Mots clés :roger pfund

Roger Pfund, créateur de billets de banques et organisateurs d'événements dans le secteur architectural, culturel et humanitaire est né à Berne de mère bourguignogne voici 65 ans. En dehors de ses activités dans la communication, Roger Pfund est aussi un peintre, sa passion et son métier de base.

 

En cette année de Jeux Olympiques, le célèbre graphiste et artiste genevois a aussi été la vedette d'une ginantesque exposition dans la capitale chinoise. Une consécration internationale qui met en lumière la formadable activité de ce genevois d'adoption qui contribue à la renommée de l'art et de la créativité helvétique à travers le monde. Interview.

 

Comment ont évolué les affaires de votre secteur d'activité en 2007?

L'année a 2007 a été un peu moins bonne, mais surtout parce que notre déménagement à Plainpalais a quelque peu perturbé nos activités. Dans l'ensemble, nous ne sommes pourtant pas mécontent de ce que nous avons réalisé au courant de cette année-ci.


L'année 2007 a-t-elle été marquée par des mouvements de consolidation dans votre secteur d'activité?

Incontestablement. Nous nous sommes améliorés dans le secteur de la création de billets de banques et nous avons pu nous ouvrir vers la Chine qui est un immense marché.

 

Quelles sont vos perspectives pour 2008?

Je suis engagés dans la sélection des projets du concours de la prochaine série de billets de banque pour la Confédération dont la sortie est prévue en 2010, ce qui m'occupe beaucoup parce qu'il faut coacher les candidats sur des problèmes très spécifiques, mais que je connais aussi très bien. Parallèlement, je suis surtout extrêmement occupé en ce moment par l'organisation d'une très grande exposition que les Chinois nous consacrent sur un espace de 4000 mètres carrés, ce qui représente quatre étages d'exposition, consacrée à l'ensemble du travail de notre atelier.

 

Qu'attendez-vous d'une telle exposition?

Cela permettra de faire le point sur l'ensemble des activités de notre atelier. Contrairement aux Européens qui veulent toujours enfermer les artistes dans un domaine unique, les Chinois sont très intéressés par l'aspect pluridisciplinaire de nos activités, raison pour laquelle il ont décidé d'y accorder autant de place. Nous y exposerons au total pas moins de 500 pièces. Il n'y a pas à douter que cela nous ouvrira de belles perspectives, une reconnaissance internationale et peut-être une meilleure considération sur le plan suisse.

 

Prévoyez-vous des investissements et l'augmentation de vos effectifs en 2008?

Nous allons consolider notre structure au niveau de notre effectif. Nous devons faire preuve de prudence car nous ne connaissons pas quelles vont être les réelles répercussions de la crise des subprimes aux Etats-Unis et en Europe. Quand la conjoncture est moins bonne, c'est en général dans les budget de communication que les entreprises taillent en premier, quand bien même c'est justement le contraire qu'elles devraient faire.

 

Quelles sont les principales difficultés que votre secteur d'activité devra surmonter en 2008?

Elles découlent de notre spécificité. Contrairement aux graphistes qui travaillent dans la publicité, nos activités sont extrêmement variées et pluridisciplinaires. Dans ce sens, nous sommes uniques et, dans une certaine mesure, inclassables.

 

Quelles actions doit mener votre secteur d'activité en Suisse pour être plus compétitif par rapport à l'étranger?

Ce n'est pas pour rien que nous travaillons pour des clients réputés sur le plan international. Nous sommes cependant malgré tout aussi exposés à ceux qui veulent nous concurrencer sans disposer de tous ces atouts, mais en jouant la carte de la sous-enchère.

 

 

 
Powered by Tags for Joomla