L'autorité suisse de surveillance fait son autocritique

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Siège d'UBS à ZurichLes acteurs des marchés dans leur ensemble n'ont pas appréhendé à temps les causes de la crise et les risques qu'elle comportait, confirme un rapport établi par l'Autorité suisse de surveillance des marchés financiers. A la lecture de ce rapport, on apprend aussi que Marcel Ospel, ancien président du conseil d'administration de l'UBS, n'avait pas démissionné de son plein gré mais avait été appelé à le faire par la Finma.

(finma) - Un rapport qui met en évidence les erreurs, mais aussi l'action visant à sauvegarder les intérêts helvétiques dans le dossier très critique lié au comportement de certaines grandes banques, dont l'UBS. Ce rapport pointe en particulier du doigt les bonus accordés aux cadres des établissements financiers et émet des recommandations dans ce domaine.

Le rapport qui vient de paraître met également en exergue des lacunes et un certain manque de pouvoir de persuasion dans la surveillance des banques. En revanche, le rapport souligne que l'ancienne Commission fédérale des banques (CFB) a réagi promptement et de manière déterminée, en prenant à temps des décisions ciblées, essentielles à la stabilisation de la place financière. L'autorité suisse de surveillance des marchés financiers (Finma) analyse la crise financière et émet aussi des critiques sur le comportement de la CFB dans le but d'en tirer de plus amples enseignements. Le rapport sert par ailleurs de base pour répondre à deux interventions parlementaires (postulat du conseiller aux Etats David et motion de la Commission de l'économie et des redevances du Conseil national).

 

L'UBS placée sous surveillance

Avant et pendant la crise, la CFB, l'un des trois prédécesseurs de la Finma, a suivi de près la situation des deux grandes banques. Lors de l'éclatement de la crise en août 2007, elle a activé le mode «crise» qui prévoyait d'intensifier la surveillance des deux grandes banques et notamment d'UBS. Pour préserver la stabilité des établissements financiers, d'importants paramètres tels que la capitalisation ou la liquidité ont été surveillés en permanence et des mesures correctives, telles que des augmentations de capital, autorisées.

Ce faisant, la CFB a mis à contribution toutes les ressources disponibles, dans la limite du personnel dont elle disposait. A posteriori, des lacunes se font jour, tant au niveau de l'identification précoce des risques que du point de vue de la mise en œuvre des contre-mesures. Toutefois, grâce aux travaux préparatoires menés à bien précocement par les autorités en vue d'une éventuelle crise des grandes banques et à une intervention ciblée et rigoureuse pendant la crise, la situation a, jusqu'à présent, été maîtrisée.

 

Des Fonds propres supérieurs aux normes internationales

La CFB n'a pas tardé à tirer les enseignements de la crise et à prendre de premières mesures. S'agissant des grandes banques, les exigences en matière de fonds propres ont été accrues dès 2007 et 2008 alors que, en vertu du swiss finish, elles étaient déjà nettement supérieures aux normes internationales. Les prescriptions visant à juguler les risques de liquidités ont été elles aussi étendues. Une circulaire relative aux systèmes de rémunération doit être adoptée cette année et entrer en vigueur le 1er janvier 2010.

Pour télécharger le rappert de la Finma