Mots clés :travail temporaire

Selon une enquête de Manpower, les employeurs suisses sont encore assez peu enclins à embaucher.

Pour l'agence de travail temporaire qui vient de dévoiler son étude sur les perspectives d'emploi, au deuxième trimestre 2010, 865 des employeurs n'envisagent pas d'embaucher des nouveaux employés. Seules deux régions de Suisse sur les sept considérées dans le cadre de cette enquête présentent des perspectives d'emploi positives au deuxième trimestre. La Suisse orientale caracole en tête du classement avec une progression de 12% en prévision désaisonnalisée. La Suisse centrale se retrouve en deuxième position avec une prévision désaisonnalisée en progression de 1%. Le grand perdant de ce classement est constitué par Espace Mitteland qui recule de 13%.

Les employeurs de six des dix secteurs d'activité prévoient un accroissement de leurs effectifs au prochain trimestre. Dans le secteur de la finance, des assurances, de l'immobilier et des services aux entreprises, la hausse des prévisions atteint 12%, alors que la baisse la plus forte atteint 11% dans le secteur de l'approvisionnement en électricité, gaz et eau. Le secteur du commerce (+1%) enregistrer par ailleurs la plus forte progression trimestrielle.

 

En Suisse, malgré l'aumentation du pourcentage des personnes actives sur le marché du travail temporaire .

 

Le nombre de travailleurs occupant un emploi temporaire a progressé de 0,7% à 1,9% entre 1990 et 2006. Elle se fait particulièrement sentir dans l'industrie et dans la construction. Ramenée au volume total de l'emploi, cette part reste néanmoins faible. On constate aussi un accroissement du travail temporaire dans le reste de l'Europe. La principale cause de cette évolution  découle vraisemblablement du besoin croissant en main d'œuvre mobilisable de manière souple, besoin auquel la location de services répond bien.

En Suisse, on n'observe une généralisation des d'emplois à durée déterminée. On ne peut donc pas en déduire que la location de services vient se substituer systématiquement à des emplois à durée indéterminée.

L'introduction de la libre circulation des personnes entre la Suisse et l'UE a favorisé la croissance de la location de services à partir de 2002. Les mesures d'accompagnement répondent aux risques qui en découlent pour le marché du travail indigène.

Les entreprises de location de services sont soumises à des contrôles plus fréquents que précédemment, dans le but d'assurer le respect des conventions collectives de travail dont le champ d'application a été étendu (CCT étendues).

L'examen des dispositions de la loi sur le service de l'emploi et la location de services (LSE) révèle que la protection des travailleurs peut être assurée de manière satisfaisante. Cette dernière ne dépend toutefois pas seulement du libellé de la loi mais également de son exécution effective.

Les autorités suises ont donc prévu de procéder par voie de directives à des adaptations partielles de l'exécution de la loi. Il s'agira par exemple de garantir que les entreprises de location de services apportent la preuve de l'existence d'une assurance-accidents lors de l'octroi d'une autorisation ou encore que les commissions paritaires signalent aux autorités cantonales les infractions graves aux CCT étendues.

 

Après de longs mois de négociations, un accord sur le statut des travailleurs temporaires semble se dessiner.


L'association des employeurs swissstaffing et le syndicat Unia se sont entendus sur les éléments-clés d'une convention collective de travail pour l'ensemble de cette catégorie d'employés. Elle devrait entrer en vigueur dès janvier 2009.
La nouvelle convention ne se limitera pas à un seul domaine d'activité ou entreprise, mais devrait couvrir toutes les branches qui recourent au travail temporaire. Jusqu'à présent, seul un tiers des 260'000 employés temporaires dénombrés en Suisse bénéficient d'un régime de CCT.
L'extension du champ d'application de la convention collective sera sollicitée auprès du Conseil fédéral. Elle devrait profiter, selon Unia, à plus de 180'000 travailleurs temporaires actifs dans plus de 100 professions, qui jusqu'ici, n'étaient pas soumis à une CCT.
Cet accord prévoit l'introduction de salaires minimaux. Ils devraient être compris entre 4000 à 4300 francs pour les travailleurs avec formation et entre 3000 et 3200 francs pour les autres. Par ailleurs, les contributions professionnelles pour la formation contine ainsi que pour l'exécution de la CCT seront uniformisées et s'élèveront à 0,7% du salaire pour les employés et à 0,3% du salaire pour les employeurs. Enfin, tous les travailleurs temporaires dont les engagements dépassent trois mois auront droit à 720 indemnités journalières en cas de maladie.

 
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