Mots clés :gestion des risques

Alors que les banques entrent dans une phase de restauration de leurs affaires, les exigences vont s'accroître en matière de sécurité.

L'étude réalisée par la cabinet Ernst & Young sur la gestion dess risques revèle que les cadres exécutifs des banques interrogés en vue de réaliser cette enquête soutiennent qu'ils faudra s'attendre à une augmentation des coûts pour les établissements financiers. Ceux-ci seront engendrés en vue de gérer les nouvelles exigences et la résistance aux risques dans le cadre des transactions financières.

Les nouvelles règles mise en place au niveau du G20, par le Fonds monétaire international (FMI) et en Europe seront reprises dans leur majorité au niveau national par les instances de régulation locales qui imposeront des restrictions sur le capital, les liquidités, la gestion des risques et les pratiques en matière de compensation. Dans certains pays, il faut cependant encore se demander si elles seront appliquées de matière très strictes et à quelle échéance elles feront tout leurs effets.

 

Une majorité des dirigeants d’entreprise estiment devoir repenser la gestion des risques pour améliorer les performances de leur entreprise.

L’étude menée par Accenture dévoile par ailleurs que 40% des répondants déclarent que leur entreprise a déjà accru les investissements visant à renforcer leurs capacités de gestion des risques, ou le fera au cours des six prochains mois; 31% affirment que cette question est actuellement à l’étude.

L’analyse d’Accenture souligne également l’absence d’intégration des processus en place en matière de gestion des risques et de gestion de la performance. Alors que dans près de la moitié des cas, la fonction de gestion des risques est largement associée à la planification stratégique (pour 48% des répondants) ou aux décisions d’investissement ou de cession (45%), la proportion chute à 27% pour la définition des objectifs et la gestion de la performance.

Les personnes interrogées ont également évoqué plusieurs problèmes communs à leur fonction de gestion des risques:

  • Mauvaise intégration au niveau du processus décisionnel des problématiques de risques, de rentabilité et de capital (pour 85% d’entre elles
  • Manque de cohérence entre la stratégie de l’entreprise et son aptitude à prendre des risques (85%)
  • Culture du risque insuffisante dans l’ensemble de l’entreprise (82%)
  • Disponibilité disparate des informations actualisées sur les risques et des données financières et métier (80%
  • Manque d’intégration et de compilation des différents types de risques (78%)
  • Mauvaise visibilité sur la répartition des responsabilités en matière des risques (entre la direction générale ou les unités opérationnelles) (78%).

Il ressort également de cette étude un certain nombre de bénéfices attendus d’une gestion des risques plus performante. Ainsi, les dirigeants estiment que la fonction gestion du risque joue un rôle clé dans la capacité de leur entreprise à se conformer aux réglementations (72%), à pérenniser sa rentabilité (61%) et à gérer sa trésorerie (58%).

L’étude révèle d’autres avantages induits par le renforcement et l’intégration de la fonction gestion du risque, qui concernent notamment l’avantage compétitif (cité par 53% des répondants), l’image de marque auprès du public et des médias (53%), la notation attribuée par les agences spécialisées (53%), la croissance rentable (53%), l’opinion des analystes (50%), et la réduction du coût du capital (47%).

L’enquête montre également que les entreprises s’attendent à ce que la situation économique actuelle donne naissance à de nouvelles problématiques liées au risque (durcissement de la réglementation, augmentation des coûts due à la complexité croissante des risques, etc.). Ainsi, 41% des répondants ont constaté une progression de leurs coûts de gestion des risques d’au moins 25%, voire de 50% pour 14% d’entre eux.

Interrogés sur les principaux défis qu’ils estiment devoir relever au cours des deux prochaines années lors de la mise en place de capacités de gestion des risques plus rigoureuses, les dirigeants citent en priorité:

  • une plus grande cohérence avec la stratégie globale de l’entreprise (pour 93% des répondants)
  • une collaboration plus efficace avec les unités opérationnelles (89%)
  • une meilleure intégration dans les processus et la culture de l’entreprise (89%)
  • la possibilité de mobiliser les ressources et les talents adéquats (88%)

 

 

Les acteurs de l'économie se focalisent davantage sur un large éventail de risques dans un contexte économique mondial plus difficile suite au resserrement du crédit.

 

Les sociétés du monde entier sont en train de réaliser l'importance qu'il y a à améliorer leur gestion des risques et de le faire de manière méthodique dans tous les domaines.

Plus de 100 analystes sectoriels de renom qui ont répondu à cette enquête ont classé les répercussions du resserrement du crédit et la récession mondiale parmi les risques stratégiques majeurs pour 2009, supplantant la réglementation et la compliance arrivées en tête l'année passée.

 

Nouvel équilibre des pouvoirs

L'étude que le cabinet Ernst & Young a réalisée sur ce sujet a pourtant aussi révélé que le nouvel équilibre des pouvoirs entre les marchés et acteurs établis et les nouveaux arrivants, l'obsolescence des modèles d'entreprises et les difficultés soulevées en matière de risques de réputation, ont entraîné une repondération importante des risques depuis l'année dernière.

Les principaux risques décelés cette année concernent (classement 2008 entre parenthèses):

1) Resserrement du crédit (2)
2) Réglementation et compliance (1)
3) Aggravation de la récession (nouveau) *
4) Augmentation des attentes environnementales («radical greening»)
5) Concurrents non traditionnels (16) **
6) Réduction des coûts (7)
7) Gestion des talents (11)
8) Alliances et transactions (7)
9) Obsolescence des modèles d'entreprises (nouveau)
10) Risques de réputation (22)


Le risque présenté par les concurrents non traditionnels a gagné 11 places, passant de la 16e place en 2008 à la 5e place en 2009.

 

Les marchés émergents deviennent plus concurrentiels

Les nouveaux concurrents entrent dans de nombreuses nouvelles industries, venant d'horizons différents et pour des motifs variés, incluant des progrès techniques et des changements de lois et réglementations locales. Tandis que les médias, les télécommunications et les industries technologiques convergent, les banques, les assurances et les gestionnaires d'actifs ciblent les mêmes clients; les marchés émergents deviennent plus concurrentiels et certains secteurs connaissent un afflux de nouveaux concurrents avides de conquérir des parts de marché et d'entrer en compétition avec les acteurs bien établis.

Pour certaines sociétés, les changements technologiques et les transitions industrielles rendent obsolètes les modèles d'entreprises établis depuis longtemps, les forçant à réinventer leurs stratégies et leurs structures. Cette tendance est en progression et le risque qu'elle présente intègre le classement pour la première fois cette année et décroche la 9e place.

 

Des réputations toujours plus menacées

La réputation d'industries entières est de plus en plus menacée car la confiance du grand public s'affaiblit, une tendance vérifiable dans les classements. Le risque de réputation gagne 12 places, passant de la 22e à la 10e place. Les craintes liées au climat et à l'environnement continuent à représenter un défi direct pour la réputation et les marques des entreprises.


*Cette catégorie inclut des facteurs macroéconomiques, notamment les difficultés auxquelles sont confrontées les sociétés pour générer des recettes et réduire les dépenses

**Cette catégorie inclut les sociétés travaillant sur des marchés connexes ou géographiquement éloigné

 

 

Gestion des risques.

 

 

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