par la suite (le salaire global de cette personne sera pris en compte dans la déclaration annuelle des salaires).
Quoi d'autre encore?
Vérifiez que vous disposez d'une assurance indemnités journalières en cas de maladie. La loi prévoit en effet une obligation de poursuite du paiement du salaire en cas de maladie et de grossesse. Cette obligation peut être remplacée par une indemnité de même montant, versée conformément à un contrat conclu auprès d'une compagnie d'assurance.
Tous les employés qui travaillent au moins huit heures par semaine pour le même employeur sont également assurés contre les accidents non professionnels et peuvent donc demander à leur assureur-maladie de suspendre la couverture accidents.
Qui fait quoi et quand?
La première chose à faire est de déclarer votre nouvel employé à votre caisse de compensation. Pour ce faire, envoyez son certificat AVS à la caisse. (Veuillez prendre note des innovations liées à l'introduction du nouveau numéro AVS).
Il vous faut également déclarer l'employé à la caisse de pensions si son contrat de travail a été conclu pour plus de trois mois ou pour une durée indéterminée et qu'il perçoit un salaire annuel de plus de 19 890 francs (état 2008).
A qui les salaires doivent-ils être déclarés?
Vous devez communiquer le montant présumé du salaire à la caisse de compensation. Les acomptes sont prélevés en fonction de ce montant. A la fin de l'année, vous devez déclarer le montant exact du salaire, après quoi la caisse de compensation peut calculer le montant exact des cotisations. Il en va de même, en principe, pour assurance accidents Les petites entreprises ayant une masse salariale modeste peuvent bénéficier d'une procédure de décompte simplifiée.
Vous devez communiquer à la caisse de pensions au début de l'année ou le jour où le nouvel employé commence à travailler le montant présumé de son salaire. L'assurance repose sur cette indication. Lorsque le taux d'occupation change ou que le salaire est augmenté, il faut en informer la caisse de pensions pour voir s'il y a lieu de procéder à une mutation. Tel est le cas, en pratique, lorsque le salaire assuré change de plus ou moins 10%.
Qui paie les cotisations?
Les cotisations AVS/AI/APG et AC sont payées pour moitié par l'employeur et pour moitié par l'employé. Les cotisations versées à la caisse de pensions sont, en règle générale, également en-dossées pour moitié par l'employeur et pour moitié par l'employé, mais il peut être convenu d'une autre répartition, plus favorable à l'employé.
Les cotisations à l'assurance obligatoire contre les accidents professionnels sont à la charge de l'employeur. Celles de l'assurance couvrant les accidents non professionnels peuvent être déduites du salaire de l'employé.
Si une assurance d'indemnités journalières en cas de maladie a été conclue et que ses prestations s'étendent au-delà de la durée prescrite par la loi, les primes peuvent être réparties pour moitié entre l'employeur et l'employé. Tel est le cas lorsqu'une indemnité journalière de 80 % du salaire est assurée.
L'employé ne paie jamais directement ses cotisations sociales. Elles sont déduites de son salaire par l'employeur et virées aux assurances.
Que faut-il observer en cas de résiliation du contrat de travail?
Seule la caisse de pensions doit être informée du départ de l'employé. Elle calcule ensuite le mon-tant de la prestation de libre passage et la verse à la nouvelle institution de prévoyance ou, selon les instructions de l'employé concerné, sur un compte ou une police de libre passage. A l'échéance de son contrat de travail, l'employé est protégé contre les risques de décès et d'invalidité pendant encore un mois. Aucune déclaration particulière ne doit être faite auprès des autres assurances sociales.
Il faut signaler à l'employé quittant son poste qu'il peut, dans les domaines de l'assurance accidents et de l'assurance d'indemnités journalières en cas de maladie, souscrire une assurance individuelle. Il paie alors ses cotisations lui-même.
Quoi de particulier pour les indépendants?
Les indépendants ne touchent pas de salaire, leur revenu résulte du gain que leur procure leur activité. Les cotisations qu'ils versent à la caisse de compensation pour l'AVS, l'AI et l'APG sont donc fonction de leur chiffre d'affaires annuel, qui est communiqué à la caisse de compensation par l'administration fiscale.
Le montant des cotisations que doit payer l'indépendant qui s'affilie à une caisse de pensions, souscrit une assurance-accidents ou une assurance d'indemnités journalières en cas de maladie, est fonction du revenu présumé qu'il déclare. Aucun décompte n'est fait, généralement, sur la base de ses revenus effectifs.
Un employé tombe malade
Lorsqu'un employé tombe malade, il est en droit de percevoir son salaire ou des indemnités journalières, selon les modalités fixées dans son contrat de travail. Si rien n'a été convenu, l'obligation pour l'employeur de continuer à verser le salaire est régie par la loi, celle-ci laissant au juge le soin de décider de la durée de cette obligation. C'est ainsi que sont nées les échelles dites de Berne, de Bâle et de Zurich, qui règlent la durée de versement du salaire en fonction de celle du rapport de travail.
Des indemnités journalières à la place du salaire
Si vous avez souscrit une assurance d'indemnités journalières pour votre société, aucun salaire ne doit être versé à partir du moment où des indemnités journalières le sont. Ces indemnités ne sont pas un salaire, c'est pourquoi aucune déduction ne doit être faite pour les assurances sociales. Si votre société continue de verser le salaire intégral et qu'elle touche les indemnités journalières, les cotisations sociales doivent être déduites. Lors de la déclaration du montant du salaire annuel aux différentes assurances sociales (AVS, LAMal), il faut garder en mémoire que les indemnités journalières versées à l'assuré ne sont pas déclarées comme salaire.
Le cas particulier de la caisse de pensions
Les cotisations de la caisse de pensions sont dues sur le salaire soumis à l'AVS. Lorsque aucun salaire n'est versé, de nombreuses caisses de pensions prévoient des dispositions spéciales dans leur règlement. En règle générale, une exemption de cotisations intervient au bout de trois mois en cas d'incapacité de travail de longue durée. Renseignez-vous auprès de votre caisse de pensions!
Licenciement pendant une incapacité de travail?
Lorsqu'une personne est dans l'incapacité de travailler, elle est protégée contre le licenciement pendant un certain temps. Lorsque le contrat de travail a moins d'un an et que la période d'essai est écoulée, une personne ne peut être licenciée pendant les 30 premiers jours lorsqu'elle tombe malade ou a un accident indépendant de sa volonté. De la 2e à la 5e année de service, ce délai est de 90 jours, à partir de la 5e année de 180 jours. Ces délais ne sont pas les mêmes que ceux qui sont prévus par la loi ou le contrat de travail, souvent moins longues.
Soutien de l'AI à la réinsertion
S'il semble qu'un collaborateur risque de se retrouver longtemps en incapacité de travail par suite d'une maladie, n'hésitez pas à vous adresser à votre office AI.
Une employée se retrouve enceinte
Vous n'avez le droit de faire travailler une collaboratrice enceinte qu'avec son accord. Les femmes enceintes sont quant à elles autorisées à ne plus travailler sur simple avis. Dans ce cas, les absences ne sont pas payées. Seules les femmes enceintes qui sont dans l'incapacité de travailler pour des raisons médicales ont droit à leur salaire.
Il vous est interdit de licencier une employée enceinte, une fois écoulée sa période d'essai, pendant toute la durée de sa grossesse et les 16 premières semaines suivant son accouchement. Les femmes enceintes et les mères ont quant à elles le droit de démissionner pendant cette période.
Interdiction de travailler
L'employée a l'interdiction de travailler pendant les huit semaines suivant son accouchement, même si elle le souhaite expressément.
Allocation de maternité
Depuis le 1er juillet 2005, les femmes ont droit non seulement à un congé de maternité de 14 semaines selon le Code des obligations, mais aussi à une allocation de maternité selon la loi sur les allocations pour perte de gain. Durant 14 semaines, elles reçoivent 80 % du revenu moyen de l'activité lucrative qu'elles exerçaient avant la naissance, mais au maximum 172 francs par jour. Le droit s'éteint plus tôt si le travail est repris avant que les 14 semaines ne soient écoulées. Les dispositions plus généreuses figurant dans des conventions collectives de travail sont maintenues. L'employeur ne peut pas raccourcir ou compenser par un congé prénatal le congé de maternité de 14 semaines prévu par le Code des obligations. Il ne peut pas non plus réduire les vacances d'une salariée en raison de ce congé de maternité.
Un employé part au service militaire
L'employé qui a reçu un ordre de marche ou une convocation du service civil ou de la protection civile, obligatoire ou volontaire, doit être libéré par l'entreprise pendant toute la durée de ce service. Par ailleurs, une personne qui fait son service militaire obligatoire ou accomplit un autre type de service ne peut être licenciée pendant toute la durée de ce service. Lorsque cette prestation dure plus de 12 jours, elle ne peut être licenciée dans les quatre semaines qui précèdent et qui suivent.
Quel est le salaire dû?
L'employé qui fait son service continue d'être payé. La durée de l'obligation faite à l'employeur de lui verser son salaire est fonction de la durée du rapport de travail. La même échelle qui s'applique qu'en cas de maladie ou d'accident. L'employeur n'a pas, en revanche, à assumer l'intégralité du salaire: il bénéficie d'une participation aux coûts salariaux en vertu du régime des allocations pour perte de gain.
Maladie ou accident pendant le service militaire
L'employé qui tombe malade ou a un accident pendant la durée de son service militaire, de son service civil ou de ses jours de protection civile est couvert par l'assurance militaire. Les prestations de cette dernière sont complètes et correspondent largement à celles de l'assurance accidents Aucune cotisation n'est perçue pour l'assurance militaire.
Les personnes soumises à la loi sur l'assurance militaire pendant plus de 60 jours consécutifs peu-vent faire suspendre assurance maladie pour la durée du service.
Un employé a un accident
L'employé est obligatoirement assuré contre les accidents du travail. S'il travaille au moins huit heures par semaine, il est également assuré contre les accidents non professionnels. L'employeur informe l'assureur compétent de l'accident. Il s'agit de la Suva pour les entreprises qui lui sont affiliées, des compagnies d'assurance privées, des caisses assurance accidents publiques et des caisses-maladie reconnues.
Quelles sont les prestations de l'assurance accidents?
L'assurance accidents verse une indemnité journalière pour chaque jour de calendrier à partir du troisième jour qui suit l'accident. Cette indemnité s'élève à 80 % du revenu assuré lorsqu'il y a incapacité de travail totale.
Par ailleurs, assurance accidents finance le traitement médical et, le cas échéant, une rente d'invalidité. De même, elle peut verser une indemnité pour atteinte à l'intégrité, une allocation d'impotence ou une rente de survivants en cas de décès.
Qui perçoit l'indemnité?
L'indemnité journalière de 80 % du revenu assuré est versée par assurance accidents L'employeur est tenu de reverser au minimum ce pourcentage à l'employé accidenté. Cette indemnité journalière n'est pas soumise à l'AVS.
Incapacité de travail de longue durée
En cas d'incapacité de travail de longue durée, l'employé est généralement exempté de cotisation au bout de trois mois par les caisses de pensions. L'employeur informe la caisse de pensions de l'accident.
Aucune déclaration particulière ne doit être faite pour les autres assurances sociales, les cotisations sont revues à la fin de l'année en fonction des salaires versés.
Est-il possible de licencier une personne accidentée?
L'employé qui se retrouve dans l'incapacité de travailler à la suite d'un accident est protégé contre le licenciement, comme en cas de maladie ou de grossesse. La protection légale contre le licenciement est de 30 jours pour les contrats de travail de moins d'un an, après la période d'essai, de 90 jours de la 2e à la 5e année de service et de 180 jours à partir de la 5e année de service. Passé ce délai, l'employé peut être licencié même s'il est encore dans l'incapacité de travailler.
Soutien de l'AI à la réinsertion
S'il semble qu'un collaborateur risque de se retrouver longtemps en incapacité de travail par suite d'une maladie, n'hésitez pas à vous adresser à votre office AI.
L'entreprise doit réduire ou suspendre le travail
Lorsqu'une entreprise doit réduire temporairement l'horaire de travail ou cesser totalement le travail, pour des motifs économiques indépendant de sa volonté, l'employé a droit à une indemnité de l'assurance-chômage. La réduction ou la suspension du travail doit être temporaire, c'est-à-dire qu'elle ne doit pas durer, et le versement de l'indemnité en cas de réduction de l'horaire de travail doit permettre de préserver des emplois.
Qui a droit à cette indemnité?
L'indemnité en cas de réduction de l'horaire de travail est versée à l'employeur, indépendamment du droit de chaque employé à une indemnité de chômage. Elle est donc également versée pour des personnes qui n'ont pas droit, elles-mêmes, à une prestation de l'assurance-chômage, comme les frontaliers et les saisonniers.
N'ont pas droit à cette indemnité les personnes dont le contrat de travail a été résilié, ni celles qui déterminent ou peuvent influer de manière déterminante sur les décisions de la société parce qu'elles sont actionnaires, ont investi des fonds ou sont membres de l'échelon supérieur de la direction. Il en va de même pour leurs conjoints qui travaillent dans l'entreprise à titre de collaborateurs.
Que verse l'assurance-chômage?
L'indemnité en cas de réduction de l'horaire de travail s'élève à 80 % de la perte de gain imputable. Elle ne peut être versée, en l'espace de 2 ans, que pendant 18 mois au maximum.
A qui faut-il adresser sa demande d'indemnité?
L'employeur qui réclame une indemnité en cas de réduction de l'horaire de travail doit adresser sa demande par écrit, au moins 10 jours avant le début de la réduction de l'horaire de travail, à l'instance cantonale compétente. Le délai de préavis peut être ramené à trois jours, exceptionnelle-ment, lorsque des circonstances particulières l'exigent. Lorsque cet avis intervient trop tard, la réduction de l'horaire de travail n'est prise en compte qu'après l'expiration du délai prescrit. La de-mande doit être adressée à l'instance compétente, généralement l'Office cantonal du travail. Le versement de l'indemnité en cas de réduction de l'horaire de travail est effectué par la caisse de chômage choisie par l'employeur.
Remarques concernant la procédure
Il existe des formulaires spéciaux pour annoncer une réduction de l'horaire de travail ou faire valoir une indemnité en cas de réduction de l'horaire de travail. L'employeur peut se les procurer auprès de l'instance cantonale compétente ou de la caisse de chômage.
L'entreprise ne peut pas travailler en raison du mauvais temps
L'indemnité en cas d'intempéries que prévoit l'assurance-chômage offre un salaire de substitution aux employés de certaines branches qui ne peuvent travailler en raison du mauvais temps. La suspension du travail est considérée comme due aux intempéries lorsque celles-ci le rendent techniquement impossible ou économiquement injustifiable, malgré des mesures de protection, ou encore que l'on ne peut raisonnablement attendre des employés qu'ils travaillent dans ces conditions.
Quelles sont les branches concernées?
Seules certaines branches, délimitées avec précision par la législation, ont droit aux indemnités en cas d'intempéries parce que leur fonctionnement dépend largement du temps. Il s'agit des branches suivantes:
- bâtiment et génie civil,
- charpenterie
- taille de pierres et carrières
- extraction de sable et de gravier
- construction de voies ferrées et de conduites en plein air
- aménagements extérieurs
- sylviculture
- pépinières et extraction de tourbe
- extraction de terre glaise et tuilerie
- pêche professionnelle
- transports dans la mesure où les véhicules servent exclusivement au transport de matériaux d'excavation ou de construction vers ou à partir de chantiers ou de matériaux provenant de lieux d'extraction de sable et de gravier, scieries.
Les employés travaillant dans des exploitations purement viticoles, des plantations et des exploitations fruitières ou maraîchères peuvent également en bénéficier lorsque les travaux saisonniers ne peuvent pas s'effectuer normalement en raison d'une sécheresse ou de pluies inhabituelles.
Qui a droit à une indemnité en cas d'intempéries?
Tous les employés cotisant à l'assurance-chômage y ont droit, même s'ils n'ont pas personnelle-ment droit à une indemnité de chômage.
Où faire valoir son droit à une indemnité en cas d'intempéries?
La demande d'indemnité en cas d'intempéries doit être adressée à l'instance cantonale compétente. Il s'agit généralement de l'Office cantonal du travail. L'employeur peut choisir librement la caisse de chômage qui effectuera le paiement.
Comment faire sa demande?
La demande doit être faite au plus tard le 5e jour du mois suivant la suspension du travail au moyen du formulaire prévu à cet effet. Si elle arrive trop tard, sans motif excusable, le droit est différé en fonction du retard.
Quel est le montant de l'indemnité en cas d'intempéries?
L'indemnité en cas d'intempéries s'élève à 80 % de la perte de gain imputable. Elle est versée à l'entreprise qui reverse le montant auquel il a droit à chaque employé. Les cotisations sociales sont dues sur ce salaire.
L'entreprise licencie du personnel
Lorsque aucune disposition particulière n'est prévue par la convention collective de travail ou le contrat de travail, ce sont les délais légaux qui s'appliquent. Le délai est de sept jours pendant la période d'essai.
Pendant la première année de service, il est possible de résilier le contrat pour la fin du mois qui suit. Lorsque le contrat de travail date de plus d'un an, le délai de préavis est de deux mois. Lors-qu'il date de plus de neuf ans, le délai de préavis est de trois mois.
Il est interdit de licencier une personne malade, accidentée, enceinte ou effectuant son service militaire; cette interdiction n'a pas la même durée selon la longueur du rapport de travail. Un contrat de travail peut être résilié à tout moment d'un commun accord entre l'employé et l'employeur. Les cotisations sociales sont dues jusqu'à la fin du rapport de travail.
Lorsque l'employeur licencie un employé, il doit le communiquer à la caisse de pensions, qui doit également être informée de ce qu'elle doit faire de la prestation de libre passage. Aucune déclaration n'est nécessaire pour les autres assurances sociales.
Obligations de l'employeur en cas de chômage
Lorsque la personne licenciée se retrouve au chômage, son ancien employeur doit, à sa demande, remplir un formulaire intitulé «Attestation de l'employeur» à l'attention de l'assurance-chômage. Il doit y indiquer, notamment, la durée du contrat de travail, le motif du licenciement et le montant du salaire versé. Il peut être sanctionné s'il ne remplit pas ce formulaire.
Passage dans l'assurance individuelle
L'employeur doit informer l'employé licencié qu'il peut, s'il est affilié à une assurance collective d'indemnité journalières, contracter une assurance individuelle. La personne licenciée doit faire usage de ce droit de passage dans les trois mois qui suivent cette communication. De même, cette personne peut conserver une assurance contre les accidents non professionnels. Le délai de déclaration de la personne concernée est d'un mois après la fin du rapport de travail.
Par ailleurs, la caisse de pensions couvre les risques de décès et d'invalidité pendant les 30 jours qui suivent la fin du rapport de travail.
Les assurances à contracter
AVS/AI/APG: obligatoires pour tout le monde
Indépendamment de votre statut de salarié ou d'indépendant, vous êtes assuré auprès de l'AVS, de l'AI et des APG. Vous payez des cotisations qui sont fonction de votre salaire ou de votre chiffre d'affaires.
Où êtes-vous assuré en tant que propriétaire d'une SA ou d'une Sàrl?
Les SA et les Sàrl sont des personnes morales. Même si vous êtes le seul détenteur du capital, vous travaillez sur la base d'un contrat d'engagement et n'êtes donc pas indépendant. Il vous faut donc souscrire une assurance-accidents, obligatoire, et prévoir une prévoyance professionnelle (caisse de pensions). Vous devez également payer les cotisations de l'assurance-chômage.
Où pouvez-vous vous assurer volontairement?
Si vous travaillez comme indépendant, vous pouvez souscrire volontairement une assurance-accidents et, dans certaines conditions, prévoir une prévoyance professionnelle.
Vous pouvez aussi, indépendamment de votre statut, conclure une assurance d'indemnités journalières en cas de maladie pour les arrêts de travail dus à une maladie. De même, quel que soit votre statut, vous pouvez verser des contributions fiscalement déductibles au 3e pilier (pilier 3a). Les personnes déjà affiliées à une caisse de pensions peuvent verser des montants moins élevés au 3e pilier.
Restrictions concernant l'assurance-chômage
Même si vous êtes salarié, il se peut que vous n'ayez pas droit à une indemnité de l'assurance-chômage. Si votre entreprise traverse des difficultés et que vous devez réduire votre volume de travail ou encore que vous vous retrouvez au chômage, il vous faut observer les points suivants: aussi longtemps que l'entreprise n'est pas liquidée et que vous en restez l'organe dirigeant (par exemple en tant que membre du conseil d'administration, associé avec responsabilité illimitée), vous n'avez aucun droit légal à une indemnité en cas de réduction de l'horaire de travail. Et vous n'avez pas droit non plus, en vertu de la jurisprudence du Tribunal fédéral des assurances, à une indemnité de chômage. Le droit à une prestation de l'assurance-chômage présuppose que votre entreprise a été liquidée ou que l'assuré n'a plus de responsabilité dans sa gestion.
Liste des abréviations
- AA Assurance-accidents obligatoire
- AC Assurance-chômage
- AF Allocations familiales
- AI Assurance-invalidité
- AM Assurance militaire
- Amal Assurance-maladie
- APG Allocations pour perte de gain
- ATF Arrêt du Tribunal fédéral, cité dans le recueil officiel des arrêts du Tribunal fédéral
- AVS Assurance-vieillesse et survivants
- CC Code civil
- CO Code des obligations
- LAA Loi fédérale sur assurance accidents
- LACI Loi fédérale sur l'assurance-chômage obligatoire et l'indemnité en cas d'insolvabilité
- LAI Loi fédérale sur assurance invalidité
- LAM Loi fédérale sur l'assurance militaire
- LAMal Loi fédérale sur assurance maladie
- LAPG Loi fédérale sur le régime des allocations pour perte de gain en cas de service et de maternité (loi sur les allocations pour perte de gain)
- LAVS Loi fédérale sur assurance vieillesse et sur-vivants (loi sur l'AVS)
- LCA Loi fédérale sur le contrat d'assurance
- LFA Loi fédérale sur les allocations familiales dans l'agriculture
- LFLP Loi fédérale sur le libre passage dans la pré-voyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité
- LPC Loi fédérale sur les prestations complémentaires à assurance vieillesse, survivants et invalidité
- LPP Loi fédérale sur la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité
- OACI Ordonnance sur l'assurance-chômage obligatoire et l'indemnité en cas d'insolvabilité
- OLP Ordonnance sur le libre passage dans la pré-voyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité
- OPP 2 Ordonnance sur la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité
- OPP 3 Ordonnance sur les déductions admises fiscalement pour les cotisations versées à des formes reconnues de prévoyance
- PC Prestations complémentaires
- PP Prévoyance professionnelle
- RAI Règlement sur assurance invalidité
- RAVS Règlement sur assurance vieillesse et sur-vivants (règlement sur l'AVS)
- RSAS Revue suisse des assurances sociales et de la prévoyance professionnelle
- TFA Tribunal fédéral des assurances (fait partie du Tribunal fédéral)
Quelques définitions
Franchise Lorsque des rentiers continuent à exercer une activité lucrative dépendante, 1400 francs par mois (16 800 francs par année) sont exemptés de cotisations AVS/AI/APG.
Gain accessoire Gain qui s'ajoute au revenu principal. S'il ne dépasse pas 2000 francs par an, il ne doit pas nécessairement être déclaré dans la LAA, ni à l'AVS/AI/APG, mais il faut dans ce cas établir une déclaration de renonciation.
Indemnité de départ (art. 339b CO) Cette disposition relativement contraignante perd de son importance, car les employés peuvent désormais de plus en plus fréquemment compter dans ce cas sur les caisses de pensions. Des indemnités de départ sont cependant encore nécessaires dans certaines situations: lors de licenciements massifs, lorsque la personne concernée a un salaire élevé qui n'est pas entièrement cou-vert par la LPP ou lorsqu'il s'agit de personnes ayant un bas revenu qui ne sont pas soumises à l'obligation de s'assurer selon la LPP. Toutes les conditions suivantes doivent être remplies pour qu'une indemnité de départ soit octroyée:
- les rapports de travail ont pris fin;
- l'employé, au moment de la fin des rapports de travail, est âgé de 50 ans au moins;
- les rapports de travail ont duré 20 ans au moins (le droit subsiste en cas d'interruption de courte durée).
Indépendants Est considérée comme indépendante toute personne qui, en assumant elle-même le risque que cela comporte et sans recevoir de directives de tiers, travaille dans ses propres locaux ou en se servant d'eux pour plusieurs clients auprès desquels elle s'est elle-même fait connaître. La caisse de compensation examine de cas en cas si une personne est indépendante au sens de l'AVS.
Période de cotisation Période pendant laquelle des cotisations doivent être versées.
Personnes exerçant une activité lucrative dépendante Personnes engagées dans des rapports de subordination qui n'assument pas de risque d'entreprise (y compris les actionnaires uniques employés d'une SA ou les associés d'une Sàrl) et reçoivent un certificat de salaire pour leur travail.
Revenu imposable Revenu après soustraction de toutes les sommes déductibles. C'est à ce revenu que s'appliquent les échelles des taux d'imposition.
Salaire brut Salaire avant prélèvement des cotisations sociales, déterminant pour l'AVS/AI/APG.
Salaire déterminant Pour l'AVS/AI/APG: salaire brut. Pour la LAA: salaire jusqu'à un maximum de 126 000 francs. Pour la LPP: salaire jusqu'à un maximum de 79 560 francs, après déduction du montant de coordination de 23 205 francs (état 2008).
Salaire net Salaire après prélèvement des cotisations sociales, soit en règle générale le salaire effectivement versé.
Les différentes formes juridiques et caractéristique des entreprises
| Types d'entreprises |
Membres |
Personnalité |
Registre du commerce |
Désignation |
| Entreprise individuelle |
1 personne |
Physique |
Non |
Nom de famille |
| Entreprise en nom collectif |
2 personnes ou davantage |
Physique |
Oui |
Nom de famille d'au moins un des membres |
| Société anonyme (SA) |
Trois personnes morales ou physiques au minimum
|
Morale |
Oui |
Nom et SA |
|
Société à responsabilité limitée (Sàrl)
|
Comme SA |
Morale |
Oui |
Nom et Sàrl |
Pour en savoir plus sur la gestion d'entreprise