L'adoption de l'informatique en nuage freinée par les préoccupations liées à la sécurité.
La sécurité apparaît en tête des raisons pour lesquelles les entreprises ne sont pas intéressées par le modèle d'hébergement à péage («pay-per-use») des serveurs virtuels, relève une récente enquête du cabinet d'étude de marchés Forrester réalisée en Europe et en Amérique du Nord. 49% des personnes ayant répondu à cette enquête, issues de grandes entreprises, et 51% de celles travaillant dans des PME citent la sécurité et la protection de la sphère privée comme étant les principales causes qui les incitent à ne pas utiliser l'informatique en nuage («cloud computing»).
Cette étude révèle par ailleurs que 72% des grandes entreprises ayant répondu utilisent la virtualisation de serveurs x86, ou sont en train de migrer sur une telle architecture, contre 54% en 2008. Et une PME sur deux utilise ou est en train de passer à une solution de virtualisation de leurs serveurs. De plus, 24% des PME restantes prévoient de faire le saut dans les douze prochains mois.
Les entreprises interrogées ont montré un faible intérêt pour l'hébergement sur des serveurs virtuels, qui est l'un des différents types de services en nuage offerts sur le marché. Le pourcentage des grandes entreprises utilisant l'hébergement à péage de serveurs virtuels a atteint 3% en 2009, ce qui représente le même taux qu'en 2008, alors qu'elles envisageaient de développer ce genre d'architecture. Quant aux PME, elles sont seulement 4% à avoir déjà déployé l'hébergement à péage sur serveurs virtuels, contre 2% en 2008. Le manque de sécurité et de maturité ainsi que les coûts constituent les principales raisons pour lesquelles les entreprises n'utilisent pas les serveurs hébergés en nuage.
Les entreprises sont par contre beaucoup plus motivée à réduire la consommation électrique de leurs centres informatiques. Pas moins de 60% d'entre elles confirment leur intérêt en vue de s'engager dans la voie de l'informatique verte, alors qu'elles n'étaient encore que 51% à être de cet avis l'année dernière.





