Mercredi, 20 Avril 2011
Ecrit par Pierre-Henri Badel
Gérer une entreprise est devenu une mission toujours plus parsemée de risques pour un patron.
Dans un environnement toujours plus complexe, il s'agit de trouver le bon équilibre entre ses tâches d'encadrement et de prospective. D'autant plus que le contexte général du marché est en constante mutation et que les contraintes socio-économiques sont en plein bouleversement.
Le moteur qui anime tout chef d'entreprises ou manager dans l'âme est l'action. C'est elle qui le pousse à avancer face à l'adversité, à surmonter les obstacles en inventant des solutions sorties tout droit de son imagination ou de son expérience. Il le fait la plupart du temps de manière totalement intuitive en fonction des situations auxquelles il est confronté.
Dans son travail quotidien, le manager se retrouve pourtant souvent seul face à l'adversité, qu'il s'agisse dans ses rapports avec ses employés, son conseil d'administration, ses clients, son banquier ou son préposé du fisc. Et qu'à force de devoir inventer des solutions novatrice, son esprit s'émousse et son enthousiasme débordant se tarit avec les temps.
Confronté à une telle situation le manager n'a plus qu'un remède à son mal-être: trouver un conseiller qui soit capable de lui insuffler un nouvel enthousiasme durant ses journées parfois éprouvantes.
On s'aperçoit pourtant, relève le professeur Marcel Lucien Goldschmid, coach et enseignant dans le domaine du management, que l'ensemble des actes de commandement exigent une bonne dose de psychologie pour permettre au manager de trouver les ressources pour réussir dans son combat, qu'il s'agisse de motiver ses troupes pour atteindre un résultat, planifier des opérations, partir à la recherche de talents indispensables au développement de ses projets ou gérer les conflits ou négocier.
Savoir déléguer, développer ses qualités de leadership, stimuler son intelligence émotionnelle, favoriser l'innovation et la créativité, optimiser le travail en équipe, gérer les crises et les situations difficiles, chacune de ses activités obligent à se concentrer, appliquer des techniques, utiliser des outils, à s'entourer de personnes compétentes au bon moment. Sans compter qu'il faut ordonnancer ces opérations, adapter les procédures, fixer des priorités et des objectifs. Enfin, en quelques mots, savoir bien gérer ses projets.
C'est pour accompagner tous ces actes que le professeur Goldschmid a élaboré son programme de formation. Il apporte son vécu dans de telles situations, transmet ses connaissances dans tous ces domaines et accompagne les élèves tout au long de leur cheminement vers la voie de la redécouverte de certaines problématiques souvent bien connues mais qui se sont effilochées ou ankylosées au fil des années.
Ce regard neuf, sur des problèmes souvent bien connus est un précieux appui aux managers qui évoluent souvent en terrain miné.
Cette filière se présente sous la forme de 15 modules d'une journée chacune, réparties entre le début mai et le début octobre.
Pierre-Henri Badel
Pour en savoir plus: www.management-training-coaching.ch
Lundi, 18 Avril 2011
Ecrit par Pierre-Henri Badel
A certains moments de son cursus professionnel, il est important de lui donner un second souffle.
Les défis auxquels sont confrontées toutes les personnes dans le contexte du monde du travail subissant constamment de profonds bouleversements les obligent à affronter des remises en cause de leurs habitudes et mode operandi.
Pierre-Henri Badel
Les défis auxquels sont confrontées toutes les personnes dans le contexte du monde du travail subissant constamment de profonds bouleversements les obligent à affronter des remises en cause de leurs habitudes et mode operandi. De temps à autre, il est donc nécessaire de sauter sur l'occasion pour repenser son approche et ses relations avec le monde du travail et des affaires. C'est ce que propose le Dr Marcel Lucien Goldschmid dans son nouveau cycle de formation intitulé «Booster son entreprise et sa carrière». Celui-ci se compose de six modules d'une journée chacun abordant l'un après l'autre le savoir et le savoir-faire dans ses compétences personnelles et interpersonnelles, l'exploitation du marketing digital et les réseaux sociaux, la manière de gérer et faire progresser sa carrière, la manière de changer de travail et celle de devenir son propre patron.
Ces cours qui sont échelonnés entre le 2 juin et le 29 septembre 2011, se veulent résolument axés sur les aspects pratiques de cette problématique et permettent ensuite aux participants, à l'issue de leur formation, d'analyser leur situation présente, de découvrir les pistes à suivre pour rendre leur entreprise plus incisive, de piloter sa carrière et réussir leur vie professionnelle. Pour le professeur Marcel Lucien Goldschmid, les heures passées au travail dominent notre vie. «Il est dès lors indispensable de les rendre aussi rentables et agréables que possible» souligne-t-il. «Mais l'essentiel est d'apprendre à se prendre en charge» résume en conclusion Marcel Lucien Goldschmid.
Pour en savoir plus: www.management-training-coaching.ch
Jeudi, 07 Avril 2011
Ecrit par Pierre-Henri Badel
En plus des indicateurs traditionnels relevés dans le cadre de l'étude FM Monitor 2010, celle-ci a dévoilé quelques tendances fortes qui font les grands titres de l'actualité, et en particulier celui du Facility Management en tant que moteur du développement durable.
Les indices publiés dans le cadre de cette enquête sont basés sur un échantillon global de 5621 objets, alors que l'analyse table sur une enquête menée auprès des propriétaires et usagers d'immeubles respectivement de portefeuilles immobiliers ainsi que des prestataires de FM gérant des parcs immobiliers.
Immeubles commerciaux: les plus chers en charges d'exploitation
Les charges d'exploitation des immeubles commerciaux s'élèvent à 62,20 francs/m2 par surface d'étage. Elles sont donc supérieures de 10,00 francs/m2 par surface d'étage à celles des immeubles de bureaux et des immeubles administratifs. Les coûts de nettoyage ainsi que les coûts de maintenance et d'entretien, qui représentent respectivement 29% des charges d'exploitation, sont un important inducteur de charges. Dans les immeubles de bureaux et les immeubles administratifs, les coûts d'approvisionnement et d'enlèvement des déchets, de 16,30 francs/m2 par surface d'étage, sont déterminants.
Stabilité des coûts au niveau des immeubles résidentiels et scolaires
Alors que les coûts d'approvisionnement et d'enlèvement des déchets ont enregistré une légère hausse, les charges d'administration ont diminué. Les coûts de surveillance et d'entretien, de 4,80 francs/m2 par surface d'étage, sont identiques aux charges de l'année précédente.
Les coûts de remise à neuf, de 42,60 francs/m2 par surface d'étage, se sont stabilisés entre le niveau de l'année précédente et celui du FM Monitor 2008. Dans le domaine des immeubles dédiés à l'enseignement, la formation et la recherche, l'on enregistre une légère hausse au niveau de toutes les charges, proches des valeurs du FM Monitor 2008.
Importance croissance des stratégies FM
Le succès du Facility Management repose pour une grande part sur une stratégie FM claire. Celle-ci s'inscrit idéalement dans la stratégie d'entreprise et est, en tant que telle, ancrée au niveau de la direction. La majorité des propriétaires, usagers et prestataires de FM coordonnent la stratégie FM en fonction de la stratégie d'entreprise des propriétaires.
Les prestataires de FM procèdent tout particulièrement à cette coordination (48%). Les stratégies FM comprennent souvent des stratégies détaillées pour les objets. Près d'un quart des prestataires de FM élaborent des stratégies FM pour tous les objets, dans le cas des propriétaires et des usagers, cette proportion est nettement plus faible entre 14 et 11%.
Architectes et FM-manager prennent en charge la planification FM
La conception du Facility Management est réalisée durant la phase de planification et de construction d'un objet immobilier. Les architectes et les Facility Manager, qui se partagent la responsabilité de ces tâches quasiment à égalité en pratique, pilotent, contrôlent et optimisent les processus d'exploitation des biens immobiliers.
Les prestataires de FM font le plus souvent (31%) appel au savoir-faire de professionnels. Du côté des usagers et des propriétaires, ce pourcentage est nettement plus faible (10%). Les propriétaires sont ceux qui font le moins souvent appel aux services des planificateurs en FM - 31% n'ont jamais recours à des spécialistes dans le cadre des projets, mais cette tendance est à la hausse.
Offre de services FM systématiquement ciblée sur les usagers
Les prestations de service du Facility Management sont multiples et complexes. Il est donc important que les besoins des usagers soient systématiquement recensés pour pouvoir aligner les services en conséquence. Les prestataires de FM et les usagers utilisent déjà ces informations fréquemment à très fréquemment (respectivement 59 et 30%), tandis que les propriétaires le font un peu moins.
Les mesures d'assurance de la qualité prises suffisamment tôt permettent également d'augmenter la satisfaction en matière de prestations FM. Les prestataires de FM, les usagers et les propriétaires examinent les services sous l'angle de la qualité dès la phase de planification et de construction: leur proportion est de 44% (usagers) resp. 40% (prestataires de FM) et 24% (propriétaires).
La gestion de l'énergie gagne de plus en plus en importance
La gestion de l'énergie compte parmi les missions centrales du Facility Management. Aujourd'hui déjà, la gestion active de l'énergie est déjà opérationnelle dans de nombreux immeubles. Les efforts des usagers sont le plus marqués: 60% d'entre eux indiquent procéder pratiquement tout le temps à la gestion active de l'énergie.
Les prestataires de FM et les propriétaires sont un peu plus réservés: respectivement 67 et 54% y ont recours la plupart du temps. Leur contribution consiste à acheter de nouvelles technologies moins énergivores ou à changer de fournisseur d'énergie. Ces mesures s'avérant l'une comme l'autre coûteuses, elles sont généralement mises en oeuvre lors de la planification des objets ou lors de travaux d'assainissement. Il n'est donc pas étonnant que les valeurs moyennes plus basses figurent au niveau des propriétaires et des prestataires de FM.
Les certifications Minergie sont très prisées
De nombreux immeubles disposent aujourd'hui d'un diagnostic de performance énergétique et donc d'un état des lieux de la situation énergétique. Si des aspects de durabilité doivent en plus être pris en compte et le niveau de réalisation vérifié, différents labels de certification tels que Minergie, LEED, etc. peuvent être retenus.
Le label Minergie est celui qui est le plus connu en Suisse: près de la moitié des participants à l'enquête indiquent avoir déjà des bâtiments Minergie dans leur parc immobilier. La demande est très forte, notamment de la part des usagers et des prestataires de FM. C'est ce que confirme Minergie Suisse SA: le nombre de certifications a augmenté d'un tiers depuis un an.
Jeudi, 07 Avril 2011
Ecrit par Pierre-Henri Badel
Le Facility Management fait aujourd'hui face à des préoccupations stratégiques en raison de la pression constante sur les coûts au sein des entreprises et des objectifs de croissance des professionnels.
Les entreprises font aujourd'hui une distinction claire entre leur activité principale qui constitue le cœur de leur métier et leurs processus supports. Elles choisissent alors de regrouper le Facility Management au sein de fonctions internes dédiées, en charge des prestations de service, ou pratiquent l'essaimage et l'externalisation.
Les prestataires en Facility Management élaborent quant à eux de nouveaux modèles de partenariats stratégiques avec leurs clients. Leur enjeu consiste à se positionner clairement comme des spécialistes de la prestation ou du secteur industriel, afin de se distinguer de la concurrence. Le développement de modèles d´entreprises attractifs et innovants en terme de Facility Management constitue ainsi un facteur-clé de succès pour la compétitivité des différents acteurs du marché.
Fusions et acquisitions dans le domaine du Facility Management
Les professionnels du Facility Management mettent fréquemment en œuvre leurs stratégies de croissance en reprenant des concurrents ou des services internalisés de Facility Management. L'internationalisation couplée à une concentration croissante du secteur Facility Management renforcent cette tendance.
Côté entreprises, cette dynamique prend essentiellement la forme d'externalisation d'activités, de détachement de personnel et de recentrage sur le cœur de métier. Des fonds de pension privés interviennent alors comme investisseurs. La recherche de partenaires pertinents constitue alors un enjeu essentiel pour tous les intervenants du marché. La société ICME apporte son assistance dès la phase de recherche de partenaires, pilote le processus de négociation et garantit la réussite de la phase post-intégration, grâce à son accompagnement lors de la mise en œuvre.
Mise en place de modèles d´entreprise
À l'interface entre l'entreprise et le prestataire en Facility Management, l´utilisateur final et l'acheteur jouent un rôle majeur dans le management des prestations de Facility Management, d'autant que les activités de Facility Management se concentrent essentiellement sur les activités de support aux clients finaux.
Pour une entreprise industrielle, les besoins en production doivent être traduits en exigences minimales vis-à-vis des prestataires Facility Management: sécurité des procédés, responsabilité de l'exploitant, disponibilité des installations, qualité des processus, respect des normes réglementaires, transparence et coût des prestations sont autant de critères prépondérants pour définir le service attendu.
Pour répondre à ces exigences, la société ICME développe des modèles de gestion intégrés, sur la base de contrat de niveau de service (SLAs) et d'indicateurs clés de performance (KPIs). La mise en place de tableaux de bord de pilotage (balanced score cards), associés à la réalisation de benchmarks réguliers, constituent les leviers d'un management professionnel et performant.
Optimisation du Facility Management afin de réduire les coûts
L'exigence de réduction des coûts des activités «cœur de métier» impacte également les processus support. Les services de Facility Management sont ainsi systématiquement challengés. ICME a déployé de vastes programmes de réduction des coûts pour de nombreux sites industriels. La rationalisation des processus, la mutualisation des activités supports et de multiples actions ciblées permettent de générer des économies de 15 à 20%. Des approches stratégiques amont permettent parallèlement d'identifier des opportunités additionnelles de gains.
Ces projets s'appuient sur une analyse approfondie de l'existant, établie à partir de nos référentiels en Facility Management, un diagnostic détaillé assorti de recommandations et un pilotage de la mise en œuvre.
Mercredi, 05 Janvier 2011
Ecrit par Pierre-Henri Badel
Le développement des réseaux informatiques et la globalisation de l'économie ont des répercussions directes sur la structure des entreprises.
Les mégafusions qui actuellement font foison ne sont que les derniers sursauts d'une économie qui cherche de nouveaux repères. Les gourous de l'économie parlent désormais de l'émergence des cyber-entreprises. Fusionner deux entreprises répond aujourd'hui à un seul objectif: reconquérir des parts de marché dans une économie en plein effritement. Ce n'est pourtant qu'un pis-aller, car les causes mêmes de cette érosion sont bien plus profondes.
Après avoir prôné toutes sortes de méthodes miracles pour gérer les entreprises, les grands pontes du management doivent reconnaître leur profonde déception. Après le «management by exception», le «management by chaos» en passant par toutes les recettes de cuisine possibles, on se retrouve au point de départ: la motivation du personnel. Et dans la période de crise économique chronique dont sont frappées les entreprises, avec les lots de restructurations, fusions et licenciements, comment faut-il faire pour réussir à motiver des employés décontenancés par ces vagues successives de «redéploiement».
L'entretien et le développement des infrastructures socio-économiques de notre société de consommation exigent un volume de travail qui n'a, globalement, pas beaucoup diminué. La rentabilité de la main-d'œuvre a par contre énormément augmenté et celle-ci doit produire encore plus sous la pression de l'insécurité de l'emploi.
S'adapter ou périr
Les besoins de l'économie et des consommateurs sont plus volatils, la concurrence, agissant plus globalement, devient plus rude sur le plan international. Les entreprises doivent pouvoir réagir extrêmement rapidement aux changements des habitudes des consommateurs. Dans un tel contexte socio-économique, les entreprises mammouths ne pourront survivre que si elles se plient aux nouvelles lois du marché. Mais il faut pouvoir agir vite et les entreprises qui sont dotées de structures traditionnelles issues du taylorisme ne sont pas adaptées pour relever ce défi.
A chacun son métier
Pour survivre dans un environnement en perpétuel changement, il faut faire appel à la ressource la plus compétente dans son domaine, quel que soit l'endroit où elle se trouve. Ce précepte fondamental est la suite logique des efforts faits pour produire selon la méthode des flux tendus. Mais ce processus ne s'arrête plus uniquement aux activités de production. Elle concerne toute la chaîne de conception, de réalisation et d'industrialisation.
Dans l'entreprise de demain, les apports des nouvelles techniques déboucheront sur une approche globale des problèmes. Grâce aux futures avancées en matière de capacité et de bande passante des réseaux de transmission de données, la communication visuelle transitera à travers les autoroutes de l'information à la vitesse de la lumière.
La micro-entreprise virtuelle agit à l'échelle planétaire
De telles possibilités offertes aujourd'hui par la cybernétique ne manquent pas de nous couper le souffle. Dans l'entreprise du futur, on ne mettra pas aux premières loges le nombre d'employés, d'usines, de bâtiments à l'actif de son bilan. Bien au contraire, ces éléments seront probablement plus des facteurs négatifs que positifs. Car tout processus de conception et de création s'effectuera entre spécialistes dotés de compétences extrêmement pointues qu'ils offriront par Internet interposé.
Tout reposera sur la notion d'activité virtuelle. De la phase de conception sur ordinateur en passant par le calcul de la résistance des produits imaginés dans l'esprit de leurs géniteurs, sans oublier toute la phase de marketing, tout sera conçu de manière impalpable.
La méthodologie de travail fera par contre largement appel à la communication. Les réunions de spécialistes se dérouleront sur Internet soit sous la forme de forums de discussion, soit sous une forme plus moderne de visioconférence.
Cultiver son rêve personnel
Le patron de l'entreprise invitera ses associés et partenaires à un débat se déroulant dans la salle de réunion virtuelle de son entreprise. Aucune entreprise du bâtiment n'aura participé à son élaboration. Tout au plus quelques spécialistes de la programmation d'espaces virtuels sur Internet.
Tranquillement assis dans la chaise de jardin de son cottage familial, le spécialiste du marketing dissertera sur la couleur (virtuelle) de la cravate de son mandataire, confortablement assis dans le fauteuil club du salon de sa villa californienne ou de son yacht privé. Celui-ci l'aura choisie parmi une centaine de modèles disponibles dans sa garde-robe virtuelle personnelle.
Tout comme le sera l'ameublement du jour de sa salle de réunion virtuelle dans laquelle ils ont décidé de se rencontrer. Les discussions se dérouleront pourtant de manière absolument interactive, mais depuis tous les points du globe. Et durant l'interruption de séance, ils se retrouveront à digresser sur leurs récentes vacances, chacun assis devant la machine à café, elle aussi virtuelle.
Penser globalement, agir localement
Une fois les principales décisions prises, chacun rentrera chez soi. Mais comme personne ne s'était déplacé, le retour au bercail s'effectuera à la vitesse de la lumière. Le temps de déconnecter son ordinateur personnel du branchement à l'entreprise virtuelle. Plus de risque de retard d'un avion, d'une grève intempestive du personnel au sol, plus de risque d'accident ni de crevaison sur la route qui nous ramène de l'aéroport.
Chacun pourra se remettre immédiatement à la tâche. Le spécialiste du design industriel confrontera ses idées par Internet interposé avec l'ingénieur de conception. Le spécialiste du marketing se réunira sur un autre site virtuel pour débattre du lancement de la campagne publicitaire avec un conseiller médias, alors que l'ingénieur d'application cherchera sur le réseau quelles seraient les entreprises les plus compétentes dans leur domaine pour concrétiser physiquement toutes ces idées ébauchées dans les neurones des ordinateurs et du réseau.
De tels scénarios sont loin d'être une utopie. Déjà aujourd'hui, les banques virtuelles permettent d'effectuer toutes sortes de transactions mondialement au travers d'Internet sans disposer d'une seule succursale. L'écran du PC de n'importe quel quidam ou entreprise sert d'agence. Ebauchés lors des premiers essais avec le vidéotex, ce concept de banque à domicile prend toute sa dimension avec Internet. Bien sûr, la question de la fiabilité du transfert d'argent et de l'envoi de son code d'identification au travers du réseau reste problématique. Mais il ne s'agit que d'une péripétie.
Comme le disait récemment un spécialiste de la sécurité: «Même aujourd'hui, c'est encore moins risqué d'indiquer son code d'identification personnel sur Internet que de laisser le garçon emmener sa carte dans l'arrière-salle du restaurant pour soi-disant en contrôler la validité.» Dans certains pays, la falsification des cartes de crédit est devenue un tel sport national que les grands instituts d'émission spécialisés dans ces nouveaux modes de paiement se sont précipités sur Internet comme sur une bouée de sauvetage.
© Pierre-Henri Badel, www.adi-presse.ch
Vendredi, 24 Décembre 2010
Ecrit par Pierre-Henri Badel
C'est en prenant comme référence le réformateur Calvin que Richard Collin, directeur de l'Institut de l'Entreprise 2.0 à l'Ecole de management de Grenoble, a comparé le chamboulement que nous vivons. Interview.
Par Pierre-Henri Badel
La révolution du protestantisme a été engendrée par la découverte de l'imprimerie, celle que nous découvrons découle de la conjonction de l'informatique et des télécommunications. Le monde économique n'a pourtant pas pris la mesure de l'ampleur de ce mouvement de fond qui est en train d'ébranler notre civilisation, a-t-il expliqué lors d'une conférence tenue à Genève jeudi dernier dans le cadre de l'Institut nationale genevois. Au fil des ans, notre société est devenue très complexe. Trop complexe, même. A tel point que «quand cela grippe quelque part, on ne peut pas avoir une approche analytique de la complexité» a-t-il relevé. La révolution du taylorisme a consisté à organiser la production. Or, on constate qu'actuellement, la part de la population impliquée dans la fabrication de marchandises ne dépasse pas 10% de l'activité. «Que font les 90% restants de l'humanité?» demande Richard Collin. «Ils traitent de l'information» rappelle-t-il.
La société et les entreprises doivent être conscientes qu'avec les nouvelles technologies, tout devient toujours plus transparent et tout se sait si l'on n'y prend garde. «Grâce à Internet et les réseaux sociaux, chacun d'entre-nous peut être acteur d'une conversation qui se déroule au niveau mondial» souligne-t-il. «Tous les habitants de la planète peuvent ainsi être acteur du monde.» Cela modifie totalement notre manière de travailler. Tous les processus classiques sont devenus caducs. Les banques ne sont pas conscientes que tout à changé. Elles sont en train de reconstruire les modèles qui les ont amenées à la ruine. Et la seule manière de réagir avec la disparition des repères nous oblige à relever nous même des défis continus imprédictibles.
Dans un tel contexte, il prédit que l'on est en train de basculer d'une économie de propriété à une économie d'usage. «Les entreprises ne vendent plus des produits, mais des services» rappelle-t-il. Du coup, les activités de production évoluent, en particulier avec l'apparition des fablab, sortes de mini-usines qui permettront de fabriquer des produits de manière personnalisée et décentralisée à l'échelle d'un quartier, si ne n'est d'un immeuble, en fonction des besoins très spécifiques. Comme la part de la production dans les activités des entreprises s'effondre, elles sont condamnées à vendre des valeurs génératives telles de la confiance, l'immédiateté, la personnalisation, la signification, l'authenticité et l'accessibilité.
Le seul moyen de construire ces valeurs est de les faire au travers des réseaux sociaux et informels. «Dans une économie de l'information, ce qui fait le prix, c'est la connaissance partagée» explique encore Richard Collin. Ces valeurs ne sont plus véhiculées par la publicité. Trois quarts de la population de moins de 30 ans n'y font pas confiance. Ils font confiance à leurs amis. Du coup, la planète est devenue un village où tout se sait. «Ce qui compte, c'est la manière de partager avec les autres» souligne encore Richard Collin.
Mercredi, 13 Octobre 2010
Ecrit par Pierre-Henri Badel
Cette formation prépare à comprendre les enjeux des mutations qui chamboulent actuellement l'environnement des entreprises dans le monde et à prendre des décisions stratégiques adaptées.
Alliant les notions théoriques avec leurs retombées pratiques, cet enseignement s'inscrivant dans une perspective de formation continue vise à transmettre des compétences opérationnelles en gestion de communautés et médias sociaux. Il apporte une compréhension de la transformatin des marchés en raison de l'irruption des nouvelles technologies de l'information et de la communication. Les outils et les connaissances avec lesquels les étudiant sont confrontés dans le cadre de cette formation leur permettent de maîtriser un langage commun leur permettant de développer des réseaux et communautés adaptés aux nouvelles habitudes de la communication sociale.
Les étudiants auront l'occasion d'apprendre comment mettre en oeuvre des stratégies visant à favoriser un sentiment d'appartenance et de créer leur propre plate-forme communautaire autour d'une marque ou expertise, d'un produit, service ou projet et d'acquérir une bonne visibilités sur le web. Ils seront ensuite à même de développer des outils et applicaitons propres à leur projet qui s'intègrent dans l'écosystème des outils sociaux existants et de concevoir des plans de communication intégrant les médias sociaux.
Cette filière de formation est destinée aux personnes qui sont déjà actifs dans le cadre d'une activité professionnelle, que ce soit de manière indépendante ou travaillant au sein d'organisations privées ou publiques et souhaitant améliorer leurs compétences et leur maitrise des méthodologies.
Pour en savoir plus
Lundi, 11 Octobre 2010
Ecrit par Pierre-Henri Badel
Le service de la formation continue de l'Université de Genève lance une nouvelle session destinée aux cadres, médecins, infirmiers, pharmaciens, responsables administratifs de service médical public ou privé, spécialistes des assurances, etc.
Cette formation mène à un diplôme de formation continue en management des institutions de santé. La formation s'articule autour de deux modules et s'étale de septembre 2010 à juin 2011. Il permet aux participants de comprendre les outils permettant de mesurer la production et la qualité des soins, ainsi que de comprendre à planifier et contrôler les coûts dans un domaine complexe et incertain.
Au programme, on trouve non seulement des matières telles que l'économie de la santé, les aspects financiers du traitement des patients, des notions légales et éthiques et le management stratégique, mais aussi des branches telles que l'épidémiologie, la médicométrie et la qualité des soins.
Pour en savoir plus: www.unige.ch/formcont/sante.html
Lundi, 11 Octobre 2010
Ecrit par Pierre-Henri Badel
Cette formation prépare à comprendre les enjeux de la mutation actuelle.
Destinée à des personnes déjà actives dans le monde du travail, cette formation organisée par le Sawi leur permet d'acquérir des compétences et des méthodologies concrètes. Elle est structurée en cinq modules de quatre jours qui se déroulent à Lausanne entre le 22 septembre 2010 et le 9 avril 2011. Le premier permet de comprendre le monde en réseau et l'impact d'Internet sur l'organisation sociale, politique, économique, et culturelle. Le deuxième familiarise les étudiants avec les médias sociaux existants ainsi que leurs caractéristiques et fonctionnalités. Le troisième insiste sur la manière d'établir une présence dans les réseaux sociaux et le quatrième offre la possibilité de comprendre et acquérir les outils nécessaires au développement d'un réseau. Enfin, le dernier permet d'appendre comment créer sa propre plate-forme communautaire et gérer un projet. A l'issue de cette formation, les élèves obtiennent un diplôme du Sawi dans cette matière.
www.sawi.com
Dimanche, 10 Octobre 2010
Ecrit par Pierre-Henri Badel
Destiné aux cadres supérieurs, responsables des ressources humaines, décideurs, consultants et toute personne passionnée par les relations humaines, cette filière propose un point de vue qui n'est pas orienté principalement vers la maximisation technique.
L'approche philosophique du management permet non seulement une prise de distance par rapport aux pratiques quotidiennes, mais aussi un temps d'arrêt pour réfléchir aux enjeux humains complexes auxquels sont confrontées les entreprises et les organisations.
La réflexion philosophique constitue le fondement d'un engagement conscient et authentique dans la transformation de la pratique quotidienne. Avec les apports de la pensée philosophique et en s'ancrant dans les expériences professionnelles des participants, ces séminaires de formation continue organisés dans le cadre de l'Université de Fribourg proposent d'aborder les thèmes les plus actuels touchant le management et le capital humain.
Pour en savoir plus
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