Sécurité au travail: tout pour bien faire... et bien être
Écrit par Administrator Mardi, 23 Septembre 2008 15:22
Pour que les employés puissent oeuvrer dans les meilleures conditions de sécurité, bâtiments, locaux et mobiliers doivent être aménagés judicieusement. Les causes d'absentéisme diminueront alors naturellement.
Les accidents, maladies, maux divers ou troubles psychiques dont souffrent certains travailleurs peuvent provenir de multiples causes: défauts techniques, erreurs de conception, surmenage, manque de temps, mauvaise ambiance, routine, fatigue, etc. il est impératif d'analyser tous ces aspects si l'on entend lutter efficacement contre l'absentéisme. Sachant combien les arrêts de travail coûtent cher aux entreprises, il vaut la peine d'étudier soigneusement l'aménagement des lieux et l'organisation du travail. Il suffit parfois de prendre des mesures relativement simples et bon marché pour y remédier.
Un aménagement adéquat, mais pas seulement
Pour travailler dans les meilleures conditions, il est indispensable de pouvoir bénéficier d'une infrastructure technique fiable, de locaux agréables et d'outils qui se distinguent par leurs qualités ergonomiques, Cela ne suffit pourtant pas toujours. Les aspects organisationnels et psychologiques sont aussi déterminants si l'on veut créer une ambiance propice au travail. Les employés vaquent également avec plus de plaisir à leurs occupations si leurs tâches sont enrichissantes, intéressantes et variées. Il est donc bon de pouvoir alterner les travaux de routine et les activités nécessitant un investissement personnel et une réflexion soutenue. De même, les travailleurs apprécieront que l'on leur laisse une certaine marge de manœuvre correspondant à leurs capacités réelles. Ils doivent également avoir la possibilité de communiquer entre eux pendant le travail.
Il faudra par ailleurs désigner un responsable de la sécurité et établir son cahier des charges avec précision. Les éventuels dangers et risques inhérents à l'environnement de travail devront être identifiés, les mesures de protection mises en place avec rigueur, et le personnel devra être sérieusement sensibilisé à cette question. Cela peut se faire par des formations internes et par l'élaboration d'un guide comportemental si les risques liés à l'activité propre à l'entreprise sont importants (laboratoire, produits toxiques, outils dangereux, etc.). Les accidents sont fréquemment imputés à une erreur humaine. Par conséquent, il est primordial de prendre en compte les facteurs humains dans les mesures de prévention.
Des sources de stress à éviter
L'absence d'intimité imputable aux grands bureaux-paysage, le surmenage et le bruit discontinu finissent par provoquer un stress difficile à maîtriser. La détérioration de l'ambiance de travail provoque inévitablement une baisse de productivité chez les personnes concernées, et de fâcheuses conséquences pour leur santé. Un jour ou l'autre, elle sera la cause d'absences qui auraient pu être évitées. Il existe en effet des mesures relativement simples pour y remédier. Des séparations visuelles à l'aide de plantes et de paravents empêcheront par exemple le contact visuel direct et permanent entre collègues, ce qui améliore l'intimité et donc la concentration indispensable à la réalisation de certaines tâches parfois délicates.
Il faut aussi éviter de charger les employés de responsabilités trop importantes et de les mettre en permanence sous pression pour qu'ils respectent des délais très serrés. La peur de perdre son emploi, le harcèlement, la prise de médicaments sont autant de dangers potentiels. On veillera donc à détendre l'atmosphère et à favoriser une ambiance de travail plus décontractée. Etre clair sur l'évolution du poste, effectuer des réunions, aborder les conflits, faire intervenir une personne extérieure spécialisée si nécessaire sont autant de moyens possibles pour recréer un climat de confiance. ReconnaÎtre le travail bien fait et aider au lieu de sanctionner est motivant, et l'on s'en trouvera gagnant de part et d'autre de la barrière.
Penser à l'ergonomie
Quand on travaille en position assise pendant de longues heures sans bouger, cela engendre des douleurs à la nuque, au cou et au dos ainsi que des troubles de la circulation. Immanquablement, il s'ensuivra un pesant sentiment de fatigue. Quand on travaille debout en permanence, les jambes et pieds, tout comme le dos sont fortement sollicitées. Il faudrait donc veiller à changer le plus souvent possible d'activité et de posture. Certains meubles de bureau permettent par exemple de travailler en position assise ou debout en remontant le plateau de travail. Si l'on est obligé de soulever des charges, il ne faut pas rechigner à aller chercher un chariot ou une table roulante qui éviteront de fournir de trop gros efforts.
En ce qui concerne les postes informatisés, on leur accordera une grande attention. Un mobilier évolutif, agrémenté de surfaces de couleurs, et des plantes auront une influence positive sur l'atmosphère des locaux. On accordera suffisamment de place à chaque poste. Il faut compter au minimum 10 ml plus de l'espace pour circuler autour du bureau (au minimum 1 m à 1,5 m). Il faut aussi veiller à ce que l'écran, plat de préférence, soit positionné perpendiculairement aux fenêtres. Ce point est très important. En effet, un écran plat, s'il est bien orienté par rapport à la source lumineuse principale, est exempt de reflet, ce qui est impossible avec un écran bombé. Son bord supérieur doit être au maximum à hauteur des yeux, et la distance de vision entre les yeux et l'écran comprise entre 50 et 80 cm. Les coudes doivent se trouver à la hauteur du clavier. Il faudra donc régler en conséquence la hauteur du bureau. Si ce n'est pas possible, on modifiera celle de la chaise, afin que le dos de l'utilisateur soit bien droit. Si cela s'avère nécessaire, on installera un repose-pied sous le bureau. Clavier et souris doivent être posés à la même hauteur, et placés bien en face du corps. Quant au porte-documents, il devrait se trouver juste à côté de l'écran. Son angle d'inclinaison doit être si possible réglable.
Supprimer les obstacles
L'essor des outils et équipements informatiques et leur mise en réseau a souvent comme corollaire la nécessité de les relier entre eux, et de devoir tirer des câbles d'un ordinateur à l'autre. Très souvent, les locaux n'ont pas été aménagés à l'origine pour faire passer de tels serpentins. A l'exception des espaces informatiques, rares sont ceux qui disposent de faux-planchers dans lesquels on peut les faire courir. La situation est particulièrement critique dans les bureaux paysagés. On peut naturellement profiter des armoires et parois de séparation pour y intégrer l'alimentation en courant et les câbles des réseaux de manière à les amener jusqu'aux ordinateurs sans qu'ils encombrent le passage.
Il existe aussi des réseaux sans fil. De tels dispositifs sont, depuis quelques mois, devenus beaucoup plus accessibles au niveau des coûts, et nettement plus faciles à installer. Ils remplissent actuellement le double objectif de faciliter la mobilité des utilisateurs et de simplifier les changements d'aménagement au sein des bureaux. Ce critère est extrêmement important de nos jours, dans un contexte de fusions et de concentrations d'entreprises.
Un climat agréable améliore l'ambiance de travail
L'éclairage des bureaux ne doit pas éblouir, mais être malgré tout suffisamment puissant pour diffuser une lumière douce et agréable. Les batteries de lampes avec commutation individuelle et variateur de lumière sont dans ce sens particulièrement adaptées. Les lampes dispensant de la lumière indirecte sont aussi très favorables, car elles évitent les agressions lumineuses et les reflets désagréables.
Pour lutter contre le bruit, on peut prévoir des éléments tels que des parois et plafonds atténuant les sons, et des moquettes d'une certaine épaisseur. Pour les travaux requérant de la concentration, si les employés peuvent accéder à des bureaux individuels, cela favorisera la qualité de leur travail, et ils seront moins fatigué. Quand on travaille en position assise, la température minimum doit être comprise entre 21 et 23 °C. Une vanne thermostatique permettra de maintenir une chaleur constante. Et si l'on installe des humidificateurs, ils devront être nettoyés régulièrement. A ce propos, les plantes vertes contribuent aussi à augmenter le taux d'humidité de la pièce, tout en fixant les toxiques présents dans l'air. Elles constituent un excellent substitut aux humidificateurs qui sont généralement bruyants, encombrants et gourmands en énergie.
Egards particuliers pour les tâches exigeantes
Les employés affectés à l'accueil des clients subissent un stress dû à la nécessité d'être toujours aimables, et sont parfois victimes de comportements agressifs, ou même violents. En diffusant de la musique et offrant des fauteuils confortables avec des tables sur lesquelles sont déposés des magazines, cela rend les attentes plus acceptables tout en réduisant l'agacement des visiteurs impatients, et donc le stress du personnel d'accueil, il faut prévoir pour ce dernier des pauses et des relèves suffisantes.
Dans les centres d'appel, il faut également prendre de telles précautions, car les personnes affectées à ces tâches sont souvent très mal reçues. De plus, il est indispensable qu'elles puissent utiliser un casque avec microphone. En effet, si elles doivent coincer le combiné téléphonique entre l'épaule et l'oreille pour être à même de pianoter sur leur clavier ou de prendre des notes, des tensions dans la nuque ne manqueront pas d'apparaître, avec toutes les conséquences possibles à long terme. Pour les employés en charge d'objets de valeur et d'argent liquide, il faudra également prendre des mesures de sécurité particulières. Et les travailleurs isolés doivent être en mesure d'établir un contact régulier avec un poste constamment occupé. Enfin, quand les employés doivent se déplacer en voiture pour des motifs professionnels, il est indispensable de prévoir un téléphone mains libres.
Autre procédure essentielle à établir, celle à appliquer en cas d'urgence. Il est notamment indispensable pour le personnel de savoir où trouver les numéros d'appel du service médical d'urgence, d'une ambulance, de la police, des pompiers, de l'emplacement du matériel de premiers secours, de l'alarme, et des appareils d'extinction. Et pourquoi pas simuler de temps à autre des exercices d'évacuation. En cas d'accident, ils pourraient peut-être éviter les mouvements de panique qui accentuent souvent les conséquences d'une catastrophe.





