Mots clés :suisse

En Suisse, la loi sur l'assurance chômage prévoit que l'Etat peut indemniser les entreprises qui désirent réduire l'horaire de travail de leurs employés suite à une baisse d'activité.

En cas de difficulté liée à des baisses du niveau des commandes, plutôt que de licencier une partie de son personnel, un employeur peut prévoir des réductions horaire de travail (RHT). Il s'agit en quelque sorte d'une mesure que l'on peut aussi qualifier de mise au chômage partiel ou technique. L'avantage est que les employés continuent à toucher leur salaire sans déduction bien qu'il travaille moins d'heure que ce qui est prévu par son contrat de travail.

Cette mesure présente le grand avantage pour l'employeur de préserver le savoir-faire patrimonial de ses employés et de pouvoir redémarrer progressivement ou à plein régime ses activités si le marché le demande et que les commandes reprennent. Cette mesure est surtout destinée à contre-carrer le renchérissement du franc suisse par rapport à l'euro ou au dollars.

Selon la loi, une telle indemnité sera versée à l'entreprise au maximum pendant un laps de temps de douze période (soit une année) au cours d'une période de deux ans. Les conjoints ou partenaires enregistrée de l'employeur, les personnes ayant une activité dirigeante, celles qui ont signé un contrat de travail à durée déterminée et les apprentis ne peuvent pas bénéficier de cette mesure.

Pour bénéficier de cette mesure, les entreprises doivent présenter à l'administration un dossier détaillé de leur situation et prouver que leur activité a réellement diminué. Certains cas sont rejetés, par exemple si le chiffre d'affaires est en baisse mais que le nombre d'heures de réserve de travail n'a pas baissé. Cela permet d'éviter que les entreprises tendent de jouer la carte du dumping des prix dans les commandes de travail. Cette mesure pourrait être supprimée dès que le taux de change du franc suisse redescendra à un niveau moins élevé.

Pour en savoir plus: www.seco.admin.ch

 

 

 

A peine la crise économique montre-t-elle des signes d'éloignement que les grandes banques recommencent à rétribuer grassement les artisans de leur déconfiture.

>Après avoir bénéficié de l'aide des pouvoirs publics dans de nombreux pays qui leur ont accordé des garanties ou qui ont dû les renflouer, les banques sont retombées dans leurs travers comme si de rien n'était. Elles débauchent à tour de bras des employés de haut vol pour essayer des regagner des parts de marchés perdues suite à leurs erreurs en leur accordant des bonus éhontés. Le comportement frauduleux de certains banquiers et les défaillances de quelques établissements financiers n'a pas seulement mis en péril l'économie mondiale, mais a aussi soulevé la réprobation de nombreux chefs d'entreprises. Ceux-ci n'acceptent pas l'attitude des établissements qui sont généralement très pointilleux sur les garanties à accorder à leurs clients, alors que les dirigeants de ceux-ci prennent des risques démesurés dans leurs méthodes de placement.

Il n'en reste pas moins que dans la fièvre spéculative des années 2000, qui a propulsé les banques au firmament des entreprises les plus florissantes de l'économie, les bonus constituaient un puissant levier pour motiver les traders à doper leurs affaires. Le problème est que toutes cette activité s'est déroulées dans une euphorie telle que plus personne, dans les milieux économiques, ne pouvait encore raisonner de manière logique, si ce n'est quelques visionnaires alors considérés comme des empêcheurs de tourner en rond.

 

Un brutal retour sur terre

Le retour sur terre a été brutal, mais la seule stratégie des établissements bancaires a été de se refaire rapidement une santé sans véritablement remettre en question leur modèle d'affaires, et surtout sans se préoccuper réellement des états d'âme de leurs clients. Ceux qui ont été peu touchés ont souvent réussi à profiter de la situation, alors que les autres ont dû recruter à prix d'or des traders pas trop éclaboussés par les scandales et disposant de carnets d'adresses très prometteurs pour renflouer les caisses des banques en perdition. Et c'est ainsi pour se refaire rapidement une santé que les mêmes banques ont dû accorder des bonus extrêmement généreux à ces courtiers de haut vol. On se retrouve donc aujourd'hui dans une situation économique qui a pourtant de la peine à redécoller. Les entreprises exportatrices ont dû faire le gros dos en espérant que la tempête passe sans faire trop de dégâts et en essayant de conserver le plus possible leurs effectifs en faisant appel au chômage partiel.

L'heure de vérité devrait pourtant bientôt sonner pour un bon nombre d'entreprises qui ont résisté contre vents et marrées, car le chômage partiel ne pourra pas se poursuivre indéfiniment.

La solution passe par l'autorégulation Certains experts admettent volontiers que l'on ne pourra pas éviter un nouveau krach économique quelles que soient les mesures de régulation qui seront mises en place dans les différents pays du globe. Il n'en reste pas moins que le monde bancaire fait preuve d'une très grande myopie et ne semble pas vouloir tirer les enseignements du passé.

L'affaire Madoff a en effet éclaté seulement quelques décennies après qu'IOS, une société fondée dans les années 6o par Bernard Cornfeld, (Bennie pour les intimes), a aussi joué avec le feu et grugé des milliers de personnes à travers le monde en ayant mis en place un mécanisme absolument similaire à ce qui a permis à Bernard Madoff de s'enrichir sur le dos de malheureux pigeons.

 

La Suisse s'engage de manière trop dispersée

Aujourd'hui, la grande crainte que l'on peut avoir pour notre économie réside dans le fait que les milieux politiques, Conseil fédéral en tête, ne parlent pas de la même voix que les milieux bancaires. Evelyne Widmer-Schlumpf laisse échapper quelques indiscrétions en indiquant jusqu'où le Conseil fédéral est prêt à faire des concessions pour contenter les gouvernements étrangers en matière d'évasion fiscale. De leur côté, l'Association suisse des banquiers tient mordicus à son plan RubiK, qui prévoit une retenue à la source des avoirs déposés auprès des banques dans le cadre des relations transfrontalières.

Cette cacophonie est d'autant plus mal perçue de la part du public que le commun des mortels a de la peine à comprendre que c'est encore lui qui va passer à la caisse pour l'assistance accordée par la Confédération dans le différent que l'UBS a eu avec les Etats-Unis. La grande banque ne devant rembourser qu'un million de francs, alors même que l'Etat estime les frais qu'il a engagé pour la défendre à quelque 37 millions. Une générosité que des dizaines de milliers de chômeurs laissés sur le carreau à la suite de l'anémie économique ont de la peine à comprendre.

 

La crise de l'endettement les préoccupe pourtant de plus en plus.

L'optimisme des directeurs des finances des entreprises suisses s'inscrit nettement à la baisse par rapport aux trimestres précédents, révèle un sondage réalisé par le cabinet de conseil Deloitte. Pour les douze prochains mois, une majorité de directeurs financiers estime que les principaux risques économiques tiennent à la cherté du franc suisse. Ils sont 60% de cet avis et presque autant (57%) à avoir certaines craintes en ce qui concerne l'affaiblissement de la demande intérieure.

Une très forte majorité (88%) estime pourtant que la crise liée à l'endettement des pays européens constitue un risque assez élevé pour la Suisse. Ils considèrent inadéquate les solutions prévues par les décideurs politiques, telles que l'extension du plan de sauvetage mis en place jusqu'à ce jour. Trois personnes interrogées sur cinq considère qu'un allongement de la dette englobant un abandon partiel de la dette, serait plus judicieuse.

 

L'opérateur suisse a mis la main sur huit parcs éoliens chez nos voisins d'Outre-Rhin pour un montant de l'ordre de 200 millions d'euros.

Cette acquisition totalise 88 unités de génération d'électricité dont la production atteint quelque 320 millions de kilowattheures. Cela correspond à la consommation annuelle moyenne de 80 000 ménages. Ces sites sont situés en Basse-Saxe, en Saxe-Anhalt, dans le Brandebourg et en Mecklenbourg-Poméranie.

 

Selon les chiffres publiés par l'Office fédéral de la statistique, les salaires effectifs en Suisse ont augmenté en moyenne de 0,8% l'année dernière.

Le cabinet de consultants Kienbaum a récemment publié une étude sur le salaire des cadres en 2011. Selon cette enquête effectuée auprès de quelque 371 entreprises - sur plus d'un demi-million d'entreprises existant en Suisse - le salaire des cadres a augmenté, en 2010, de 2,8% par rapport à l'année précédente.

Au début de l'année 2011, l'Union syndicale suisse (USS) a lancé une initiative populaire fédérale exigeant un salaire minimum légal (Initiative sur les salaires minimum) et dénonce, dans son rapport sur la répartition des revenus et de la fortune en Suisse paru en avril dernier, le constant élargissement de la fourchette salariale entre les bas et les hauts revenus.

L'Union patronale suisse explique essentiellement l'accroissement des hauts salaires par des modifications structurelles (toujours plus d'entreprises internationales s'implantent en Suisse) et souligne que l'écart entre le plus bas et le plus haut salaire dans les entreprises en Suisse demeure modéré en comparaison internationale.

 

Une thématique qui nourrit d'autres débats

Au-delà des deux extrêmes qui alimentent émotionnellement la polémique, la jalousie des uns d'un côté et l'indécence de certaines rémunérations de l'autre, il n'est pas inutile d'approfondir la question du salaire et de l'équité salariale. Cela fait depuis la nuit des temps qu'il existe des divergences sur la notion du salaire équitable. Depuis que le travail est rémunéré, les philosophes, les économistes - et même la Bible - cherchent en vain la réponse à la question: qu'est-ce qu'un salaire juste ou équitable? Tous semblent néanmoins s'accorder sur le fait qu'il n'existe objectivement pas de juste salaire.

La justice salariale, pour autant que l'on puisse la nommer ainsi, s'appréhende toujours selon (au moins) trois points de vue: celui du salarié, celui de l'employeur qui verse le salaire et celui de la société qui se situe à l'extérieur de cette relation contractuelle. Si ces trois parties s'entendent sur un salaire, alors peut-être approche-t-on de la notion de salaire équitable. On se rend ainsi compte que cette notion restera toujours hautement subjective et fait l'objet de débats parfois houleux.

 

Une compétence des partenaires sociaux

Le salaire est la rémunération du travail; il est ainsi directement l'affaire des parties liées par un contrat de travail, les employeurs et les travailleurs, ou indirectement l'affaire des partenaires sociaux représentant ces deux parties lors de la conclusion de conventions collectives de travail. Du point de vue de la liberté des conventions, il est logique que seules les parties à une relation contractuelle en déterminent librement le contenu. Dès lors, il revient aux parties concernées, et à celles-ci uniquement, de fixer le salaire qui leur semble être le plus adéquat compte tenu de l'ensemble des circonstances et notamment des exigences du poste de travail en question.

Les dépenses inhérentes aux charges salariales nécessaires à la fabrication d'un bien ou à la prestation d'un service se répercutent sur leur prix. Des salaires plus élevés conduisent ainsi à l'augmentation du prix, ce qui peut générer une spirale inflationniste indésirable.

 

Une approche inégalitaire

Fixer légalement des salaires minimaux ou maximaux n'est pas une bonne approche. Cette manière de régler la problématique n'apporterait pas la justice escomptée, elle empièterait sur la liberté contractuelle et imposerait des stéréotypes parfaitement inadaptés aux situations concrètes.

Des solutions inspirées par la réalité économique et le bon sens, négociées raisonnablement par les partenaires, valent mieux que des solutions imposées par l'Etat. Face à une situation concrète, tenter de prendre un peu de recul et se demander ce que la société considérerait comme juste ne serait dommageable ni à l'employeur, ni au travailleur. On peut néanmoins se réjouir du fait que la majorité des salaires négociés entre les parties ne sont, sur le fond, pas remis en cause.

(SME/PM)
 

En dépit de l'essor économique qui a pu être observé en 2010, seuls quelques groupes bancaires sont parvenus à améliorer leurs performances opérationnelles.

Hormis les grands groupes - notamment UBS -, les résultats économiques de la majorité des banques cantonales, régionales et privées helvétiques ont accusé une baisse. La sévérité accrue, voire le renouvellement partiel des textes réglementaires et de nouvelles directives applicables aux marchés financiers vont inciter les établissements à modifier leurs modèles commerciaux et influer sur la création de valeur, conclut une enquête réalisée par la société de conseil zurichoise IFBC «Wertschaffung in der Schweizer Bankenbranche» (Création de valeur dans le secteur bancaire suisse) qui a étudié la situation économique de quelque 70 établissements financiers suisses.

Outre la création de valeur sur le court terme, mesurée à l'aune du concept de résultat économique, ce sont également les améliorations des performances sur le long terme et les prévisions en matière de futures performance qui sont analysées. Le résultat économique d'une banque prend en compte non seulement les charges au compte de résultat mais également le coût, ajusté  des risques, des capitaux propres engagés.

Comme l'explique Rudolf Volkart, Senior Partner chez IFBC, le résultat économique peut être considéré comme étant un indicateur déterminant regroupant l'ensemble des facteurs influençant leur performances opérationnelles (croissance, rentabilité des coûts et du capital).

Sur les 24 banques cantonales étudiées pour l'année 2010, seuls six établissements - parmi lesquels les banques des cantons de Vaud, du Valais, de Fribourg et de Neuchâtel - ont dégagé un résultat économique positif (bénéfice net après déduction des coûts des fonds propres). Cette baisse de la performance s'explique principalement par une moindre rentabilité des capitaux. En outre, l'analyse montre que les revenus n'ont pas progressé, du fait de la diminution des marges dans les opérations sur différence d'intérêts et ce, malgré un volume globalement en hausse.

Comme l'année précédente, c'est la performance de la Banque Cantonale Vaudoise qui prend la tête du classement cette année. Cette dernière affiche en outre le résultat économique le plus élevé de toutes les banques cantonales sur le long terme (2004-2010). En ce qui concerne le moyen terme (2008-2010), la Banque cantonale du Valais a dégagé des chiffres légèrement plus élevés. Quant au groupe des banques régionales, seules deux institutions ont réalisé un résultat économique positif, à savoir la Banque Migros et la Neue Aargauer Bank. Malgré des résultats en partie satisfaisants, aucun des autres établissements n'a été en mesure d'obtenir un bénéfice net suffisant pour couvrir le coût du capital. Sur les long et moyen termes, la Neue Aargauer Bank, le groupe Raiffeisen et Valiant ont réalisé une performance supérieure à la moyenne du secteur bancaire.

En ce qui concerne les deux grandes banques, l'année 2010 s'est soldée par une rentabilité des fonds propres supérieure au coût du capital, c'est-à-dire un rendement excédentaire positif de 5,1% pour UBS et 2,5% pour le Credit Suisse.

Pour UBS, 2010 représente le retour à un résultat économique positif, après quatre années dans le rouge. Quant au résultat économique du Credit Suisse, il se maintient à peu près au niveau de l'exercice précédent. S'agissant de l'évolution future de la performance opérationnelle, les actionnaires semblent néanmoins privilégier la prudence - c'est ce qui ressort de notre analyse.

En 2010, près de la moitié des banques privées étudiées ont enregistré un recul de leur résultat économique, attribuable principalement à la baisse des revenus de commissions et de prestations, ainsi qu'à une évolution défavorable des vecteurs de valeur que sont la rentabilité du capital et des coûts. L'analyse de la composition structurelle des valeurs d'entreprises actuelles met en évidence le fait que celles-ci sont avant tout fondées sur les attentes des investisseurs en matière d'évolution future de la performance. Affichant une orientation plus ou moins marquée vers la Suisse romande, les établissements HSBC Private Bank (Suisse) SA, l'Union Bancaire Privée et la banque Rothschild sont à l'origine des meilleures performances de toutes les banques privées.

Dans le sillage de la crise des marchés financiers, on assiste actuellement à un durcissement, voire à un renouvellement partiel des textes réglementaires nationaux et internationaux, de même qu'à l'élaboration de nouveaux décrets-lois relatifs aux marchés financiers. Cela ne manquera pas d'exercer une influence majeure sur la création de valeur des banques suisses. Les coûts supplémentaires encourus, directs et indirects, liés entre autres aux risques juridiques accrus, vont exercer un surcroît de pression sur les marges de l'activité bancaire, déjà sujettes au resserrement. Reste à savoir dans quelle mesure il sera possible de répercuter ces coûts sur les produits et les clients, ce qui dépendra à l'avenir de la concurrence sur le secteur bancaire, laquelle tend à s'intensifier.

 

De 2,8% de croissance en 2011, le taux de progression du PIB helvétique redescendra à 1,9% en 2012.

La croissance pronostiquée par l'Institut de recherche conjoncturelle (KOF) de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) pour 2011 découle de l'augmentation des exportations à hauteur de 5,4%, de la stabilité du développement de la consommation à 1% et d'une persistance de la croissance démographique. Si les industries d'exportation ont bien résisté à l'accroissement du différentiel entre le franc suisse et les monnaires européenne et américaine, le tourisme semble plus affecté par ce phénomène.

La dynamique observée jusqu'ici dans l'exportation des marchandises devrait s'affaiblir progressivement ces prochaine mois en raison du niveau élevé de change du franc suisse. Les importations progresseront un peu moins que les exportations en 2011, mais ce phénomène devrait changer en 2012, prévoir encore le KOF.

Quant à la consommation des ménages, on assiste à un phénomène fait de contradictions. Les immatriculations de nouvelles voitures ont atteint un résultat record, alors que le chiffre d'affaires du commerce de détail était en recul en termes réels. Et comme les salaires n'ont quasiment pas progressé, la consommation n'augmentera que de 1% en 2011 et de 1,6% en 2012. L'augmentation de la consommation des pouvoirs publics sera encore plus modeste: 0,6% en 2011 et seulement 0,2% en 2012.

 

En Suisse la conjoncture économique est restée soutenue au cours de ces derniers mois, même si elle a montré les premiers signes de ralentissement.

Les secteur exportateurs de l'économie ont vu la situation monétaire se durcir davantage sous l'effet de l'envolée récente du franc suisse. Compte tenu de la force très marquée de la monnaie helvétique, il y a lieu de s'attendre à ce que l'essor conjoncturel que la Suisse connaissait jusqu'à présent marque le pas, malgré une conjoncture intérieure qui devrait rester solide, notamment dans le domaine de la construction. Selon le groupe d'experts de la Confédération qui se penche sur les questions conjoncturelles à court terme, la croissance du PIB devrait s'établir à 2,1 % en 2011 et s'abaisser à 1,5 % en 2012. Dans ce contexte, il se pourrait que le chômage réamorce une légère hausse dans le courant de l'année 2012.

 

La conjoncture internationale en demi- teinte

Dans nombre de pays de l'OCDE, la situation économique ne devrait continuer de progresser au ralenti, comme ce fut souvent le cas par le passé à la suite de crises immobilières ou financières d'importance. Aux Etats-Unis, la reprise économique devrait, pour un certain temps encore, manquer de constance et pâtir de la faiblesse du marché immobilier ainsi que d'un taux de chômage inhabituellement élevé.

Dans la zone euro, la reprise reste modérée en moyenne du fait des fortes disparités existant entre notamment les pays du centre et deux de la périphérie de la zone. Alors qu'en Allemagne, la demande intérieure, depuis longtemps hésitante, a elle aussi pris de l'ampleur et que la croissance économique s'annonce vigoureuse pour 2011, à raison de plus de 3 %, il est probable que les pays le plus durement touchés par la crise de la dette publique, à savoir la Grèce, le Portugal et l'Irlande, ne sortiront que lentement de la récession, d'ici à 2012.

L'économie japonaise est retombée en récession à la suite du tremblement de terre et du tsunami, et des chutes de la production qui en ont résulté. La récession devrait toutefois se résorber d'ici à 2012 au plus tard, grâce à la reprise générée par l'effort de reconstruction. Les retombées de la récession au Japon en 2011 sur l'économie mondiale ne devraient être que très peu perceptibles.

 

En avril 2011, le marché suisse de l'emploi en ligne a atteint son plus plus haut historique depuis son lancement il y a plus d'une dizaine d'années.

Le Monster Indice Suisse MIS s'est établi à 220 points, soit 24 de plus par rapport au mois de janvier 2011. Il enregistre ainsi non seulement la plus forte croissance de son histoire mais atteint aussi un niveau jusqu'ici inégalé. Cet indice est calculé par la Haute école spécialisée de la Suisse du Nord-Ouest (indice partiel des bourses d'emploi), en collaboration avec l'Université de Zurich (indice partiel des entreprises).

En avril, l'indice partiel MIS pour les bourses d'emploi en ligne a fait un bond de 30 points par rapport à janvier pour s'établir à 207 points. L'indice signe ainsi sa plus forte progression et son meilleur résultat. Les offres d'emploi proposées sur les sites de recrutement des entre-prises (contrôle par sondage représentatif d'environ 1000 entreprises et organisations suisses) sont en hausse de 11 points par rapport à janvier à 244 points, soit leur deuxième meilleur résultat depuis le début de l'enquête il y a dix ans.

 

En 2010, l'OFS a recensé 10'932 ouvertures de faillites en Suisse, soit 4,3% de plus par rapport à 2009.

Durant la même période, les pertes résultant des clôtures de procédures de faillite ont reculé de 8,3%. Par ailleurs, plus de 2,6 millions de commandements de payer ont été délivrés en 2010, soit 5,1% de plus qu'en 2009. Tels sont les principaux résultats de la statistique des poursuites et des faillites réalisée par l'Office fédéral de la statistique (OFS).

 
Powered by Tags for Joomla