Vendredi, 10 Février 2012
Ecrit par Pierre-Henri Badel
En 2011, la grande banque suisse a dégagé un bénéfice de 1,95 milliards de francs, en baisse de 62% par rapport à l'année précédente.
Patron du Credit Suisse, Brady Dougan (photo ci-contre) a reconnu que dans un marché et un environnement économique incertain, le redémarrage observé depuis le début de 2012 l'a encouragé dans ses efforts et devrait permettre de réaliser son objectif d'atteindre un rendement de fonds propres ajusté de 15%.
Si, sur l'ensemble de l'année 2011, les comptes du Credit Suisse se sont encore avérés positifs, au dernier trimestre de 2011, ils ont été marqués par une perte de 637 millions de francs. Un résultat surtout affecté par des coûts de réalignement de ses activités, de l'abandon strratégique de certaines activités ainsi que de la réduction des actifs pondérés visant à se rapprocher des critères de Bâle III. A l'occasion de la présentation de ses résultats, Brady Dougan a reconnu que les résultats du quatrième trimestre étaient décevants, mais qu'il avait pris la décision, à mi-2001, de réduire drastiquement l'exposition aux risques de la banque. Il a par ailleurs indiqué que son plan de réduction des coûts étaient sur la bonne voie, permettant ainsi de réaliser des économies à hauteur de 2 milliards de francs. Cela va assurément encore se concrétiser par des licenciements de personnel.
Ses activités de banque privée se sont soldées par un bénéfice de 467 millions de francs au quatrième trimestre 2011, celles de gestion de fortune par un gain de 284 millions de francs durant la même période (contre 606 milions un an auparavant). Le bénéfice dégagé des activités découlant des clients institutionnels s'est élevé à 183 millions de francs au quatrième trimestre, en recul de 16% par rapport au trimestre précédent.
C'est le secteur de la banque d'investissement qui a réalisé les pires résultats, avec une perte avant impôts de 1,3 milliard de francs, alors que cette activité dégageait encore un bénéfice de 558 millions de francs au quatrième trimestre 2010.
La banque fait par ailleurs état d'un afflux net de capitaux de 400'000 francs au cours du quatrième trimestre 2011. Il a été de 7,6 milliards dans le secteur de la banque privé et la gestion de fortune y a contribué à hauteur de 4 milliards de francs. Enfin l'afflux de capitaux a atteint 3,6 milliards de francs grâce aux apports des clients institutionnels.
Pour ce qui est des démélés dans lesquels l'établissement suisse est embourbé avec le fisc américain, Brady Dougan a précisé que le Credit Suisse collaborait avec les autorités américaines en vue de trouver une solution qui soit profitable pour les deux parties en cause.
Jeudi, 11 Novembre 2010
Ecrit par Pierre-Henri Badel
La Banque Sarasin dédie une équipe spécialisée dans les solutions de gestion de patrimoine en Asie.
Placé sous la direction d'Anne Luke et basé à Singapour, le département Wealth Management Solutions, Asia sera chargé d'élaborer, de structurer et d'implémenter des solutions sophistiquées sur mesure pour les clients.
Anne Luke rapporte directement à Enid Yip, CEO pour l'Asie. Anne Luke peut se prévaloir d'une expérience de plus de 20 ans dans les domaines du Private Banking et de la Banque d'Investissement, ainsi que dans l'exercice du droit privé. Elle entre chez Sarasin après avoir occupé un poste au département de gestion de fortune du Crédit Suisse à Singapour depuis avril 2010.
Avant de rejoindre le Crédit Suisse, Anne Luke a travaillé chez UBS SA pendant plus de 10 ans. En dernier lieu, sa tâche consistait notamment à identifier et à satisfaire les besoins particuliers des clients pour UBS Wealth Management. Entre 1997 et 2007, elle était responsable juridique et de la conformité pour les départements Wealth Management, Investment Banking et Asset Management.
Avant d'entrer à l'UBS, Anne Luke était associée chez Chor Pee & Company. Entre 1992 et 1995, elle était responsable du service juridique et de conformité de la succursale de l'Union de Banques Suisses à Singapour, qu'elle avait rejointe après avoir quitté David Lim and Partners, où elle était également associée.
Lundi, 28 Juin 2010
Ecrit par Pierre-Henri Badel
Le service informatique de la banque privée Vontobel a choisi la solution logicielle du concepteur zurichois Vertec pour la saisie des prestations et la facturation interne.
Elaboré conformément aux attentes des prestaires de services, cette solution s'est imposée face à trois concurrents dans la dernière ronde d'évaluation. «Vertec affichait la plus grande maturité. La plupart des fonctions requises ont déjà valeur de standard et peuvent rapidement se paramétriser en toute simplicité», explique Markus Diener, directeur adjoint et Head of Front Applications chez Vontobel pour justifier cette décision. En somme, la plus grande flexibilité qu'offre la solution Vertec réduit nettement les charges qu'implique le projet pour la banque.
Par delà le vaste volume fonctionnel et la flexibilité, la convivialité de Vertec a, elle aussi, fait pencher la balance selon Markus Diener. «La saisie des prestations implique en principe une charge de travail pour les collaborateurs de l'institution bancaire. La simplication et la rapidité sont gages de précision accrue», précise-t-il.
Vertec remplace chez Vontobel un logiciel développé en interne tournant sur un gros ordinateur (mainframe), permettant aux quelque 300 collaborateurs internes et externes du service informatique de saisir jusqu'à présent leurs informations. En remplaçant toutes les applications mainframe de la banque, ce logiciel était devenu une solution insulaire.
Dans un premier temps, la saisie des prestations sera remplacée à l'identique avant de mettre à profit les possibilités qu'offre le module benchmarking pour mieux détailler le controlling et optimiser les procédures: «L'éventail des prestations et la paramétrisation nous permettront de réaliser à l'avenir un certain nombre d'éléments qui apparaissaient jusque-là trop complexes pour être conçus avec nos propres moyens.»
Mardi, 25 Mai 2010
Ecrit par Pierre-Henri Badel
L'augmentation des revenus que l'on constate dans les pays en voie de développement et le renforcement de la régulation exige des changements profonds dans la gestion des fonds.
Par Pierre-Henri Badel
Les prochains moteurs de croissance de la banque privée se situent dans les nouveaux centres financiers en Chine, en Inde et au Moyen-Orient. La pression régulatrice et le scepticisme règnent actuellement sur les marchés traditionnels. Cela constitue un important défi à relever pour les banques. Elles doivent s'adapter aux nouveaux besoins des clients et aux nouvelles règles.
En dépit d'un recul de 25 à 30% des revenus, la majorité des banques de gestion de fortunes suisses ont bien surmonté la crise, relève une enquête de Booz & Compagny.
La future croissance viendra des marchés émergeants
D'ici 2010, un tiers des investisseurs privés disposant d'une fortune de plus de 1 million de dollars sous forme de placements vivra dans les pays de la région Asie-Pacifique. On y trouvera donc plus de millionnaires qu'en Europe ou en Amérique du Nord. La stabilité politique croissante que vivent ces pays poussera ces personnes à investir de plus en plus dans leurs pays.
Une étonnante résistance de l'industrie de la gestion de fortune
Les banques actives dans la gestion de fortunes se sont très bien sorties de la crise financière. En dépit du recul sensible des recettes, elles ont pu rapidement dégager, pour la majorité d'entre elles, d'excellents résultats malgré la réduction sensible de leurs recettes.
La majorité des managers interrogés sont convaincus que la banque privée s'est modifié de manière irrévocable dans ses principaux domaines, et que d'autres adaptions sont en vue.
Les clients exigent une architecture de produit ouverte
Selon cette étude, le modèle intégré de la gestion de fortune fait l'objet d'une grande attention. La méfiance qui règne à l'encontre des fournisseurs qui regroupent sous la même enseigne le conseil et les produits est très aiguë. C'est pour cette raison que certains établissements ont déjà séparé leurs unités chargées de l'asset management et du conseil à la clientèle. Il faut s'attendre à ce que les acteurs du marché suivent cet exemple. Le futur modèle sera celui de l'architecture produit ouverte au sein de laquelle les clients pourront choisir les meilleurs produits de différentes sociétés dans chaque catégorie de placement.
Redéfinition du modèle offshore
La chasse aux avoirs non déclarés va obliger les banques déployant des activités offshores de se repositionner. Dans de nombreux pays, la pression des administrations fiscales a conduit les investisseurs n'ayant jusqu'ici pas déclaré leurs fortunes se mettre en conformité ou les rapatrier.
Les banques privées qui axaient leurs activités sur les affaires offshores doivent élaborer de nouvelles stratégies si elles veulent réussir dans le nouveau paradigme des avoirs déclarés. Celles qui étaient axées sur les avoirs non déclarés se retrouveront très bientôt sans modèle d'affaires capable de survivre la crise actuelle.
Réduction des coûts de 10 à 15%
Les établissements de gestion de fortune sont arrivés à réduire sensiblement leurs coûts en un très faible laps de temps. Toutes les personnes interrogées dans le cadre de cette étude indiquent une réduction des salaires variables. 85% des interlocuteurs ont reconnu que le nombre d'employés avait été réduits de manière sélective. Il est cependant nécessaire de prendre des mesures pour agir de manière à réduire la pression constante sur les marges et les coûts croissants de la mise en conformité.
Quoi qu'il en soit, les établissements de gestion de fortune devront assurément réduire la base de coûts actuelle de 10 à 15%, reconnaît en particulier Andreas Leutzhofer, membre de la direction du cabinet Booz & Compagny à Zurich.
Vendredi, 21 Mai 2010
Ecrit par Administrator
Banque des gestion de fortune (ou de patrimoine).
Mercredi, 05 Mai 2010
Ecrit par Pierre-Henri Badel
En français: Revenus fixes, change et matières premières.
Vendredi, 09 Octobre 2009
Ecrit par Pierre-Henri Badel
Le groupe de gestion de fortune suisse Julius Baer a procédé à l'acquisition d'ING Bank (Suisse) SA pour un montant de 520 millions de francs en liquide.
A fin août 2009, ING Bank avait 15 milliards de francs d'actifs sous gestion, ce qui augmentera de 10% les dépôts de clients privés totaux de Julius Baer et doublera sa présence à Genève. Employant 310 personnes, la banque reprise sera intégrée à la Banque Julius Baer, créant des synergies estimées à 35 millions de francs par année avant impôts.
L'acquisition ne devrait pas avoir d'effets sur le bénéfice par action (BPA) en 2010 mais devrait l'accroître à partir de 2011. Avec cette acquisition qui porte les actifs sous gestion à plus de 160 milliards de francs à fin août 2009, la fialiale de l'UBS continue de renforcer sa position de leader de la gestion de fortune pure en Suisse. Soumise aux autorisations réglementaires, l'exécution de la transaction est prévue dans le courant du premier trimestre 2010.
Jeudi, 26 Février 2009
Ecrit par Pierre-Henri Badel
La banque genevoise Pictet entend développer ses services à la clientèle privée en Suisse alémanique et place Victor Aerni à la tête de son département de gestion de fortune à Zurich.
Victor Aerni a travaillé plus de seize ans auprès de Boston Consulting Group S.A. et a eu l'opportunité d'y assumer une large palette de tâches parmi les plus exigeantes. En 2000, il a par ailleurs été promu au rang d'associé. En tant que tel, il était responsable du domaine bancaire pour la Suisse et du secteur de la gestion de fortune à l'échelle mondiale.
De nationalité suisse et né en 1969, Victor Aerni, qui parle six langues, est diplômé de la Sophia University de Tokyo. Ses compétences en matière de conseil englobent notamment les domaines de la stratégie commerciale et du développement des affaires pour les prestataires financiers dans le domaine de la gestion privée et institutionnelle.
Par ailleurs, afin de consolider les succès de Pictet & Cie à Zurich, quatre spécialistes de la gestion privée, venus de HSBC Guyerzeller, vont venir renforcer l'équipe Wealth management, qui compte aujourd'hui 26 membres.
Placée sous la responsabilité de Christian Rutschmann, l'équipe de gestion de portefeuille sera quant à elle étoffée par deux gérants seniors de la banque Julius Baer.
Jeudi, 24 Juillet 2008
Ecrit par Pierre-Henri Badel
Le Credit Suisse Group a enregistré un bénéfice net de 1,2 milliard de francs au deuxième trimestre 2008, à comparer avec le bénéfice net de 3,2 milliards de au cours du deuxième trimestre 2007.
Les produits nets (résultats de base) de la banque suisse ont atteint 7830 millions de francs, en hausse de 159% par rapport au premier trimestre 2008, mais en baisse de 33% par rapport au deuxième trimestre 2007. Le bénéfice net dilué par action s'est établi à 1,12 franc au deuxième trimestre 2008, contre 2,82 francs pour la même période de l'année dernière. Le secteur de la banque privée (private banking), qui comprend les affaires de gestion de fortune (wealth management) et de Corporate & Retail Banking, enregistre un bénéfice avant impôts de 1,22 milliard de francs au deuxième trimestre 2008, soit une baisse de 12% par rapport au deuxième trimestre 2007. Les activités de banque d'investissement (Investment Banking) a renoué avec la rentabilité au deuxième trimestre 2008, enregistrant un bénéfice avant impôts de 281 millions de francs, à comparer avec le chiffre record de 2502 millions de francs au deuxième trimestre 2007. Les produits nets ont reculé de 50% par comparaison avec le deuxième trimestre 2007, mais se sont considérablement améliorés par rapport au trimestre précédent. Le secteur de gestion des actifs (asset management) a renoué avec la rentabilité au deuxième trimestre 2008, enregistrant un bénéfice avant impôts de 167 millions de francs, à comparer avec le bénéfice avant impôts de 299 millions de francs obtenu au deuxième trimestre 2007. Les activités de banque privée ont enregistré un afflux net de nouveaux capitaux de 17,4 milliards de francs au deuxième trimestre 2008, dont 15,4 milliards de francs pour la gestion de fortune (wealth management), ce qui représente une moyenne glissante du taux de croissance de 5,9% sur quatre trimestres. Ce résultat reflète de bonnes contributions de toutes les régions, en particulier de Europe, Middle East and Africa (EMEA) et de Asia Pacific.
Mercredi, 23 Juillet 2008
Ecrit par Pierre-Henri Badel
La banque Axis a opté pour le système bancaire Olympic de l'éditeur suisse Eri Bancaire pour soutenir son éventail de services bancaires proposés aux particuliers et pour la gestion de fortune.
Cet applicatif sera déployé dans la succursale de la banque Axis située à Singapour. La banque compte parmi les trois plus grands établissement bancaires privés en Inde actif dans la gestion de patrimoine et les services bancaires aux particuliers. Elle est aussi présente sur les marchés internationaux. Ses service seront aussi disponible à Hong Kong, pour autant qu'elle obtienne l'approbation des régulateurs. L'applicatif s'assurera que la banque dispose bient un système intégré opérant en temps réel pour soutenir les produits et les services qu'il offrira à ses clients, y compris l'accès d'Internet et les services de gestion de portefeuille.
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