L'avenir sourit aux pays émergeants ainsi qu'aux fusions et acquisitions

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Selon une enquête de la société Accenture, les analystes financiers du secteur de l'assurance valorisent un développement sur les marchés émergents et prévoient une multiplication des fusions et acquisitions.

Les analystes financiers du secteur des assurances incendie, accidents et risques divers (IARD) prévoient qu'il y aura cette année une augmentation significative des fusions et acquisitions parmi les assureurs et indiquent que les compagnies d'assurance-vie qui se développeront sur les marchés émergents au cours des trois prochaines années seront susceptibles d'être mieux notées, selon les résultats d'une étude mondiale.

Parmi les autres résultats marquants de l'enquête, plus des trois quarts (77%) des analystes considèrent que les programmes d'amélioration de l'efficacité opérationnelle – également dits de transformation – constituent, après les rachats d'actions et les augmentations de dividendes (cités par 83% des personnes interrogées), le moyen le plus efficace pour mieux rentabiliser leur capital.

 

Le développement sur les marchés émergents valorisé

La large majorité (85%) des analystes du secteur de l'assurance-vie indique que les projets de développement des assureurs nord-américains, européens et japonais au Brésil, en Russie, en Inde, en Chine, au Mexique ou en Corée du Sud seront un facteur clé d'amélioration des notations au cours des trois prochaines années. Invités à préciser le moyen de développement qu'ils privilégient sur ces marchés émergents, les analystes sont bien plus nombreux à citer la croissance organique comme prioritaire (à 82 %) que les fusions-acquisitions (48 %).

 

Les analystes préfèrent les croissances organiques

Plus des deux tiers (71%) des analystes du secteur incendie, accidents et risques divers consultés tablent sur une augmentation significative du nombre des fusions et acquisitions en 2008. Parallèlement, les résultats font apparaître d'importantes différences géographiques, les analystes nord-américains étant trois fois plus nombreux que leurs homologues européens à prévoir une nette multiplication des fusions et acquisitions.

Les analystes accordent globalement une importance modeste aux fusions-acquisitions en termes d'amélioration des notations, mais privilégient largement la croissance organique:
  • Moins de la moitié (45%) classe les fusions et acquisitions parmi les plus importants critères permettant une meilleure exploitation de leur capital.
  • Deux tiers (67%) déclarent que les fusions et acquisitions sur des marchés matures sont importantes ou critiques pour améliorer les notations au cours des trois prochaines années, contre 84% qui portent le même jugement à propos de la croissance organique.
  • Un tiers (33%) juge que les fusions et acquisitions sur des marchés matures sont sans importance pour améliorer les notations dans les trois ans à venir, contre 16% pour la croissance organique.

 

Les programmes de transformation plébicités

Les programmes de transformation talonnent les rachats d'actions et les augmentations de dividendes au classement des utilisations du capital par ordre d'importance, tout en distançant nettement les innovations en matière de produits et de services, les fusions et acquisitions et l'extension des services proposés.
Le vieillissement des systèmes et la modernisation de l'informatique sont le deuxième challenge du secteur le plus cité, à la fois par les analystes et ceux du secteur de l'assurance-vie.

 

 

Le changement climatique, principal défi

Les questions climatiques et environnementales sont très majoritairement citées par les analystes du secteur incendie, accidents et risques divers comme le principal défi que devront relever les assureurs, devant le vieillissement des systèmes et la modernisation de l'informatique (85%), les nouvelles réglementations et réformes (76%), la concurrence internationale (69%), le risque terroriste et d'instabilité géopolitique (61%), le risque des portefeuilles d'investissement (59%), les évolutions démographiques (58%), l'allongement de l'espérance de vie (52%) ou encore la concurrence des banques et des autres acteurs des services financiers (27%).

Parmi les autres résultats intéressant de cette enquête, il faut encore relever que la majorité (57%) des analystes estime que les investissements informatiques dans des domaines tels que l'administration des polices, la gestion des sinistres, l'optimisation des processus et les centres d'appels seront critiques pour le secteur des assurances au cours des trois prochaines années, tandis que 34% jugent ces investissements informatiques importants.

Enfin, 82% des analystes du secteur de l'assurance déclarent que la communauté financière gagnerait à dispenser davantage de formation dans le secteur des nouvelles technologies et au rôle que cela pourrait tenir dans les performances des entreprises.


Réalisée par l'Institutional Investor Market Research Group, l'enquête a été menée auprès de plus d'une centaine d'analystes financiers du secteur de l'assurance incendie, accidents et risques divers dans 14 des principaux marchés mondiaux. Cette étude a abordé un large éventail de sujets de préoccupation actuelles des compagnies d'assurance: stratégies de profit et de croissance, priorités pour l'utilisation du capital, défis critiques pour le secteur, excellence opérationnelle et acteurs les plus performants.