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La barre du milliard de travailleurs nomades devrait être franchie d'ici la fin de 2010.

Le nombre de travailleurs exploitant de manière intensive les techniques de communication mobile dans le cadre de leur activité professionnelle va fortement augmenter en 2010.

Compte tenu du redémarrage relativement rapide de l'économie dans les pays asiatiques, ce sont dans ces contrées que la croissance du nombre de travailleurs nomades va être la plus marquée, à l'exception du Japon où l'on assiste déjà à une saturation du marché tout comme c'est déjà le cas aussi aux Etats-Unis, revèle une étude de marchés d'IDC.

C'est en effet dans la partrie de l'oncle Sam que l'on trouve la plus forte densité de travailleurs nomades. De 72,2% en 2008, le taux de saturation devrait y progresser encore légèrement au cours de ces prochaines années, pour atteindre 75,5%, ou 119,7 millions, d'ici 2013, poursit le cabinet d'étude de marchés américain.

En Europe de l'Ouest, le nombre de travailleurs nomades devrait augmenter au rythme de 6% par année jusqu'en 2013. Leur nombre devrait ainsi atteindre 129,5 millions d'employés (soit 50,3% de la main-d'oeuvre) en 2013, de sorte qu'il dépassera celui des Américains à cette date.

 

Les portails, Internet et extranet, le nomadisme, la gestion de la relation avec la clientèle et l'informatique décisionnelle sont les principaux secteurs dans lesquels les entreprises investiront à l'avenir.

 

Les fonctions informatiques liées aux portails Internet, la gestion de la relation avec la clientèle et les solutions mobiles sont les secteurs dans lesquels les entreprises investiront majoritairement au cours des cinq prochaines années. Cela est aussi valable pour l'informatique décisionnelle (Business Intelligence). D'autres sujets préoccupent également les responsables informatiques. Il s'agit de la sécurité ainsi que de l'infrastructure et la gestion des services informatiques. Cette dernière activité devra cependant se satisfaire de budgets moins élevés au cours de ces prochaines années, malgré l'importance qu'elle représente actuellement.

 

La pression sur les coûts se fait au détriment de l'innovation

Les budgets dont disposent les responsables informatiques pour l'année en cours ont été quelque peu revus à la hausse, mais les moyens qui leur sont alloués s'avèrent encore insuffisants pour faire preuve d'innovation. Les marges ne dépassant pas 22%, les nouveautés ne peuvent en effet être financées qu'en réalisant des économies dans d'autres secteurs.

«Ceux qui désirent exploiter le potentiel d'innovation de l'informatique doivent tenir compte du fait que cela nécessite des moyens en suffisance. Et si faire des économies est une chose, investir de manière ciblée en est une autre» note Martin Bettels, vice-président chez Capgemini et responsable de l'étude de marché IT-Trends 2008.

 

Confusion entre les services internes et les partenaires de la direction

Cela fait déjà quelques années que l'on sait que les services informatiques doivent être élevés au niveau d'une unité gérée sur la base de critères purement commerciaux. Près de 90 des responsables informatiques interrogés dans le cadre de cette enquête ont reconnu qu'ils devraient, à l'avenir, tenir un rôle de partenaires de la direction. Leur statut actuel se présente pourtant bien différemment.

Environ 80% d'entre eux se voient actuellement dans la peau de simples prestataires de services informatiques et seulement 50% comme de véritables partenaires impliqués dans la marche des affaires de leur entreprise.

«Les responsables informatiques sont encore trop peu impliqués dans la marche quotidienne des affaires et doivent en même temps se hisser au niveau d'un entrepreneur général en raison de l'industrialisation de l'informatique. Il faut pouvoir disposer du savoir-faire et du temps nécessaire pour maîtriser une telle mutation» relève Martin Bettels.

 

La part des développements internes s'érode moins que prévu

La proportion des services informatiques assurés au sein de l'entreprise va se réduire à l'avenir, mais d'une façon moindre que par le passé. C'est surtout le développement du logiciel qui sera le plus touché en raison de l'outsourcing. Le pourcentage des développements réalisés en interne va passe de 32 à 25% au cours des cinq prochaines années.

Pour ce qui est de la gestion des infrastructures et des applications, ce taux devrait passer de 50 à respectivement 37 et 44%. Cette tendance tend par contre à s'inverser en ce qui concerne les processus internes où la part des développements réalisés s'accroît. «L'industrialisation de la technologie de l'information est sur la bonne voie» constate Martin Bettels. L'industrie automobile est exemplaire sur ce point. «Les sous-traitants constituent actuellement un réseau parfait» souligne-t-il.

 

Les architectures axées sur les services deviennent adultes

Après des années de débats techniques autour des architectures axées services (SOA), celles-ci commencent à prendre une dimension commerciale. C'est surtout la grande souplesse et l'adaptabilité à de nouvelles exigences qui motivent principalement les responsables informatiques à utiliser ce type d'architecture.

La souplesse est un argument qui s'étend au niveau de l'intégration de composants logiciels standards et individuels. Plus de 50% des responsables informatiques interrogés voient dans la SOA une chance de se rendre indépendant de produits standards et de pouvoir intégrer des solutions métier ou spécifiques tout comme des logiciels individualisés. «Les avantages des logiciels standards vont ainsi à nouveau se rapprocher de ceux des applications individuelles» conclut Martin Bettels.

(c) Pierre-Henri Badel, www.adi-presse.ch

 
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