Un environnement propice au travail

Attention, ouverture dans une nouvelle fenêtre. Imprimer

Tension musculaire, difficulté à se concentrer, fatigue chronique, migraines, diminution des défenses immunitaires, état dépressif peuvent perturber considérablement le bien-être au travail. Les rayonnements émanant des nombreux appareils électroniques dont nous sommes entourés en permanence peuvent en être la cause, mais pas seulement...

 

Ce n'est en tout cas pas le travail qui «manque» s'exclame d'emblée Margareta Frey, de plus en plus souvent sollicitée par des personnes perturbées dans leur sommeil, leur santé ou anormalement fatiguées. Cette géobiologue établie à Préverenges exerce son art depuis une quinzaine d'années dans des maisons privées, des bureaux ou des écoles. Elle entendit parler pour la première fois de géobiologie alors qu'elle s'inquiétait des rhumes à répétition de son fils. Elle décida de faire analyser sa maison, suivit les conseils reçus, puis constata l'efficacité des changements opérés. Curieuse, elle voulut en connaître davantage sur ce savoir encore peu connu et étudia cette science pendant deux ans à l'Institut Hartmann, près de Heidelberg.

 

Une science désormais
La géobiologie étudie l'influence de l'environnement sur tout ce qui vit, hommes, animaux et plantes. Les lignes électriques aériennes ou souterraines, transformateurs, courants vagabonds, émetteurs, ordinateurs, téléviseurs, antennes, chauffages ou autres appareils électroménagers envahissent notre environnement. Aujourd'hui, nous baignons donc dans des champs électromagnétiques créés artificiellement que nous ne percevons pas toujours, mais qui agissent néanmoins au niveau de notre système nerveux central. Ce que nous savons moins, c'est que la terre émet un rayonnement naturel indispensable à la vie, mais qui peut être perturbé par la présence de veines d'eau souterraines, de failles ou de veines métalliques. Il se présente sous la forme d'un réseau de lignes telluriques découvert par le Dl Hartmann en 1950. D'une largeur normale de 21 cm, ces rayons s'étalent sur toute la surface du globe. Sur notre hémisphère, on les trouve environ tous les 2 mètres Nord-Sud et tous les 2,50 mètres Est-Ouest. Leurs points de croisement constituent des nœuds telluriques dégageant des ondes auxquelles les organismes vivants sont sensibles.

 

Mieux vaut éviter les points critiques
Les croisements telluriques peuvent s'avérer nuisibles pour la santé si l'on y séjourne fréquemment et de façon prolongée. Par exemple, s'ils se situent à l'emplacement d'un bureau ou d'un lit. Margareta Frey, au cours de ses longues années de pratique, a pu constater à maintes reprises de nettes améliorations pour les personnes qui ont accepté, en suivant ses conseils, de modifier l'emplacement des meubles de leur maison ou de leur lieu de travail.
La localisation de ces lignes et de leurs croisements est facile à établir. De simples baguettes de cuivre suffisent, mais les géobiologues se servent aussi d'appareils plus perfectionnés. Curieusement, d'autres indices peuvent nous mettre sur la voie: alors que la plupart des animaux fuient ces endroits nocifs, les chats s'y plaisent particulièrement, ils les recherchent même, tout comme les fourmis d'ailleurs qui y construisent leur fourmilière. Malheureusement, dans les bureaux, ces indices sont rarement observables! Par contre, les plantes ne croissent pas bien sur ces emplacements. Dès lors, pourquoi l'homme ne serait-il pas perturbé lui aussi?

 

Des ondes très sournoises
Margareta Frey collabore régulièrement avec des architectes qui la consultent avant d'établir leurs plans, de même qu'avec des médecins et des naturopathes confrontés à des symptômes dont ils ne s'expliquent parfois pas l'origine. Elle a effectué plusieurs analyses chez des notaires établis à Genève ainsi que dans les bureaux de quelques firmes dont les dirigeants étaient prêts à améliorer leur environnement de travail et celui de leurs employés.
C'est ainsi qu'elle fut mandatée par Philippe Braun, patron d'une grande régie lausannoise, qui fît appel à elle d'abord pour résoudre les problèmes d'insomnie de sa fille. Au vu des résultats obtenus, il prit la décision de faire analyser l'ensemble des bureaux de son agence, convaincu qu'on pourrait améliorer efficacement le confort de ses collaborateurs. «Dans les bureaux, le plus important, c'est que les chaises sur lesquelles les employés sont assis à longueur de journée se situent en zones neutres. Déplacer légèrement le corps de bureau suffit souvent à y parvenir» relève Margareta Frey. Ensuite, il faut trouver l'origine des champs magnétiques. Ecrans, téléphones et autres câbles génèrent des ondes dont l'intensité est parfaitement mesurable. «Le pire, ce sont les téléphones sans fil qui, hors de leurs supports, dégagent des champs électromagnétiques très perturbateurs pour le système nerveux central» affirme-t-elle. On dénonce d'ailleurs souvent l'usage intensif de natels pour ces mêmes raisons.

 

Expérience en direct
«Avant toute chose, j'ai invité l'ensemble de mes collaborateurs à une séance d'information pour qu'ils sachent de quoi il s'agissait» rapporte Philippe Braun. La totalité des employés y a répondu favorablement, se montrant même curieux pour ne pas dire impatients, aux dires de leur patron.
Les analyses pratiquées par Margareta Frey se sont effectuées en dehors des heures de bureau, de 16 h 30 à 19 h. pendant toute une semaine. Il s'agissait de repérer les lignes telluriques, leurs croisements et de coller des scotchs aux endroits pointés. «Madame Frey établit ensuite des croquis de tous ces emplacements et retira les scotchs afin de ne pas inquiéter inutilement mes collaborateurs» relève Philippe Braun. Puis, plans en mains, il rencontra les quelques personnes dont les bureaux appelaient à être réaménagés. «Heureusement, seuls quatre corps de bureau se trouvaient sur un nœud tellurique. Et les collaborateurs concernés jouèrent le jeu en suivant les conseils de Madame Frey. Curieusement aussi, après quelques jours, on fut surpris d'entendre un sifflote. ment joyeux en provenance du bureau de l'un d'entre eux, comme s'il se sentait tout à coup plus léger» se souvient-il, amusé.

 

Les parades existent
«Là où se trouvait une forte concentration d'ordinateurs, il n'était évidemment pas possible d'améliorer les choses sans avoir recours à des moyens plus radicaux. C'est pourquoi nous avons placé des telluras, des sortes de tube contenant des cristaux de métaux rares qui amenuisent sensiblement les effets des champs électromagnétiques» poursuit Philippe Braun. Quant aux écrans, nous avons opté pour des écrans à cristaux liquides tout à fait neutres à ce niveau. «Nous avons également éloigné un bureau situé tout prêt d'une colonne électrique. Là, Madame Frey avait mesuré une charge dépassant 1000 nano-teslas alors que la limite tolérable est de 100 nano teslas» raconte-t-il. Quant à sa toute nouvelle installation de téléphones sans fil, il n'était pas question de la changer. C'est pourquoi il fit placer trois autres tellura aux endroits les plus perturbés. «Mes collaborateurs ont très bien accepté cette démarche, heureux que l'on se soucie de leur bien-être. Ils ont du plaisir à travailler, ce qui me conforte dans l'idée que j'ai eu raison d'entreprendre une telle action» conclut Philippe Braun.

Clairemonde Hirschmann, © www.adi-presse.ch