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Le burnout n'est pas une fatalité

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Pendant longtemps, ce furent les personnes travaillant dans le domaine social ou appelées à assumer des tâches d’aide et d’assistance que l’on considérait comme les plus exposées au burt-out.


Le fait d’être tellement submergé par le stress que cela en devient une réelle maladie se répand de plus en plus, même dans d’autres branches.
Parmi les facteurs de risque qui sont les facteurs déclencheurs du burnout, on peut énumérer l’accroissement des exigences, les surcharges de travail, la pression liée aux horaires et aux délais, le manque de liberté d’action et de possibilités de développement, l’imprécision des attributions et les conflits qui en découlent, un manque de soutien ou de transparence au niveau professionnel, une mauvaise ambiance de travail et l’insécurité de l’emploi.

 

Des coûts économiques élevés
L’épuisement professionnel menace les personnes qui, au sein de leur entreprise, s’investissent sans compter, qui exigent trop d’eux-mêmes, qui se sentent peu valorisés et qui n’ont pas les moyens de gérer efficacement leur stress. De nombreux employés souffrent de troubles de la santé indiquant qu’ils sont très exposés à un risque de burnout. Des études ont prouvé que ce syndrome est une réalité: une enquête de l’Institut du travail et de la technique de Gelsenkirchen effectuée auprès de collaborateurs travaillant pour un projet dans le secteur des télécommunications a révélé que 41% des personnes interrogées présentaient des signes évidents d’épuisement professionnel chronique.
Le phénomène est même très répandu chez les cadres, comme le démontre une étude réalisée en Suisse par Hans Kernen, psychologue du travail et de l’organisation: près d’un gestionnaire sur cinq est menacé de burnout. Bien que le burnout n’ait pas encore donné lieu à beaucoup de travaux de recherche, le phénomène d’épuisement émotionnel, psychique et physique semble en augmentation, ce qui est dû essentiellement à l’augmentation des charges de travail. D’après une étude du Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco), le coût du stress en Suisse se chiffre à 4,2 milliards de francs par an, ce dont le burnout et ses retombées sont en partie responsables.

 

Déceler les symptômes de surmenage
Si l’on veut combattre ce fléau des temps modernes qui peut faire des ravages dans les entreprises, il s’agit en tout premier lieu d’identifier les possibilités de prévenir ce syndrome, de mettre en évidence les ressources personnelles et celles de l’entreprise, et de découvrir des stratégies de prévention prometteuses; mais aussi d’apprendre à connaître les possibilités de thérapie. Plus tôt on détecte les signes avertisseurs de l’épuisement, plus vite on peut en interrompre la dynamique et en atténuer les conséquences négatives. Une part importante des coûts induits par le burnout est due à l’absentéisme et à la baisse de la productivité, surtout lorsque le phénomène n’a pas été détecté dans la phase primaire, que les personnes concernées ont eu besoin par la suite d’un traitement médical et que, pendant une longue période, elles n’ont plus été à même d’accomplir leur travail. Loin de n’être qu’un problème médical et personnel, le burnout - s’il se propage - devient un problème d’ordre économique.

 

Un phénomène trop souvent tabou
Dans les entreprises, ce syndrome reste généralement un sujet tabou. De ce fait, les signaux avertisseurs de l’épuisement émotionnel, physique et psychique sont souvent perçus trop tard. Comme les entreprises ressentent fortement, elles aussi, les effets négatifs du burnout, il est de leur intérêt de participer activement à sa prévention. Pour avoir des chances de succès, les mesures à prendre doivent porter sur le plan personnel, sur le plan du travail et sur celui de l’entreprise en général.
Elles consistent essentiellement à adapter au mieux les tâches et les conditions de travail aux capacités de l’employé. Katharina Merz, conseillère en ressources humaines de l’hôpital de l’Île à Berne, souligne que les personnes occupant des emplois adaptés - mais aussi les collaborateurs qui se trouvent dans l’environnement professionnel de ces personnes - se sentent généralement bien et sont moins souvent absentes pour raison de santé.

 

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