La motivation, clé du succès des projets
Écrit par Pierre-Henri Badel Lundi, 03 Mai 2010 13:50
Par Pierre-Henri Badel, www.adi-presse.ch
Le succès d'un projet dépend beaucoup de la qualité des relations cultivées au sein du groupe. C'est ce qui est ressorti d'un atelier organisé le 7 avril à l'Université de Lausanne dans le cadre du Congrès de management de projet sous le titre «Succès ou échec d'un projet: tout se joue en 100 jours». Pour Françoise Pasche, qui anima cet atelier, la réussite d'un projet dépend en grande partie de la motivation de l'équipe.
Le chef de projet a donc un rôle majeur à tenir en tant qu'animateur et coach. Pour lui, les premiers contacts avec son équipe sont déterminants. C'est en effet à ce moment-là que s'ancrent les bonnes ou mauvaises impressions dans l'esprit des participants au groupe, explique à ce sujet Françoise Pasche, consultante et coach en ressources humaines.
Connivence et convivialité sont de mise
Le bon fonctionnement d'un groupe de gestion de projet implique une certaine connivence et une bonne dose de convivialité, toutes deux nécessaires à la formation d'un esprit d'équipe indispensable à la réussite. Cela n'exclut pourtant pas d'imposer aussi une discipline et des règles bien claires quant au fonctionnement du groupe pour ne pas se faire submerger. Les relations doivent en particulier s'inscrire dans le respect d'autrui, dans l'écoute et le partage. «Il n'est pas question de critiquer l'avis des autres, car cela bloque alors toute la communication» rappelle Françoise Pasche.
Les interrogations sont nombreuses quant aux questions que les chefs de projet se posent au sujet de leur rôle à la tête d'une équipe chargé de gérer un projet. Cela commence par le contexte, la mission, les objectifs, les moyens à disposition, la durée du projet et les délais dans lequel il doit être réalisé.
Le succès dépend de la motivation et de l'accompagnement
La motivation et l'accompagnement des personnalités qui constitue le groupe sont aussi très importants car c'est de leur cohésion et leur complémentarité que dépend le succès d'une telle mission. On peut en effet tomber sur des collaborateurs qui ont de la peine à s'impliquer et qui ont une attitude défaitiste.
«Quand on a affaire à un projet très ciblé agendé à court terme, il faut réunir une équipe très homogène» note Françoise Pasche. Par contre, si l'on travaille sur le long terme dans le cadre d'un projet global, il est très important de réunir des éléments hétérogènes, ce qui sera aussi plus difficile à gérer et à animer» poursuit-elle.
Homogéniser des groupes hétéroclites
Les participants à cet atelier ont surtout été interpellés majoritairement par la problématique par la manière de motiver une équipe quand ses membres ne sont pas rattachés hiérarchiquement au chef de projet.
Cela arrive souvent quand il s'agit de projets transversaux de longue haleine. La mission sera alors d'autant plus difficile quand on hérite de collaborateurs pas convaincus de l'utilité de développer un projet que les chefs de département qui les ont désignés autoritairement et «par défaut» en tant que volontaires pour une telle tâche. Plus qu'autrement, le chef de projet aura alors à cœur de valoriser la contribution individuelle de la personne concernée en rapport à l'objectif global.





