Les intermédiaires en assurance doivent montrer patte blanche

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La Finma exige désormais des connaissances de base ratifiées par un examen pour exercer ce métier.

 

Pierre-Henri Badel, www.adi-presse

 

Le trop grand flou qui régnait pendant longtemps dans ce métier a incité l'organe suisse de régulation des marchés à instituer une formation obligatoire destinée aux intermédiaires en assurance. Elle leur permet d'acquérir des notions de base minimales pour exercer une activité professionnelle dans ce domaine.

En Suisse romande, ces cours sont dispensés au sein de l'Ecole supérieure d'assurance (ESA) de Lausanne et par l'Institut romand de formation en assurance (Irfa). Ce dernier propose à ses élèves de concentrer l'essentiel de l'acquisition des connaissances théoriques en mode présentiel, et d'assimiler les notions techniques à domicile. De cette manière, les coûts de formation sont fortement réduits, ce qui s'avère un avantage pour ceux qui doivent assumer eux-mêmes leurs dépenses de formation. D'environ 7000 francs pour la formation de l'ESA qui est principalement dispensée en mode présentiel, les cours sont ainsi ramenés à 2500 francs dans la formule axée sur l'acquisition des connaissances à domicile. Les candidats ont ainsi la possibilité de choisir l'une des deux voies selon leurs affinités.

La formule proposée par l'Ifra englobe cinq jours de formation répartis sur six mois. Les élèves ne sont pourtant pas laissés à leur propre sort pendant les périodes d'auto-apprentissage. Un tuteur les assiste et les accompagne durant cette période, souligne Jacques Baudois, responsable pédagogique à l'Institut romand de formation en assurances.

Une telle formation est destinée, quelle que soit la formule choisie, aussi bien à des intermédiaires en assurances dits non liés (à savoir des agents indépendants) qu'à des intermédiaires liés, des employés de compagnies d'assurance, des personnes désireuses de se former au métier ou de celles qui sont soucieuses de se perfectionner. Elle s'adresse aussi aux personnes qui ne possèdent par de certificat fédéral de capacité. Il s'agit aussi de la première marche pour ceux qui veulent gravir les échelons de cette profession et qui visent un brevet fédéral de spécialiste en assurance. Même si cette fonction d'intermédiaire d'assurance ne débouche pas sur un titre reconnu par l'Office fédéral de la formation professionnelle et de la technologie (OFFT), ceux qui ont réussi avec succès les examens écrits et oraux de fin d'étude peuvent demander l'inscription au registre de la Finma, qui est le sésame pour exercer ce métier de manière professionnelle et qui sanctifie la reconnaissance de ses compétences par ses pairs.

Pour en savoir plus:
www.irfa.ch
www.hfvsa.ch