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Malgré les turbulences constatées sur les marchés financiers, les perspectives d'avenir restent bonnes, même si la majorité des établissements envisagent l'avenir avec moins d'optimisme qu'il y a un an.

Par rapport à l'année précédente, les banques entrevoient avec moins d'euphorie les évolutions concernant le secret bancaire, l'impôt compensatoire et la transparence fiscale. Pour ce qui est des valeurs patrimoniales gérées, rares sont pourtant celles qui prévoient des sorties nettes susceptibles de constituer une menace. En plus du renforcement de la réglementation, les banques estiment qu'elles devront relever des défis plus importants au cours du nouvel exercice dans le domaine de la gestion du risque de taux d'intérêt et du risque de crédit.

 

Baisse de confiance dans les établissement privés et étrangers

Parmi les 120 banques suisses interrogées en décembre 2011 dans le cadre du baromètre des banques 2012 d'Ernst & Young (sans les deux grandes banques), 15% (contre 52 l'année précédente) qualifient l'évolution actuelle de la marche des affaires comme positive, 62% estiment que la marche des affaires est plutôt positive (contre 40% il y a un an), tandis que près d'un tiers la jugent négative. Les banques privées et les banques étrangères se montrent moins confiantes, et près de 40% déplorent une évolution défavorable.

Même si l'optimisme est en baisse, les perspectives d'avenir restent bonnes: 71% (contre 92% voici un an) prévoient une évolution positive ou plutôt positive pour 2012. «Les banques évaluent probablement les perspectives de manière un peu plus réaliste qu'il y a un an, lorsque les estimations étaient beaucoup plus optimistes. Même si les avis sont plus réservés, on retiendra néanmoins que les banques suisses ont relativement bien surmonté la crise financière mondiale et la crise de la dette européenne», admet Iqbal Khan, responsable Banking & Capital Markets chez Ernst & Young, à propos des résultats du sondage.

 

La banque de détail est soumis à une forte pression

Les activités de banque de détail est confrontée à une vive concurrence. En effet, 40% des banques interrogées estiment que c'est dans ce secteur que la concurrence est la plus forte, alors qu'elles n'étaient que 22 voici un an. Cette estimation concernant les opérations au bilan classiques est partagée non seulement par les banques régionales et cantonales, mais aussi de plus en plus par les banques privées et étrangères.

«Le niveau durablement bas des intérêts et la baisse des marges d'intérêts qui en découle confrontent de plus en plus souvent les banques à de grands défis dans leur métier de base» concède Patrick Schwaller, responsable du baromètre des banques chez Ernst & Young.

«Par ailleurs, le renforcement des dispositions sur les fonds propres et les liquidités va intensifier la concurrence non seulement dans le cadre des opérations actives, mais aussi dans les opérations passives, c'est-à-dire celles avec les fonds de clients et les fonds d'épargne. En particulier dans le cas d'une hausse des taux, la lutte pour des fonds passifs va sensiblement s'intensifier» poursuit-il.

 

Alors que les banques entrent dans une phase de restauration de leurs affaires, les exigences vont s'accroître en matière de sécurité.

L'étude réalisée par la cabinet Ernst & Young sur la gestion dess risques revèle que les cadres exécutifs des banques interrogés en vue de réaliser cette enquête soutiennent qu'ils faudra s'attendre à une augmentation des coûts pour les établissements financiers. Ceux-ci seront engendrés en vue de gérer les nouvelles exigences et la résistance aux risques dans le cadre des transactions financières.

Les nouvelles règles mise en place au niveau du G20, par le Fonds monétaire international (FMI) et en Europe seront reprises dans leur majorité au niveau national par les instances de régulation locales qui imposeront des restrictions sur le capital, les liquidités, la gestion des risques et les pratiques en matière de compensation. Dans certains pays, il faut cependant encore se demander si elles seront appliquées de matière très strictes et à quelle échéance elles feront tout leurs effets.

 

Les portails Internet, les réseaux sociaux et les sites communautaires en ligne sont toujours plus souvent le motif qui pousse au rachat d'une entreprise.

 

(adi-presse) - Depuis 2005, le nombre de portails Internet qui ont fait l'objet d'un rachat par des concurrents ou des entreprises actives dans les médias a sextuplé. Ce sont surtout les éditeurs qui s'avèrent particulièrement actifs dans ce domaine. Ce sont eux qui sont à l'origine de 36% de tous les investissements dans les portails en ligne, révèle une étude réalisée par le cabinet de conseil Ernst & Young.

Les éditeurs ont toujours de la peine à se constituer leur propre réseau, relèvent les auteurs de cette étude. De plus, il leur est difficile de savoir à l'avance s'il sera possible d'atteindre une très grande audience. En rachetant un réseau existant, le nombre et le profil des usagers d'un site sont parfaitement connus. La reprise d'un tel site permet ainsi aux éditeurs d'atteindre rapidement de nouveaux groupes d'usagers. En contre-partie, les portails profitent du contenu et de la qualité des informations inhérentes aux médias traditionnels. A l'avenir, précise cette étude, les modèles d'affaires basés sur des contenus de première classe vont jouer un rôle très important dans notre société. L'offre de base financée par le Web sera complétée par un contenu de qualité auquel on aura accès en payant.

En moyenne européenne, le nombre de fusions et acquisitions dans le monde Internet a augmenté de 130% depuis 2005. Les plates-formes offrant du contenu ou des services en ligne dominent ainsi largement en terme de nombre de transactions intervenues dans le paysage des médias et du divertissement.

Les plus importants marchés des médias et des loisirs sont aussi ceux qui sont les plus actifs lors des fusions et acquisitions. C'est plus souvent au sein des dix plus grandes nations du Monde que les éditeurs trouvent leur bonheur. Parallèlement, on constate un glissement de l'Ouest vers l'Est de l'intérêt à reprendre un portail Internet ou un réseau social, en priorité vers la Russie et la Pologne. Dans le premier de ces pays, les investissements ont augmenté de 153% durant cette période et de 150% dans le second.

 

Les entreprises suisses ne s'attendent qu'à une lente amélioration de la situation économique.


La crise économique n'ébranle pas la confiance des entreprises suisses dans le système économique national. Le franc constituent en effet l'un des solides piliers  de l'économie helvétique. En dépit de l'incertitude régnant sur les marchés financiers et des discussions incessantes à leur sujet, la confiance dans le secteur financier demeure étonnamment élevée.

Parallèlement, les entreprises en Suisse s'attendent une amélioration lente mais continue de la situation conjoncturelle d'ici les deux prochaines années. A ce titre, les branches du bâtiment et de l'énergie sont les mieux évaluées. Les entreprises de services et industrielles sont pour leur part portées par une tendance haussière durable. Telles sont les conclusions de l'enquête menée par le cabinet de consulting Ernst & Young, auprès de 300 entreprises en Suisse.

 

Le franc et du système économique suisse ont la cote

A l'indice de confiance, les personnes interrrogées placent la stabilité du franc suisse au premier rang: 95% d'entre eux délivrent un satisfecit à la monnaie nationale. 5% n'ont aucune confiance, ou seulement une confiance limitée, à son égard. L'euro n'a rien à lui envier puisque 89% des participants au sondage jugent la monnaie continentale fiable. Le franc suisse et l'euro jouissent d'une bien meilleure considération que le dollar américain. En effet, seuls 52% accordent leur crédit au billet vert, contre 48% d'opinions défavorables.

L'opinion des personnes interrogées est aussi très favorable à l'égard du système économique national: environ 90% des entrepreneurs ont confiance dans le système en Suisse même en période difficile.

Le secteur financier, qui a pourtant le plus souffert de la crise économique, continue également d'inspirer une confiance très élevée. 55% des sociétés interrogées oscillent entre une confiance moyenne ou plutôt importante voire grande dans le secteur bancaire, contre 45% qui ne lui concèdent qu'une confiance limitée voire nulle. Le bilan est encore plus positif pour les assurances, auxquelles quelque 72% expriment leur adhésion.

 

Marquer des points avec une gestion efficace des risques

Au cours de ces derniers mois, les gouvernements du monde entier ont dû intervenir massivement à plusieurs reprises, d'abord pour éviter l'effondrement du système financier, ensuite de plus en plus pour soutenir des pans entiers de l'économie et prévenir ainsi les défaillances d'entreprises essentielles pour le système. Cet engagement considérable des Etats a sans doute contribué à un regain de confiance: 67% des sondés jugent l'implication des pouvoirs publics satisfaisante à judicieuse.

 

Les entreprises tablent sur une lente reprise

Les entreprises suisses jugent leur propre situation avec des sentiments partagés: 19% portent une appréciation négative sur leur situation commerciale, tandis que 42% se montrent plutôt satisfaites. Les plus satisfaites appartiennent aux secteurs du bâtiment et de l'énergie: 50% en effet jugent favorablement leur situation actuelle. Le secteur de la construction s'attend toutefois à une détérioration à court ou moyen terme. Les entreprises de services et industrielles sont pour leur part portées par une tendance haussière durable.

Les entreprises suisses sondées ne croient cependant majoritairement pas à une détérioration importante de leur situation: si les 19% susmentionnés s'attendent à un ralentissement des affaires à court terme (dans les trois prochains mois), 37% tablent au contraire sur une amélioration. A moyen et long terme, les managers prévoient une belle embellie, la proportion des optimistes passant à 61% en comparaison annuelle. Ils sont même 78% à se montrer confiants pour les deux prochaines années. L'optimisme est tout particulièrement de mise parmi les entreprises de services, dont 84% prévoient une évolution positive des affaires dans les deux années à venir.

Evoquer une reprise semble prématuré: l'embellie qui s'esquisse est encore balbutiante, d'autant que les entreprises s'attendent à court terme à une nouvelle détérioration de la situation économique en Suisse: 33% tablent sur une évolution négative dans les trois prochains mois contre seulement 16% d'optimistes. Sur une perspective de six mois par contre, ces derniers sont majoritaires.

Pour l'heure, plusieurs facteurs entravent encore une véritable reprise: l'augmentation du chômage menace de réduire la consommation des ménages. S'ajoute à ce constat l'attitude retenue des banques en matière d'octroi de crédits ainsi que les incertitudes qui continuent de peser sur le secteur financier. La santé des banques demeure fragile. Si la situation s'est stabilisée, toute mauvaise surprise n'est cependant pas totalement à exclure.

 

Inquiétude sur les prix de l'énergie
En l'état actuel, les directeurs et cadres interrogés observent la hausse des prix de l'énergie avec une vive appréhension: 69% des personnes interrrogées précisent que cette évolution les inquiète à moyen terme. Les prix énergétiques très élevés de l'année dernière reste gravé dans toutes les mémoires.

L'inflation est le deuxième souci des entreprises et 57% d'entre elles craignent les suites négatives d'une dévaluation croissante. Les Etats se sont lourdement endettés en lançant des programmes destinés à lutter contre la crise économique et en injectant de plus en plus d'argent dans le marché. Et la crainte inflationniste n'est pas totalement injustifiée. La reprise dépendra du moment et de l'ampleur des mesures prises par les banques centrales pour contrecarrer cette possible émergence.

Les entrepreneurs restent également soucieux à l'égard de l'endettement public: ils sont 55% à s'inquiéter à moyen terme de cette évolution. A court terme, nul ne pourra cependant faire l'économie d'une consolidation des finances publiques.

 

Stefan Amstad, Willy Hofstetter et Louis Siegrist deviennent membres de la direction du grand cabinet d'audit en Suisse.

Avec ces nominations, le conseil d'administration d'Ernst & Young Suisse structure la direction  en fonction de cette organisation intégrée. Stefan Amstad, responsable Audit pour le secteur Financial Services, Willy Hofstetter, responsable Quality & Risk Management and Compliance et Louis Siegrist, responsable Human Resources deviennent membres de la direction au 1er avril 2009.

Thomas Huwyler, Markus Schweizer et Martin Studer quittent de leur côté la direction suisse pour intégrer l'organisation globale. Thomas Sauber est nommé responsable du siège de Zurich, Robert-Jan Bumbacher responsable de celui de Bâle et le prof. Bernhard Zwahlen responsable de celui de Berne. Ces trois partners remplacent Marco Tagmann, Manuel Aeby et Jürg Scheller.

Stefan Amstad est partner depuis 2005. Cet économiste et expert-comptable diplômé de 39 ans est responsable d'audit bancaire reconnu par la FINMA et membre du groupe de travail  ''Présentation des comptes''. Au sein de l'organisation globale d'Ernst & Young, il fait partie de l'organe de direction de l'audit pour le secteur Financial Services dans la région EMEIA comprenant l'Europe, le Moyen-Orient, l'Inde et l'Afrique.

Willy Hofstetter est partner depuis 2002. Agé de 42 ans, cet expert-comptable diplômé est membre de la Commission d'audit de la Chambre fiduciaire. Il jouit d'une longue expérience dans le suivi de mandats d'audit d'entreprises internationales et cotées en bourse.

Louis Siegrist, partner depuis 1999, a été nommé responsable du conseil en transactions en 2008. Economiste et expert-comptable diplômé, il est âgé de 48 ans et dispose d'une grande expérience dans le suivi de mandats nationaux et internationaux d'évaluation et de due  diligence. Il donne également des cours en évaluation d'entreprises.

Partner depuis 1999, Thomas Sauber a été nommé General Counsel en 2003. Ce juriste et avocat de 53 ans est au bénéfice d'une longue expérience en matière de mandats dans le conseil en transactions ainsi que dans le droit des sociétés, le droit commercial et le droit de la concurrence.

Robert-Jan Bumbacher est partner depuis 1998. Agé de 45 ans, economiste et expert-comptable diplômé, il a une large expérience dans le suivi de mandats nationaux et internationaux d'audit et de conseil. Il est professeur à la Fachhochschule Nordwestschweiz, dans le cadre du séminaire "Auditing".

Parteneaire du cabinet d'audit depuis 1995, Bernhard Zwahlen est un expert du droit fiscal. Il fait partie de la direction de l'Institut de Droit Fiscal Suisse et International (ISIS) et est membre de la Chambre fiduciaire au titre d'expert reconnu en fiscalité. Au sein de l'organisation internationale d'Ernst & Young, il est responsable de la clientèle fiscale privée pour la région GSA qui recouvre l'Allemagne, la Suisse et l'Autriche.

 

Alors que régulateurs et auditeurs accordent une importance accrue à la mesure de la juste valeur, une étude révèle que est le poids des actifs immatériels constatés lors de 709 opérations d'acquisition.

 

Les principaux enseignements de cette enquête sont que le goodwill représente en moyenne 47% de la valeur des entreprises acquises. Or, les tests de dépréciation annuels du goodwill peuvent entraîner des dépréciations en cas de baisse de la valeur des sociétés acquises ou de la non réalisation des synergies attendues au moment de l'acquisition.

En moyenne, seul 33% de l'immatériel (total du goodwill et des actifs incorporels identifiés) est alloué à des actifs incorporels spécifiques. 67% est laissé en goodwill. Selon les normes IFRS, la valeur résiduelle du goodwill doit être justifiée. Dans les rapports annuels, ceci est généralement fait de façon très succincte, les composantes de la valeur de l'entreprise acquise n'étant que très peu explicitées.

 

Une grande importance à la relation clientèle

Parmi les actifs incorporels reconnus par les acquéreurs, les relations clientèles arrivent en première position. 44% des opérations de fusions acquisitions étudiées donnent en effet lieu à la comptabilisation de contrats clients ou relations clientèles.

Ces actifs sont particulièrement importants dans les secteurs des assurances et des télécommunications, où une transaction est souvent motivée par l'acquisition d'un portefeuille de clients. Parmi les autres actifs les plus souvent comptabilisés, on retrouve la marque (31% des transactions) et la technologie (20% des transactions).

 

Comment évaluer les actifs correctement?

Les conséquences comptables des acquisitions doivent être considérées avec attention par les équipes en charge des fusions-acquisitions. En effet, les normes IFRS obligent les entreprises à évaluer ou réévaluer dans chaque transaction les actifs corporels et incorporels acquis.

Ces évaluations ou réévaluations entraînent des charges d'amortissement additionnelles et ont donc un impact direct sur les résultats futurs des entreprises procédant à des acquisitions. Dans 23% des acquisitions, aucun actif incorporel n'est reconnu. De plus, les acquéreurs ne communiquent dans certains cas que sur le montant total des actifs incorporels reconnus.

 

Evaluation plus délicate de la juste valeur

Les changements attendus à partir du 1er juillet 2009 sur les normes IFRS relatives aux regroupements d'entreprise (IFRS 3 révisée) accorderont une part plus importante à la mesure de la juste valeur. Les exercices d'évaluation seront donc plus complexes, notamment dans le cadre du calcul des compléments de prix, des acquisitions par étapes et de l'évaluation des intérêts minoritaires.

 

 

Une étude que vient de publier le cabinet de conseil et d'audit Ernst & Young révèle qu'en cette période de crise financière, une majorité de décideurs envisagent des cessions d'actifs. Encore faut-il savoir comment trouver des acquéreurs suffisamment fortunés.

 

L'étude Divesting in turbulent times a recueilli l'avis de 360 décideurs de grandes groupes internationaux sur leurs intentions en matière de cessions d'actifs, les profils des acquéreurs potentiels et les nouvelles difficultés rencontrées sur le marché des transactions dans un contexte de crise.

En temps de crise, de nombreux décideurs internationaux (53% du panel) envisagent effectivement de se désengager spontanément d'un ou plusieurs de leurs actifs non stratégiques. Mais la question qui ese pose dans ce cas est de savoir à qui vendre ces actifs quand les liquidités se font rares?

 

Les pays émergeants en embuscade

Plus d'une personne interrogée sur cinq (23%) considère que les pays émergents seront les principaux acquéreurs de leurs actifs dans les deux ans à venir, contre seulement 11% qui pensait que ce serait le cas voici deux ans.

Selon les décideurs interrogés, de nombreuses entreprises implantées dans ces régions auraient encore beaucoup de liquidités et seraient à l'affût de coups qui pourraient d'avérer rentables. Dans un contexte favorable aux acquéreurs, des actifs qui n'auraient jamais été vendus auparavant se trouvent en effet aujourd'hui sur le marché.

La montée de ces nouveaux acquéreurs, fait aussi émerger de nouveaux enjeux. Se pose ainsi la question de la capacité de ces acteurs que l'on n'avait pas l'habitude de voir sur les marchés, de mener à bien des deals internationaux dont la complexité ne cesse de croître.

 

Savoir prendre son mal en patience

L'étude montre également que seulement un tiers (36%) des répondants estiment que les cessions récentes de leur entreprise ont répondu à leurs attentes. Le manque de temps de préparation est désigné le plus souvent comme la principale raison de cet échec (évoqué en première position par 62% des personnes interrogées).

Malgré l'urgence et le besoin de liquidités, qui souvent poussent les entreprises à céder des actifs le plus vite possible (certaines entreprises n'ont eu guère plus de 10 jours pour préparer une cession), prendre le temps pour préparer le dossier n'est jamais aussi important qu'en temps de crise (les répondants estiment qu'une cession réussie prends de 6 à 12 mois).

Il faut également être conscient que dans les conditions de marché actuelles, les due diligences financières traditionnelles peuvent même ne plus suffire. La solution évoquée est d'anticiper la nécessite de la vente éventuelle d'un ou plusieurs de ses actifs et penser à revoir régulièrement ses différentes activités dans cette optique.

 

En 2007, l'industrie mondiale de la biotechnologie a atteint des niveaux record en termes de financement et d'opérations financières.

 

Les investisseurs et les partenaires stratégiques ont manifesté des signes de confiance à l'égard du secteur, alors que l'industrie, en 2008, sera soumise à des conditions de financement très strictes au niveau mondial. C'est un des constats que dresse Beyond Borders: Global Biotechnology Report 2008, le rapport annuel d'Ernst & Young sur les tendances qui se dessinent dans l'industrie de la biotechnologie.
«En 2007, les investisseurs ont été attirés par l'extraordinaire valeur que représente l'innovation en matière de biotechnologie et ont obtenu des résultats impressionnants: en effet, le financement de capital-risque et les opérations financières ont atteint des niveaux sans précédent», note Glen Giovannetti, Responsable mondial du secteur des biotechnologies chez Ernst & Young. «Si elle entend poursuivre les progrès réalisés depuis plusieurs années, l'industrie doit être capable de relever les défis actuels: apaiser les marchés de capitaux publics, observer les réglementations de manière plus rigoureuse, obtenir des homologations pour davantage de produits, surmonter les obstacles liés au remboursement grâce à une discipline fiscale et mettre en oeuvre les capacités de création et d'innovation qu'on lui connaît».

Les constats majeurs issus du rapport sont notamment les suivants:

  • L'industrie mondiale de la biotechnologie a connu une année très positive sur le front des financements.
  • Les entreprises européennes et américaines ont amassé des gains supérieurs à 29,9 milliards de dollars - un nouveau record, excepté l'année 2000, qui avait profité des expérimentations sur le génie génétique.
  • Le financement de capital-risque a atteint en 2007 un record absolu, avec des investissements qui s'élèvent à un total de quelque 7,5 milliards de dollars, dont 5,5 milliards de dollars aux Etats-Unis et une croissance de 72% au Canada.
  • Le chiffre d'affaires global des entreprises publiques de biotechnologie a grimpé de 8% en 2007, franchissant ainsi pour la première fois le seuil des 80 milliards de dollars. Il aurait augmenté de 17% environ - le taux de croissance annuelle composé historique de l'industrie - si certaines grandes entreprises pharmaceutiques n'avaient pas racheté plusieurs producteurs leaders sur le marché en termes de chiffre d'affaires.
  • La perte nette enregistrée par l'industrie mondiale est passée de 7,4 milliards de dollars en 2006 à 2,7 milliards en 2007. Aux Etats-Unis, l'industrie s'est rapprochée du seuil de rentabilité comme jamais auparavant.
  • Les opérations financières ont atteint de nouveaux records en 2007. Aux Etats-Unis, la valeur potentielle totale des opérations annoncée durant l'année (fusions, acquisitions et alliances stratégiques) a flirté avec les USD 60 milliards, dépassant très largement celle des autres années. En Europe, la valeur potentielle totale de ce type d'opérations a fait un bond gigantesque à 34 milliards de dollars environ.

 

L'industrie européenne renforce sa position
«L'industrie européenne de la biotechnologie est nettement plus forte qu'il y a à peine quelques années. Les entreprises sont capables d'attirer des acheteurs stratégiques en masse et atteignent une croissance remarquable en termes de valeur des opérations, en développant leurs pipelines et en faisant homologuer davantage de produits», tels sont les commentaires de Jürg Zürcher, Responsable du secteur des biotechnologies chez Ernst & Young pour la Suisse et l'Europe centrale, sur la situation du secteur des biotechnologies en Europe. «Etant donné que l'industrie s'apprête à affronter un environnement financier plus hostile, elle devra, pour résister, s'appuyer sur ses forces, en passant du stade de l'élaboration du pipeline à la commercialisation des produits dans les prochaines années».


Nouveaux records atteints en Suisse

En Suisse le secteur des biotechnologies a vu s'établir de nouveaux records en 2007 dans le domaine de la R&D. Les investissements dans la recherche et le développement réalisés par les entreprises privées et cotées en Bourse se montent à un total de1,696 million de francs contre 600 million l'année précédente, ce qui représente une augmentation de 6%.

Alors que l'industrie a enregistré en 2007 des résultats très positifs sur plusieurs fronts, l'apparition de nouveaux défis complique, pour bon nombre d'entreprises de biotechnologie, la poursuite de leurs activités. Aux Etats-Unis, le nombre de produits homologués a diminué, du fait que les questions de sécurité liées à ceux déjà homologués prennent une importance grandissante, tandis que certaines contraintes, en termes de ressources, ont pesé sur la Food and Drug Administration (FDA).
En Grande-Bretagne, compte tenu des pressions de plus en plus fortes sur les prix, une entreprise a, pour la première fois, conclu un accord destiné à rembourser à un payeur les coûts nécessaires pour traiter des patients sur lesquels le médicament n'a pas produit son effet. En Chine, les questions de sécurité ont débouché sur des mesures réglementaires draconiennes. Pendant ce temps-là, l'industrie doit faire face à une application plus rigoureuse de nombreuses réglementations, qui vont de la vente et du marketing au Foreign Corrupt Practices Act.


De nouvelles règles pour une nouvelle donne: des changements profonds à venir dans l'industrie
Le Beyond Borders Report passe au crible trois tendances majeures qui sont en train de transformer les modèles d'entreprise et la nature de la concurrence pour les entreprises pharmaceutiques et de biotechnologie.

1 - Réinventer le secteur des grandes entreprises pharmaceutiques Confrontées à des expirations de brevet comme jamais auparavant, les entreprises pharmaceutiques essaient d'augmenter leurs bénéfices en réduisant les coûts et en procédant à des opérations financières. Toutefois, le rapport souligne que de telles méthodes ne constituent qu'une solution provisoire. A long terme, les entreprises pharmaceutiques devront repenser fondamentalement leurs structures et leurs techniques d'incitation afin d'améliorer l'efficacité de leurs efforts d'innovation. La chance qui s'offre aux entreprises de biotechnologie est de collaborer avec les grandes entreprises pharmaceutiques, en ayant recours à des modèles d'entreprise créatifs qui les rendent plus flexibles et leur permettent de tirer un bénéfice plus grand de la valeur qu'elles contribuent à créer.

2 - Avènement de la médecine personnalisée
Certains mécanismes de marché tels que les pressions sur les prix et les questions de sécurité incitent les gens à se tourner vers la médecine personnalisée. Selon le Beyond Borders Report, la médecine personnalisée va profondément transformer le contexte de concurrence, en altérant le pouvoir de négociation des petites et grandes entreprises pharmaceutiques et en les obligeant à puiser leurs avantages concurrentiels dans des sources plus traditionnelles.

3 - Mondialisation
La mondialisation, à l'image de la médecine personnalisée, altère profondément les avantages concurrentiels traditionnels des entreprises pharmaceutiques et de biotechnologie. Si l'on en croit le rapport, les entreprises qui, dans un premier temps, ont centré leurs efforts sur la réduction des coûts liés à l'élaboration des médicaments, n'en tireront des gains que provisoires. Travailler avec des partenaires au sein des marchés émergents, afin de développer des produits novateurs spécifiquement adaptés aux conditions des marchés locaux, voilà la véritable chance qui s'offre aux entreprises occidentales.

 

Constats majeurs pour l'Europe
En 2007, les bénéfices de l'industrie européenne ont baissé suite au rachat de Serono par Merck. Sans cette acquisition, les bénéfices des entreprises publiques auraient augmenté de 20%. Après une faible croissance pendant plusieurs années, le secteur européen enregistre à présent, sur la durée, de bons résultats financiers.
  • L'industrie a atteint un total de 5,5 milliards d'euros, ce qui représente une augmentation de 18% par rapport au chiffre de 4,6 milliards d'euros en 2006.
  • Le nombre des produits destinés à l'usage médical - y compris ceux qui se trouvent au stade clinique et préclinique - a augmenté de 9%, c'est-à-dire qu'il est passé de 1576 en 2006 à 1712 en 2007.
 
Selon une récente enquête de la société Ernst & Young, les entreprises comptant d’importantes liquidités effectueront des acquisitions stratégiques en 2008, ce qui leur permettra de renforcer leurs métiers de base.

Selon des représentants des secteurs Investment Banking, Private Equity et Corporate Finance, le nombre de fusions et acquisitions va continuer de baisser et la pression sur les prix commence à se faire sentir. Ils expliquent cette évolution par l’attitude réservée des banques appleées à financer des rachats par des sociétés de Private Equity ainsi que par la hausse des taux d’intérêt sur les capitaux empruntés.


Les transactions de moyenne envergure restent stables
Les décideurs interrogés s’attendent à ce que de nombreuses entreprises saisissent cette opportunité et adoptent un comportement anticyclique. Après plusieurs années fastes, beaucoup d’entreprises disposaient de bilans solides et de liquidités importantes.
«Pour les entreprises dotées d’importantes liquidités, justement, 2008 sera l’occasion d’effectuer des acquisitions stratégiques, qui leur permettront de renforcer leurs métiers de base» explique Louis Siegrist, partnaire et responsable de Transaction Advisory Services chez Ernst & Young Suisse. Il estime que les transactions de moyenne envergure en Suisse resteront stables car de nombreux entrepreneurs cherchent des solutions pour régler leur succession. En ce qui concerne les transactions importantes, Louis Siegrist table par contre sur un recul des opérations.


Des entreprises très convoitées
En 2008, il faut cependant aussi s’attendre à des rachats. «Pour les fonds souverains et les investisseurs privés d’Asie et du Proche-Orient ainsi que pour les grands groupes, cette correction est déjà presque une invitation à diversifier leur portefeuille par des acquisitions», affirme Louis Siegrist.
En Suisse, selon lui, ce sont les entreprises industrielles ayant accès à des technologies-clés qui attisent le plus les convoitises. Et un durcissement de l’obligation d’information concernant les participations n’infléchirait guère cette tendance. «En 2008 aussi, on ne peut pas exclure les rachats hostiles» annonce Louis Siegrist.
 
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