Les fuites vont se multiplier

Attention, ouverture dans une nouvelle fenêtre. Imprimer

De par le monde, la grande majorité des dirigeants d'entreprises craignent de possibles représailles exercées par d'anciens employés.

 

 

Par Pierre-Henri Badel

 

En Suisse, 17% des entreprises considèrent que ce risque est très élevé et reconnaissent avoir pris de mesures pour pallier ce danger, alors que 34% en sont encore au stade de l'évaluation des risques potentiels, en attendant de prendre des mesures appropriées.

La situation économique actuelle accroît pourtant le risque de vol des données informatiques de la part d'employés mécontents de leur situation ou renvoyés de leur poste, relève une étude du cabinet d'audit Ernst & Young. C'est souvent le système informatique qui est la cible privilégiée de l'employé indélicat. Les entreprises doivent donc veiller tout particulièrement à la sécurité des accès aux données stockées dans les ordinateurs. Elles doivent pour cela identifier les menaces potentielles et prendre les mesures qui s'imposent.

Pour près de la moitié des chefs d'entreprises interrogés dans le cadre de cette enquête, l'affectation de budgets adaptés en matière de sécurité des informations constitue un défi de taille. Et 40% des entreprises entendent accroître le budget annuel consacré à la sécurité informatique, alors que 52% de celles-ci n'envisagent pas de changer leur pratique actuelle.

L'un principaux points faibles de la sécurité des données est incontestablement constitué par les ordinateurs portables. Seules 41% des personnes interrogées dans le monde admettent qu'elles procèdent au cryptage des données sur leurs ordinateurs portables. Elles sont 17% à envisager cette solution à partir de l'année suivante seulement. Et cela quand bien même le nombre d'accès non autorisés détectés dans le cas de perte ou de vol de données ne cesse de progresser.

En Suisse, 80% des entreprises interrogées affirment qu'elles cryptent les données sur les ordinateurs portables, et 16% prévoient d'introduire cette mesure au cours des douze prochains moins.