Le contexte économique général reste difficile
Écrit par Pierre-Henri Badel Lundi, 06 Juillet 2009 00:16
Le ralentissement conjoncturel mondial s'est accentué au premier trimestre 2009. Dans les pays industrialisés, le produit intérieur brut a fortement reculé.
Le repli des investissements s'est poursuivi, poursuite le rapport de la Banque national suisse (BNS), et les stocks ont été réduits après qu'ils aient progressé de manière involontaire au cours du précédent trimestre. Plusieurs signes indiquent qu'une reprise progressive devrait s'amorcer au second semestre 2009. La situation sur les marchés monétaires et financiers s'est nettement améliorée.
En Suisse, la récession s'est sensiblement aggravée au cours des premiers mois de l'année 2009 relève encore le rapport de la BNS. La dégradation de la conjoncture se reflète en priorité dans la baisse rapide du taux d'utilisation des capacités dans l'industrie manufacturière, dans la diminution persistante de la valeur ajoutée dans les secteurs de la finance et des assurances ainsi que dans des indicateurs importants du marché du travail.
Pour le second semestre de 2009, la Banque nationale suisse (BNS) table sur une stabilisation de la production dans la zone euro et sur des taux de croissance positifs aux Etats-Unis et au Japon. Dans ces conditions, on peut s'attendre à ce que les exportations suisses de biens se stabilisent progressivement. Les investissements en constructions devraient même connaître une légère reprise. En ce qui concerne les autres composantes de la demande intérieure finale, il faut en revanche s'attendre à une nouvelle baisse.
Pour toute l'année 2009, la BNS continue de prévoir un recul du PIB compris entre 2,5% et 3%.
Lors de son examen trimestriel de la situation économique et monétaire de juin, la Banque nationale a décidé de maintenir la politique de relâchement des conditions monétaires mise en place en mars dernier. Elle a donc laissé inchangée à 0%-0,75% la marge de fluctuation du Libor pour les dépôts à trois mois en francs, son objectif restant d'amener progressivement le Libor à un niveau proche de 0,25%. Elle continuera d'alimenter généreusement l'économie en liquidités et d'acquérir des obligations en francs suisses en vue de réduire les primes de risque sur les emprunts à long terme des débiteurs privés.
La Banque nationale indique par ailleurs qu'elle entend lutter fermement contre la revalorisation du franc face à l'euro.





