Le manque de motivation des jeunes pour leur travail préoccupe toujours plus les employeurs.

Cette situation est plus particulièrement marquée en Suisse où les jeunes talents attendent la moindre occasion pour changer d'entreprise au cas ou un emploi plus intéressant se présente, révèle une étude réalisée sur le plan international par l'institut GfK.

Cette attitude tranche fondamentalement avec celle des employés plus âgés dont la crainte de se retrouver à la rue les motive plus à se dépasser. La raison de cette démotivation des jeunes employés ne réside pas dans le fait qu'ils se sentent surpassés ou dépassés par les événements, mais uniquement parce qu'ils s'ennuient au travail et qu'ils ne peuvent pas y faire leurs preuves, donner suffisamment du leur et d'exploiter toutes leurs connaissances et capacités. C'est en tout cas ce que disent un tiers des jeunes Suisses.

En comparaison internationale, les salariés suisses se retrouvent au milieu de classement en ce qui concerne la motivation au travail. Cela concerne surtout la plus jeune génération d'employés, ainsi que ceux qui se trouvent dans la tranche d'âge de 30 à 39 ans. Comparés à tous les autres groupes d'âge, c'est ceux-ci qui démontrent le moins d'engagement dans leur travail.

Dans la classe des 30 à 39 ans, seuls 12% des Suisses peuvent être considérés comme faisant preuve d'engagement, relève cette étude, alors qu'ils sont 31% dans ce cas parmi la classe des séniors. Chez les Suisses de 18 à 29 ans, seuls 18% sont considérés comme motivés, contre 36% en Macédoine et 32% en France et en Turquie.

Cette étude souligne l'importance qu'il y a chez les employeurs soucieux d'assurer la relève de mieux intégrer et impliquer les jeunes au sein de leurs équipes et de leur confier des missions pour lesquelles ils pourront s'épanouir au quotidien dans leur métier.