Mots clés :salaries

Nombreux sont les secteurs de l'économie qui ne sont pas encore réglementés en matière de conditions de travail.

L'absence de volonté politique d'imposer le principe de la généralisation de la validité des conventions collectives de travail à l'ensemble des entreprises des secteurs économiques concernés et au niveau national engendre des distorsions flagrantes dans les conditions cadres de l'ensemble de notre économie. Ce principe est bien appliqué dans certains secteurs, tels que la construction, mais dans d'autres, tels que le commerce ou l'informatique, les transports ou les banques, seules les grandes entreprises ont généralement adopté ce principe. Dommage que les milieux économiques n'aient pas pris la mesure de ce problème.

Cela a comme conséquence que de nombreuses sociétés exploitent de la main d'œuvre moins bien qualifiée et surtout moins bien payée pour leur faire concurrence en profitant des lacunes de ce dispositif. Une telle situation est particulièrement dommageable pour l'ensemble de notre économie. En particulier parce que les entreprises qui misent sur la sous-enchère salariale n'ont généralement pas les moyens d'offrir des cours de formations et de perfectionnement leurs salariés, ce qui les poussent un jour ou l'autre vers la voie de la disqualification du marché de l'emploi. Ce qui, à terme grossit les rangs des chômeurs.

 

En 2011, les salaires des employés suisses augmenteront au même rythme qu'en 2010.

Selon une étude réalisée par Aon Hewitt, les employés de l'ensemble des niveaux hiérarchiques profiteront de cette augmentation.

Avec une augmentation moyenne de 2,2%, la revalorisation des rémunérations atteindra le même taux qu'en 2010. Elle tranche après le fort recul des salaires constaté en 2009.

Dans le secteur tertiaire, les salaires progresseront en moyenne de 2,4% et ceux des secteurs de la production de 2,0% en moyenne. Les augmentations de salaires liées aux performances des employés atteindront 1,5% alors qu'elles représentèrent encore 2,1% en 2010.

Le taux de progression moyen des salaires de 2,2% reculera quant à lui de 0,2% par rapport aux précédents pronostics d'Aon Hewitt.

 

La compagnie aérienne Easyjet a été condamnée à une amende de 150'000 euros pour infraction à la législation sur le travail.

Ce jugement du Tribunal de grande instance du Val-de-Marne a sanctionné le transporteur pour avoir employé, entre 2003 et 2006, quelque 170 travailleurs sur la base de contrats établis sur la base de la législation britannique à l'aéroport d'Orly.

En plus des 150'000 euros d'mende, Eaysjet devra dédommager les parties civiles, dont l'organisme Pôle Emploi, à hauteur de 1,4 million d'euros. La compagnie aérienne envisage de faire appel de cette décision car elle avance qu'elle avait établi ces contrats à l'époque sur la base des inducations fournies par les autorités françaises et britanniques et parce qu'il n'existait à l'époque aucune base légale ni en France ni sur le plan européen sur laquelle se fonder pour ce type de contrat. Depuis 2006, elle s'était mise en conformité avec la législation française et employe actuellement quelque 500 travailleurs engagés avec des contrats répondant aux récentes exigences de la loi sur le travail.

 

Pour se rendre attrayantes, les entreprises mettent volontiers en avant leur désir d'innovation. Mais, dans les faits, tirent-elles vraiment parti des idées de leurs collaborateurs?

 

Il ressort d'une enquête du cabinet genevois Human Asset que les employés jugent assez sévèrement la capacité d'écoute et de réaction de leur hiérarchie. Seul 11% des répondants se disent certains que, lorsque une personne dans leur entreprise présente une idée, elle a des chances d'être prise au sérieux et écoutée par la hiérarchie. Plus de 43% s'attendent à une réaction négative.
"Les réponses que nous avons récoltées font ressortir un décalage entre les valeurs d'innovations véhiculées par les entreprises et la réalité du terrain, explique Julien Bonvin, consultant chez Human Asset. Dans les faits, 71% des répondants considèrent qu'il n'existe pas, dans leur entreprise, de processus clair permettant de faire émerger ou de favoriser l'innovation."
Les personnes interrogées reprochent aussi à leur entreprise de ne pas suffisamment favoriser l'échange entre les équipes de collaborateurs. "Les gens se sentent souvent cloisonnés, sans réelle possibilité de sortir de leur cadre d'activité", note Julien Bonvin.
L'étude de Human Asset repose sur un questionnaire en ligne auquel ont répondu 202 participants, dont une majorité de cadres. Les trois-quarts des entreprises concernées comptent plus de 50 personnes. La plupart exerce une activité en Suisse romande.

 
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