Des lacunes dans les infrastructures des entreprises
Écrit par Administrator Vendredi, 05 Octobre 2007 11:43
Cette enquête européenne confirme le fossé qu'il existe entre l'informatique et les besoins métiers. Plus de 50% des responsables informatiques d'Europe de l'Ouest ne disposent pas actuellement d'une vue fiable et en temps réel de leurs infrastructures informatiques. C'est ce que révèle la dernière enquête d'EMC Corporation sur la gestion des services informatiques. Cette enquête a été menée auprès de 240 responsables informatiques au Bénélux, en France, Allemagne, Scandinavie, Espagne, Suisse et Royaume-Uni.
"Le manque de visibilité au cœur de l'infrastructure informatique est une source de risques iomportants pour les projets de consolidation et de migration des centres informatiques dans la mesure où les entreprises doivent à chaque fois passer un temps fou à construire à la main une image fiable de leur infrastructure d'information", souligne Chris Gahagan, Senior Vice President d'EMC en charge des logiciels de gestion de ressources. "De plus, les départements informatiques qui n'arrivent pas à faire le lien entre les applications et l'infrastructure informatique sous-jacente doivent se battre, d'une part, pour délivrer à leurs clients les niveaux de services contractuels et, d'autre part, pour analyser la cause profonde des problèmes et leurs impacts sous l'angle métier."
Manque de visibilité entre l'infrastrucure et les applications
L'étude d'EMC a porté sur les principales difficultés rencontrées par les entreprises lors de l'implémentation de solutions de gestion dans le cadre d'une stratégie de gestion des services informatiques. Elle a permis de dégager deux constats majeurs: les départements informatiques se battent toujours pour comprendre comment l'informatique supporte l'activité, ce qui paraît imputable au manque de visibilité sur les relations entre l'infrastructure et les applications et ils utilisent des moyens manuels pour diagnostiquer les problèmes affectant le réseau, si bien qu'ils ont du mal à résoudre les problèmes efficacement et à aligner l'ordre de résolution sur les priorités métiers.
Délivrer des services informatiques de qualité
Selon cette étude, si dans leur département 66% des responsables informatiques s'appuient sur les directives ITIL (IT Infrastructure Library) qui se présente comme un ensemble de bonnes pratiques pour délivrer des services informatiques de qualité, seulement 5% considèrent qu'il s'agit d'un aspect stratégique de leur business plan.
ITIL est aujourd'hui la méthodologie la plus largement reconnue pour la gestion des services IT. Pour les entreprises qui l'adoptent, ITIL apporte les avantages suivants : réduction des coûts, amélioration des services grâce à l'utilisation de processus éprouvés basés sur les meilleures pratiques, amélioration de la satisfaction client grâce à une approche plus professionnelle de la fourniture de services, gains de productivité. Lancé récemment, ITIL v3 rend encore évident le lien entre les meilleures pratiques d'ITIL et les bénéfices qu'en tirent les entreprises.
Des mesures payantes
"L'implémentation d'ITIL est longue mais se révèle très payante. La plupart des entreprises interrogées n'en sont encore qu'à la première phase dans la mesure où seulement 5% d'entre elles considèrent que c'est une dimension stratégique de leur activité. L'étude montre que plus de la moitié des managers interrogés n'ont pas d'informations sur ce que les applications utilisent au sein de l'infrastructure sous-jacente et comment elles sont liées entre elles", remarque Suhela Dighe, directrice Marketing EMEA d'EMC pour les logiciels de gestion de ressources. "Il y a un besoin criant de solutions permettant de découvrir les applications et de cartographier les dépendances entre les systèmes qui peuplent la base de données de gestion de configurations des entreprises, et un besoin d'intégration de bout en bout avec les solutions de gestion de problèmes et d'incidents."
Un impact négatif sur la productivité
L'enquête révèle également que 78% des personnes interrogées n'ont pas de tableau de bord actualisé et intégré pour leur infrastructure. De ce fait, les équipes chargées de l'informatiques ne peuvent qu'analyser manuellement les causes des problèmes affectant les domaines réseau et applicatif, ce qui a impact négatif sur leur productivité.
"Le personnel informatique passe beaucoup trop de temps à rechercher avec des méthodes manuelles la cause première des incidents", ajoute Suhela Dighe. "En automatisant le diagnostic, ce temps pourrait être consacré à la prévention des erreurs."
L'enquête révèle également que 65% des responsables informatiques ne mesurent pas le coût des interruptions de service. Sans données précises sur la fréquence des interruptions et sur leur coût pour l'entreprise, il est aussi impossible d'améliorer les niveaux de service que de réduire efficacement les coûts.
Les autres résultats majeurs de cette enquête
- 34% des personnes interrogées pensent que leur gestion des systèmes IT fonctionne au niveau proactif (analyse des tendances, définition de seuils, prédiction de problèmes, mesure de disponibilité des applications, remplacement des actifs vieillissants, processus de configuration)
- 31% déclarent qu'elles doivent encore effectuer des analyses manuelles pour trouver l'origine des problèmes informatiques malgré les "trop nombreuses" alertes qu'elles reçoivent
- le temps nécessaire à la réparation (interruption du service) etl'impact métier sont deux préoccupations majeures des responsables informatiques.





