Des successions moins préoccupantes qu'il n'en paraît

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Lorsqu'un spécialiste de la finance ou de la comptabilité qui travaille depuis de nombreuses années pour la même entreprise part à la retraite, celle-ci ne perd pas seulement un visage familier, mais aussi de précieuses connaissances et une expérience très utile.

Pas moins de 57% des personnes à avoir répondu à cette enquête du cabinet de consultant Robert Half ont indiqué ne pas été impressionnées par la perte de savoir-faire que cela impliquerait. Seulement 15% des experts financiers se déclarent inquiets ou très inquiets du départ des détenteurs de savoir. Les Suisses se sentent donc mieux préparés que leurs homologues d'autres pays dont moins de la moitié ne se préoccupe pas de la perte de personnel expérimenté.

 

La confiance est justifiée en Suisse

Même à la suite d'un accident ou d'une maladie de longue durée, les entreprises suisses peuvent facilement  trouver un remplaçant. Elles peuvent en effet aisément faire appel à des professionnels expérimentés et retrouvent ainsi rapidement leurs capacités de réaction, disposant en outre de suffisament de temps pour trouver une solution à long terme.

Ceci est le résultat de l'étude Workplace Survey 2009, réalisée pour la spécialiste du recrutement Robert Half. Les enquêteurs ont interviewé plus de 6000 employés et des gestionnaires financiers actifs dans 20 pays. L'enquête en milieu de travail est menée chaque année et fournit des informations sur les tendances du marché de l'emploi en finance et comptabilité.

 

Des mesures ciblées pour assurer la relève

Les entreprises prennent des mesures préventives en interne. Ainsi, 70% d'entre elles identifient des jeunes professionnels de manière ciblée et les préparent à assumer leurs futures activités. Au niveau international, ce n'est le cas que dans 52% des entreprises. En Suisse, les entreprises accordent une attention particulière aux compétences sociales (51%), à la gestion de la formation (49%) et à l'utilisation des mentors (38%).

Si, malgré toutes les mesures de précaution prises, il existe encore un doute quant au bon fonctionnement de la procédure de sélection du successeur, cela provient dans 56% des cas de la crainte que les jeunes professionnels ne soient pas suffisamment préparés à affronter ce changement. Les préoccupations concernent le niveau qualitativement ou quantitativement insuffisant de la gestion, mais aussi la crainte de la perte de savoir-faire  (50%).

 

Un pilote expérimenté est fort utile pour traverser les périodes agitées

C'est souvent lors du départ de plusieurs vétérans à la retraite dans un très court laps de temps que les difficultés peuvent arriver. Dans ces cas, il est conseillé de faire appel à un manager de transition pour traverser une phase de transition qui peut s'avérer très agitée. Des dirigeants expérimentés peuvent non seulement accompagner un changement de personnel, mais aussi fournir leur soutien dans les difficiles questions de fond.

«L'enquête réalisée dans le milieu professionnel a permis de constater que dans de nombreuses entreprises la planification de la relève est  maintenant prise très au sérieux», a souligné Sven Hennige, Managing Director Central Europe chez Robert Half International. «Cela ne change toutefois en rien au fait que de nombreuses entreprises n'ont aucun plan d'urgence dans leur tiroir s'il faut rapidement trouver un successeur. Dans 30% de cas, le problème de la succession se déroule dans la confusion totale lorsque survient un accident ou une maladie. C'est dans de telles situations qu'une bonne préparation est vraiment utile.»