Vendredi, 03 Février 2012
Ecrit par Pierre-Henri Badel
La commission suisse de la concurrence a ouvert une enquête à l'encontre l'UBS et le Crédit Suisse ainsi que de plus de dix institutions financières étrangères.
Le Secrétariat de la Comco a reçu une dénonciation qui alléguait que plusieurs banques auraient influencé les taux de référence Libor et Tibor pour certaines devises. Par ces comportements, les traders pouvaient obtenir une distorsion des taux de référence en leur faveur. De plus, les traders semblent s'être concertés sur les différences entre les cours d'achat, respectivement de vente de produits sur dérivés (Spreads), ce qui leur permettait de vendre ces produits financiers aux clients à des conditions désavantageuses.
L'UBS et le Crédit Suisse ainsi que des institutions financières étrangères, dont la Bank of Tokyo-Mitsubishi UFJ, Citigroup Inc., Deutsche Bank Aktiengesellschaft, HSBC Holdings plc, JP Morgan Chase & Co., Mizuho Financial Group Inc., Rabobank Groep N.V., Royal Bank of Scotland Group plc, Société Générale S.A., Sumitomo Mitsui Banking Corporation) ainsi que d'autres intermédiaires sont touchés par l'enquête qui devra notamment analyser les effets de ces comportements sur la concurrence en Suisse.
NB: Le Libor («London Interbank Offered Rate») et Tibor («Tokyo Interbank Offered Rate») sont des taux de référence établis par des associations bancaires qui devraient refléter les taux d'intérêt sur les marchés interbancaires. Ces taux sont calculés quotidiennement pour différentes valeurs, en se fondant sur les données fournies par un groupe déterminé de banques.
Dimanche, 01 Janvier 2012
Ecrit par Pierre-Henri Badel
En 2011, le chômage s'avère être le principal sujet de préoccupation de la population helvétique, révèle une enquête que vient de réaliser l'UBS.
La crainte de perdre son emploi n'est pourtant plus aussi aiguë qu'en 2010. Elle n'est en effet mentionnée que par 52% des personnes interrogées, soit 23% de moins qu'il y a une année. On trouve la question des étrangers arrive au deuxième rang de leurs préoccupations. Elle inquiète 36% des Suisses, soit 5% de plus qu'il y a une année, et se place juste devant la situation économique, qui progresse de 23% pour atteindre plus du tiers des personnes interrogées dans le cadre de cette étude. Cette question n'a jamais pareillement inquiété les Suisses depuis les 35 ans que l'Institut GfS réalise cette enquête pour le compte de l'UBS.
Au chapitre des sujets qui turlupine moins l'esprit des citoyens de la Confédération helvétique, on relève les questions liées à la santé et à la prévoyance professionnelle.
Jeudi, 03 Novembre 2011
Ecrit par Pierre-Henri Badel
En 2012, les salaires des employés suisses devraient s'accroître en moyenne de 1,1%, prévoit un sondage réalisé par l'UBS, contre 1,5% en 2011.
Les plus fortes valorisations (2%) sont prévues dans les services informatiques et les télécommunications. Viennent ensuite (ex-aequo): la chimie et l'industrie pharmaceutique, les équipements électriques, les services aux entreprises ainsi que la santé et les activités sociales (1,5%). Le commerce de gros et de détail pointe à 1%, tout comme les banques et assurances. C'est le textile et la production de biens de consommation qui ferment la marche, avec 0%. Le secteur de la métallurgie, des machines et de l'horlogerie ne prévoit que de modestes augmentions (0,5%). C'est juste un peu mieux que l'alimentation (0,8%). Les augmentations sont dans tous les secteurs inférieurs à celles prévues en 2011, sauf dans le secteur public (en hausse de 1 à 1,2%), alors que la santé et les activités sociales stagnent à 1,5%.
Vendredi, 29 Juillet 2011
Ecrit par Pierre-Henri Badel
A peine la crise économique montre-t-elle des signes d'éloignement que les grandes banques recommencent à rétribuer grassement les artisans de leur déconfiture.
>Après avoir bénéficié de l'aide des pouvoirs publics dans de nombreux pays qui leur ont accordé des garanties ou qui ont dû les renflouer, les banques sont retombées dans leurs travers comme si de rien n'était. Elles débauchent à tour de bras des employés de haut vol pour essayer des regagner des parts de marchés perdues suite à leurs erreurs en leur accordant des bonus éhontés. Le comportement frauduleux de certains banquiers et les défaillances de quelques établissements financiers n'a pas seulement mis en péril l'économie mondiale, mais a aussi soulevé la réprobation de nombreux chefs d'entreprises. Ceux-ci n'acceptent pas l'attitude des établissements qui sont généralement très pointilleux sur les garanties à accorder à leurs clients, alors que les dirigeants de ceux-ci prennent des risques démesurés dans leurs méthodes de placement.
Il n'en reste pas moins que dans la fièvre spéculative des années 2000, qui a propulsé les banques au firmament des entreprises les plus florissantes de l'économie, les bonus constituaient un puissant levier pour motiver les traders à doper leurs affaires. Le problème est que toutes cette activité s'est déroulées dans une euphorie telle que plus personne, dans les milieux économiques, ne pouvait encore raisonner de manière logique, si ce n'est quelques visionnaires alors considérés comme des empêcheurs de tourner en rond.
Un brutal retour sur terre
Le retour sur terre a été brutal, mais la seule stratégie des établissements bancaires a été de se refaire rapidement une santé sans véritablement remettre en question leur modèle d'affaires, et surtout sans se préoccuper réellement des états d'âme de leurs clients. Ceux qui ont été peu touchés ont souvent réussi à profiter de la situation, alors que les autres ont dû recruter à prix d'or des traders pas trop éclaboussés par les scandales et disposant de carnets d'adresses très prometteurs pour renflouer les caisses des banques en perdition. Et c'est ainsi pour se refaire rapidement une santé que les mêmes banques ont dû accorder des bonus extrêmement généreux à ces courtiers de haut vol. On se retrouve donc aujourd'hui dans une situation économique qui a pourtant de la peine à redécoller. Les entreprises exportatrices ont dû faire le gros dos en espérant que la tempête passe sans faire trop de dégâts et en essayant de conserver le plus possible leurs effectifs en faisant appel au chômage partiel.
L'heure de vérité devrait pourtant bientôt sonner pour un bon nombre d'entreprises qui ont résisté contre vents et marrées, car le chômage partiel ne pourra pas se poursuivre indéfiniment.
La solution passe par l'autorégulation Certains experts admettent volontiers que l'on ne pourra pas éviter un nouveau krach économique quelles que soient les mesures de régulation qui seront mises en place dans les différents pays du globe. Il n'en reste pas moins que le monde bancaire fait preuve d'une très grande myopie et ne semble pas vouloir tirer les enseignements du passé.
L'affaire Madoff a en effet éclaté seulement quelques décennies après qu'IOS, une société fondée dans les années 6o par Bernard Cornfeld, (Bennie pour les intimes), a aussi joué avec le feu et grugé des milliers de personnes à travers le monde en ayant mis en place un mécanisme absolument similaire à ce qui a permis à Bernard Madoff de s'enrichir sur le dos de malheureux pigeons.
La Suisse s'engage de manière trop dispersée
Aujourd'hui, la grande crainte que l'on peut avoir pour notre économie réside dans le fait que les milieux politiques, Conseil fédéral en tête, ne parlent pas de la même voix que les milieux bancaires. Evelyne Widmer-Schlumpf laisse échapper quelques indiscrétions en indiquant jusqu'où le Conseil fédéral est prêt à faire des concessions pour contenter les gouvernements étrangers en matière d'évasion fiscale. De leur côté, l'Association suisse des banquiers tient mordicus à son plan RubiK, qui prévoit une retenue à la source des avoirs déposés auprès des banques dans le cadre des relations transfrontalières.
Cette cacophonie est d'autant plus mal perçue de la part du public que le commun des mortels a de la peine à comprendre que c'est encore lui qui va passer à la caisse pour l'assistance accordée par la Confédération dans le différent que l'UBS a eu avec les Etats-Unis. La grande banque ne devant rembourser qu'un million de francs, alors même que l'Etat estime les frais qu'il a engagé pour la défendre à quelque 37 millions. Une générosité que des dizaines de milliers de chômeurs laissés sur le carreau à la suite de l'anémie économique ont de la peine à comprendre.
Jeudi, 28 Juillet 2011
Ecrit par Pierre-Henri Badel
Après l'UBS, le Crédit suisse vient de présenter ses résultats trimestriels et annonce des mesures d'économie drastiques sous forme d'une réduction de 4% de ses effectifs.
La réduction des effectifs devrait toucher 2000 personnes, dont 500 en Suisse, mais, selon la banque, déboucher sur aucun licenciement. L'Association suisse des employés de banque (Aseb) salue cette déclaration, mais demande une totale transparence du processus de réduction des emplois. Par ailleurs, l'Aseb demande aux dirigeants de la banque d'assumer leur responsabilité en assainissant d'abord au niveau des rétributions exorbitantes distribuées dans les étages dirigeants, qui sont le résultat d'une politique des rémunérations erronée durant ces 10 dernières années. Il doit y avoir symétrie des sacrifices.
Par ailleurs, l'Aseb demande que des représentants du personnel et les partenaires sociaux externes participent au processus et de faire des propositions, être entendus et contrôler le programme d'assainissement qui touche le personnel du Crédit suisse. C'est la condition pour que ce processus difficile puisse se faire dans le climat de confiance qu'il requiert. L'expérience démontre en effet que les propositions des employés ne rencontrent peu d'écho favorable auprès des décideurs, souligne l'association qui appelle les employés du Credit Suisse à se manifester en signant la déclaration mise en ligne sur son site web www.aseb.ch. Le nom des signataires qui manifestent leur solidarité par ce biais avec les employés ne seront pas publiés afin de les protéger de toute représaille de la part de la grande banque.
Mercredi, 27 Juillet 2011
Ecrit par Pierre-Henri Badel
La baisse du bénéfice dégagé par la grande banque suisse la pousse à supprimer des emplois.
La crise économique qui affecte l'Europe ainsi que l'effondrement des taux de change de l'euro et du dollar ont freiné la rentabilité nette de l'UBS au cours du deuxième trimestre 2011. Son bénéfice s'est inscrit à 1 milliard de francs au deuxième trimestre contre 1,8 milliard au cours des trois premiers mois de l'année. Patron de la banque, Oskar Grübel a donc annoncé lors de la présentation des résultats que la banque allait lancer un plan de réduction de ses effectifs, ce qui lui permettra d'économiser entre 1,5 et 2 milliards de francs sur deux ou trois ans. Compte tenu de ces résultas, les responsables de la direction de la banque ont admis qu'il ne sera pas possible d'atteindre le taux de rentabilité qu'elle avait annoncé pour l'ensemble de l'année 2011.
Le revenu du groupe s'est élevé à 7,2 milliards de francs, ce qui représente une baisse de 14%. Celle-ci est essentiellement due à la contraction de l'activité avec la clientèle et au taux de change défavorable du francs suisse. L'afflux net d'argent frais au niveau du groupe a aussi fortement baissé au deuxième trimestre (8,7 milliards de francs, contre 22,3 milliards au cours du trimestre précédent). Les principaux départements touchés par ces mauvais résultats sont essentiellement la gestion des actifs et les activités d'investissements. Les résultats de ces deux secteurs se sont contractés de respectivement 13% et près de 300% en un an (376 millions de francs contre 1,3 milliards au deuxième semestre de 2010).
Vendredi, 24 Décembre 2010
Ecrit par Pierre-Henri Badel
Au grand dam des associations de défense des salariés, l'UBS n'accordera pas une augmentation de la masse salariale de plus 2% mais au minimum de 1500 francs pour ce qui est des plus faibles rémunérations.
Suite à l'échec des négociations salariales internes, l'Association suisse des employés de banque (Aseb) a participé à la cinquième et ultime ronde des négociations qui n'a pas débouché, selon elle, sur les résultats escomptés. Elle regrette surtout que le nouveau système d'évaluation des employés déploie ses effets sur la politique salariale malgré les critiques dont il a fait l'objet. L'Aseb reproche surtout le fait que les prestations des employés ne seront plus évaluées en fonction de buts définis préalablement, mais sur la base d'une comparaison effectuée entre les employés d'un groupe donné. Du coup, les employés jugés les moins performants par la direction seront exclus du mécanisme d'augmentation générale des salaires.
Dimanche, 15 Août 2010
Ecrit par Pierre-Henri Badel
A partir du 1er octobre, il assumera la responsabilité de la gestion du patrimoine pour l'ensemble de l'Europe au sein de la grande banque suisse.
Âgé de 55 ans, il aura sous ses ordres toutes les activités déployées dans ce secteur dans 45 sucursales en Allemagne, au Royaume-Uni, en France, à Monaco, en Italie, en Espagne, en Autriche, au Luxembourg, en Belgique et en Hollande.
Mardi, 01 Septembre 2009
Ecrit par Pierre-Henri Badel
L'administration fédérale des contributions vient de recevoir une demande d'assistance administrative du service fiscal américain portant sur environ 4450 comptes de clients américains d'UBS.
L'administration fédérale des contributions (AFC) entend traiter cette demande rapidement. Composée d'une quarantaine de juristes et spécialistes fiscaux recrutés dans l'administration fédérale à qui incombent les tâches relevant de la force publique, à savoir la rédaction des décisions finales, cet organisme est renforcé par une trentaine de spécialistes d'une entreprise de révision. Placés sous la surveillance de l'AFC, ces spécialistes sont chargés d'élucider les faits. La direction de cette procédure incombe au chef de projet nommé par le Conseil fédéral le 19 août dernier, Hans-Jörg Müllhaupt. Selon l'accord passé à cette date entre la Suisse et les Etats-Unis, l'AFC doit répondre à cette demande dans le délai d'une année.
Conformément à l'accord, l'AFC a 90 jours pour rendre une décision finale sur la remise des renseignements demandés concernant 500 premiers cas. Pour tous les autres cas, la décision finale doit être rendue dans un délai de 360 jours. Pour sa part, l'UBS s'est engagée dans un accord séparé avec l'IRS à préparer les informations sur les comptes concernés par la demande pour que l'AFC puisse les traiter.
La procédure d'assistance de l'AFC respectera les droits de procédure des personnes concernées, notamment leur droit de consulter le dossier et celui de contester la décision finale devant le Tribunal administratif fédéral. Avant l'entrée en force d'une décision finale de l'AFC, les autorités suisses ne livreront aucun renseignement sur les clients de l'UBS aux autorités américaines. Le droit suisse interdit en effet expressément une transmission anticipée de ces renseignements.
Jeudi, 20 Août 2009
Ecrit par Pierre-Henri Badel
L'Association suisse des banquiers est satisfaite que la Suisse ait trouvé une solution extrajudiciaire aux problèmes juridiques d'UBS aux Etats-Unis.
Selon l'Association suisse des banquiers (ASB), cet accord évite un long procès à l'issue incertaine et UBS peut désormais poursuivre dans la voie de la consolidation en étant libérée de cette incertitude juridique. L'association rappelle que cette solution est totalement conforme au droit suisse en vigueur, ce qui est un point important pour la place financière suisse dont la clientèle étrangère est très attachée à la prévisibilité du système juridique suisse.
L'ASB tient à ce que les intérêts des clients intègres soient préservés dans le processus de communication de données qui va être mis en place. Elle escompte par ailleurs que les Etats-Unis et de tous les autres pays respecte les accords bilatéraux en vigueur sur les questions d'entraide administrative en matière fiscale car la Suisse s'est engagée à adopter les standards de l'OCDE sur l'échange de renseignements pour toute demande fondée concernant des délits fiscaux.
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