Mots clés :société

La santé des entreprises industrielles et des sociétés de services s'est sensiblement améliorée en 2010.

Selon une enquête réalisée par le cabinet de conseil d'entreprise suisse IFBC, 40% des sociétés helvétiques ont réalisé l'année dernière des performances opérationnelles d'un niveau égal à celui qu'il était avant la crise économique. Dans les secteurs de l'industrie et des services, 88% des entreprises ont pu améliorer leurs performances opérationnelles aussi bien par rapport à la période de 2003 à 2010 qu'en 2010, alors qu'ellles n'étaient que 5% dans cette situation un an auparavant.

La croissance du chiffre d'affaires, le rendement des investissements et des capitaux sont les trois éléments moteurs de cette amélioration de leurs bénéfices. Pas moins de 35% des entreprises ont réussi à améliorer ces trois paramètres, contre 6% durant l'année précédente.

 

La banque Vontobel lance un certificat regroupant les sociétés les plus rentables dirigées par la gent féminine.

Certaines études démontrent, entre autre une réalisée par le Credit Suisse, que les hommes prennent plus de risques et exécutent plus souvent des transactions que les femmes. Avec comme conséquence que les entreprises qui sont dirigées par ces dernières réalisent des bénéfices plus substantiels ou en tout cas dont les pertes sont moins importantes que ce serait le cas si un homme se trouverait à leur tête.

C'est cette réalité qui a incité la banque Vontobel à créer ce certificat qui mise sur l'évolution des cours de douze entreprises dont la direction ou le conseil d'administration est tenu par des femmes. La condition à remplir pour être admis dans ce certificat est que ces femmes soient au moins depuis deux ans à la barre des entreprises en question et qu'elles les dirigent avec succès. Ce dernier est mesuré à l'aune du montant des dividendes versés aux actionnaires.

Le panier de valeurs sélectionnées par la banque est constitué de douze titres issus de la liste du World Index de Bloomberg. Il faut que les entreprises sélectionnées aient versé un dividende de manière continue au cours des trois dernières années et que le rendement escompté du dividende s'avère être le plus élevé du marché.

Parmi les élues, on trouve le géant de l'agro-alimentaire Kraft Food, qui est dirigé par Irene Rosenfeld; le groupe Avon spécialisé dans les produits de grande consommation et qui compte Andrea Jung à sa tête; la société australienne Telko Telstra, avec Catherine Livingstone au poste de commandement; ainsi que le groupe chimique Dupont, dirigé par Ellen Kullmann.

Ce certificat concentré sur des entreprises dirigées par des femmes a pourtant a pourtant un tribu à payer à la banque. Une commission d'émission de 1,50 euros s'ajoute au prix d'émission. Vontobel prélève en outre une taxe de gestion de 1,6% par année. Il ne faut pourtant pas sous-estimer le risque de change lié à ce panier: la valeur de base est notifiée en francs suisses, le certificat l'est par contre en euros. Les actions des sociétés retenues dans cette sélection le sont en monnaies locales. Les fluctuations du marché des devises ont donc des répercussions directes sur le prix du certificat.

 

(ou AG). Société par actions, société anonyme (ou SA).

 

 

Conformément aux nouvelles dispositions du droit suisse qui est entré en vigueur le 1er janvier 2008, les sociétés anonymes de taille modeste n'ont plus l'obligation de précéder à un audit de leurs comptes par un organe de contrôle externe.

 

Cette opération peut désormais être assurée par les organes internes de la société si deux des trois conditions suivantes sont remplies:

  • le total du bilan est inférieur à 10 millions de francs
  • le chiffre d'affaires est inférieur à 20 millions de francs
  • la moyenne des emplois est inférieure à 50 personnes.

Des associés représentant au moins 10% du capital doivent l'exiger et les statuts doivent le stipuler. Ceux-ci devront alors être modifiés devant un notaire.

Cette simplification sera particulièrement bienvenue de la part des petites sociétés qui confiaient jusqu'ici la tenue de leurs compte à une fiduciaire et ne pouvait pas leur confier simultanément la procédure de contrôle de leurs comptes. Cette interdiction est ainsi désormais suspendue en procédant de cette manière.
 

Une majorité de PME considère désormais la mondialisation comme une chance, contrairement à l'année dernière.

 

La dernière étude de Credit Suisse effectuée dans toute la Suisse auprès de 1600 chefs de petites et moyennes entreprises dmontre que les sociétés qui décèlent une opportunité dans la globalisation (47%) sont ainsi plus nombreuses que celles qui y voient des risques (31%).
Il s'agit d'un revirement spectaculaire, puisque l'an passé, la même enquête avait abouti à un résultat quasi inverse. "Cette évolution résulte de la bonne conjoncture, et surtout de l'assèchement du marché du travail", a expliqué Frédéric Junod, économiste au Credit suisse, lors d'une conférence de presse à Genève.

Plus d'opportunités que de risques
Hormis la mondialisation, les experts de Credit Suisse ont par ailleurs interrogé les PME sur cinq autres grandes tendances: la démographie, le changement de valeurs, la pénurie de ressources, le progrès technologique et la société de la connaissance. L'enquête montre que ces évolutions offrent plus d'opportunités que de risques aux PME: 52% d'entre elles (48% l'année précédente) sont d'avis que les six grandes tendances se répercutent, dans l'ensemble, de manière positive sur leur activité.

Les nouvelles technologies sont les plus prometteuses
Le progrès technologique a été évalué comme la grande tendance offrant le plus d'opportunités. Près de 80% des PME sondées le considèrent avec optimisme. En revanche, les résultats de l'enquête mettent en évidence le pessimisme face à la pénurie des ressources, qui constitue un risque aux yeux des PME.
Enfin, près de quatre PME sur cinq estiment bon, voire très bon, le niveau de formation de leurs collaborateurs. Mais la main d'œuvre se fait rare: 84% des entreprises disent éprouver des difficultés à trouver du personnel qualifié (50% parlent même de très grandes difficultés).

 

Directeur des ressources humaines ou, plus prosaïquement, chef du personnel.

 

 
La Banque cantonale de Genève vient de créer une filiale dont la mission consiste à financer et investir dans des opérations de transmission et d'expansion d'entreprises de la région.

Baptisée Capital Transmission SA, la nouvelle filiale de la BCGE financera des opérations de reprise de sociétés (LBO, MBO), dans le cadre de spin-off ou de successions. Elle participera aussi au financement du développement des entreprises suisses pas encore cotées en bourse. Les investissements prendront la forme de participations en capital ou de financement en mezzanine (renforcement des fonds-propres, convertibles ensuite en actions ou options). Un montant de 50 millions de francs est dédié à cette activité.
Capital Transmission SA ne prendra que des participations minoritaires et n'interviendra pas dans la conduite des entités financées. Elle privilégiera les entreprises disposant d'un potentiel de contribution à l'économie régionale et susceptibles de créer des places de travail. La direction de Capital Transmission SA est confiée à Maurice Pierazzi, membre de la direction de la BCGE.
Cette nouvelle prestation vient compléter les services de Corporate Finance, créés au printemps 2008, dont l'activité consiste à conseiller les propriétaires d'entreprises dans la conduite et le financement de projets tels qu'acquisition d'entreprises, recherche de partenaires stratégiques et financiers ou transmission d'entreprises. Ensemble, elles renforcent considérablement les activités de base de la BCGE au service des PME et entreprises, notamment les financements commerciaux et hypothécaires.
 
Depuis le début 2008, les sociétés à responsabilité limitée helvétiques sont assujetties à de nouvelles dispositions légales. Plusieurs changements sont intervenus.

La réforme du droit suisse des sociétés à responsabilité limitée apporte en tout premier lieu un allègement de la responsabilité des associés. Les modifications apportées au Code des obligations (art. 772, alinéa 1) précisent en effet que, désormais, les dettes de la Sàrl ne sont plus garanties que par son actif social. L'alinéa 2 de l'ancienne législation mentionnant que tout associé répondait des engagements de la société, même au-delà de sa part sociale... a tout simplement disparu. C'est dire l'avantage considérable que cela représente pour tous les jeunes entrepreneurs désirant se lancer dans le monde des affaires. Ils pourront ainsi créer beaucoup plus facilement une société dans le but de concrétiser leur rêve.

Vers un regain d'intérêt pour la Sàrl
Ces nouvelles dispositions favoriseront l'émergence d'un plus grand nombre de Sàrl, des spécimens quasiment absents du paysage économique helvétique comparé à la réalité allemande par exemple. Dans l'ancien droit suisse, cette forme d'entreprise comportait de nombreux défauts, en particulier par le fait que les gérants pouvaient être poursuivis personnellement si la Sàrl rencontrait des difficultés financières, même s'ils n'en étaient pas directement responsables.
Si la responsabilité des associés a été allégée, le capital social de la Sàrl (20 000 francs au minimum, comme auparavant) devra en revanche être entièrement libéré. La disposition de l'ancien droit - qui permettait de n'en libérer que la moitié - ne correspondait plus à la réalité du monde économique d'aujourd'hui, tant cette somme était modique. Quant au montant des parts sociales, il ne devra plus s'élever à 1000 francs (ou à un multiple de 1000) minimum. Ramené à 100 francs, il facilitera l'entrée de petits investisseurs dans la Sàrl.

Alléger les obligations des co-actionnaires
Le Code des obligations prévoyait aussi, pour autant que cela soit précisé dans les statuts de la société, que les détenteurs de parts sociales pouvaient être obligés de participer à des versements supplémentaires en cas de difficultés financières, et ceci, de manière non proportionnelle au montant de leur participation. Désormais, toute recapitalisation se fera proportionnellement au montant des parts sociales.
Concrètement, si un associé possède une part de 1000 francs dans une Sàrl (dont le capital s'élève à 20 000 francs) et que cette dernière doit être renflouée de 10 000 francs, il ne pourra pas lui être demandé plus de 500 francs. Par ailleurs, du fait que le capital social de la Sàrl doit être désormais entièrement libéré lors de sa constitution, les associés ne peuvent plus être obligés de procéder à des versements supplémentaires comme auparavant.
Enfin, le capital social de la Sàrl n'est plus limité à une valeur maximale de 2 millions de francs. Et la cession des parts sociales a été simplifiée, la forme écrite suffisant désormais alors que cette procédure exigeait autrefois d'être authentifiée par un notaire.

Un contrôle plus scrupuleux
Si les dispositions du nouveau droit sur la Sàrl apportent une plus grande souplesse lors de sa constitution, celles afférentes au contrôle des comptes s'avèrent par contre plus strictes. Elles sont en effet identiques à celles des sociétés anonymes prévues dans les nouveaux articles du Code des obligations mis en vigueur.
En plus du contrôle purement financier (contrôle ordinaire ou restreint), le Code des obligations instaure désormais la notion d'évaluation du risque (article 663b, alinéa 12) qui prévoit une analyse appropriée de la part des personnes morales ainsi qu'un système de contrôle interne (SCI). La teneur de ce dernier n'est pourtant pas expressément définie par le Code des obligations.

Des modifications de statuts à prévoir
Si ce nouveau droit est immédiatement applicable, les sociétés à responsabilité limitée dont les statuts ne sont pas conformes à ces nouvelles dispositions bénéficient, à compter du 1er janvier 2008, d'un délai de deux ans pour les adapter. Pour les entreprises qui n'obtempèreraient pas, les associés continueraient à rester responsables personnellement de manière subsidiaire en cas de difficultés financières.
La forme de la société devra en outre être impérativement indiquée dans la raison sociale, une exigence d'ailleurs déjà de mise, tant pour les sociétés par action que pour les sociétés coopératives. Cette dernière disposition était attendue depuis longtemps pour apporter un peu plus de transparence dans la nébuleuse scène économique suisse.
A noter encore que l'on peut désormais consulter gratuitement le registre des entreprises sur le portail des registres du commerce cantonaux Zefix.
Pour en savoir plus: www.zefix.ch

 

 
Selon la législation suisse, seuls les contrats de travail sont repris en cas de transfert d'entreprise. Pas les préretraites.

Une société qui possèdait une succursale dans une autre ville de Suisse a changé sa raison sociale et modifié son but. Elle s'est transformée en holding et comptait deux filiales, qui connaissent des difficultés financières.
Pour pallier les conséquences des licenciements devenus indispensables, les sociétés ont élaboré plusieurs plans sociaux successifs pour l'ensemble du groupe. L'un de ces plans prévoyait des retraites anticipées donnant droit à différentes prestations pécuniaires de la part de l'employeur jusqu'à ce que le travailleur ait atteint l'âge de la retraite AVS. Une personne qui a bénéficié de cette préretraite, et ainsi également des diverses prestations liées reçoit cependant un courrier l'avisant de la cessation des versements prévus, suite à une nouvelle transformation de la société.

Aucun lien avec les personnes en préretraite
La nouvelle société ne s'est jamais engagée envers cette personne à lui fournir quelques prestation que ce fut sur la base d'un contrat de travail. En effet, elle était liée, avant sa préretraite, à la société reprise, mais jamais avec son tout dernier employeur. Et comme les deux parties n'ont pas non plus conclu un contrat en vertu duquel la nouvelle entreprise se serait substituée à l'ancienne société, le doute plane en ce qui concerne les rapports de travail entre eux.
L'empoyé est d'avis que la nouvelle société doit procéder aux versements relatifs au plan social, car en reprenant l'entreprise qui remployait, il y a eu un transfert automatique des rapports de travail avec tous les droits et obligations qui en découlent.
En cas de transfert d'entreprise, les rapports de travail passent en effet à la nouvelle société en vertu de la loi, sauf si le travailleur s'y oppose. En fait, seuls les rapports de travail effectifs au moment du transfert de l'entreprise passent à l'acquéreur. L'entreprise qui succède n'a ainsi pas à reprendre des contrats de travail qui n'existaient plus au moment du transfert.
Or l'employée ne travaillait plus à ce moment. Elle avait déjà pris sa retraite anticipée et, à ce titre, touchait une indemnité. Cette prestation n'entre pas dans le cadre du contrat de travail proprement dit et ainsi, la nouvelle société n'est pas liée par le plan de retraite qu'elle n'a elle-même pas mis en place.

Plus un travailleur
La situation du préretraité n'est en rien comparable à celle du travailleur, car le lien de subordination n'existe plus, ni d d'ailleurs les éléments caractéristiques du contrat de travail et les obligations respectives des parties. Adriana a été mise à la retraite anticipée bien avant le transfert de l'entreprise. Cette mise à la retraite a entraîné l'extinction des rapports de travail. La nouvelle société na dès lors pas pu reprendre le rapport de travail liant l'employé à son ancien employeur, puisqu'il n'existait plus. L'obligation de versement lié au plan social n'a pas été transférée. Il n'a droit à aucun versement de la part de la nouvelle société.

Nicole De Cerjat, responsable du service juridique au secrétariat romand de la SEC Suisse, Neuchâtel

 
L'écart de performance s'accentue entre les entreprises investissant dans leur fonction achats et celles qui ne le font que peu ou pas. Tel est l'enseignement majeur de l'étude menée par la société Accenture auprès 225 directeurs des achats européens et nord-américains.

Dans un environnement plus exigeant marqué notamment par la hausse du coût des matières premières, le challenge de l'intégration des fournisseurs dits low cost ou encore l'impératif de l'approvisionnement écologique, les entreprises qui investissent résolument dans leurs capacités achats récoltent le fruit de leurs efforts en distançant celles de leurs paires qui ne le font pas.
A partir d'une analyse de la performance des directions achats ayant participé à l'enquête tant sur le plan économique que sur la qualité des produits et services achetés, Accenture a classé celles-ci en trois catégories: les directions achats très performantes (16%), moyennement performantes (67%) et peu performantes (17%). Les directions achats très performantes réalisent des économies équivalant à 10 fois le coût de fonctionnement de leur organisations des achats. Les moins performantes, elles, ne couvrent que quatre fois ce coût.

Les six leviers clés de la performance achat
L'analyse approfondie des caractéristiques des directions achats montre que les organisations performantes sont bien meilleures que la moyenne sur chacun des six leviers clés de la performance achat qui sont:
- Le développement de la stratégie achats
-
Le développement de l'expertise catégorielle des acheteurs
- La simplification des processus transactionnels d'approvisionnement

- La gestion de la relation fournisseur

- Le développement des compétences achats et l'optimisation de l'organisation

- Les systèmes d'information achats et la pilotage de la performance

Des relations plus collaborative avec les fournisseurs
L'étude souligne que les entreprises performantes appréhendent la fonction achats sous un angle plus stratégique et plus global ont pris la mesure des bénéfices d'une relation plus collaborative avec leurs fournisseurs et ont mis en place une organisation et des systèmes leur permettant d'améliorer le processus décisionnel. Ainsi, elles sont trois fois moins nombreuses que le reste de l'échantillon à citer, parmi les obstacles auxquelles elles sont confrontées, l'absence d'autorité pour faire avancer les choses.

Une externalisation qui porte ses fruits
L'étude indique par ailleurs que l'externalisation des achats est beaucoup plus courante dans les entreprises performantes que chez leurs concurrentes moins efficaces. Ainsi, 34% des entreprises performantes externalisent les achats de produits non stratégiques, contre 18% pour celles qui le sont moins. De même, 33% (contre 9%) externalisent la gestion de leur catalogues et leur services de support fournisseurs, et 28% la gestion de la comptabilité fournisseurs (contre 11%).

 
Powered by Tags for Joomla