Les Suisses désarmés face aux atteintes à leur sphère privée

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Trois quarts des Suisses accordent une grande importance à la sécurité des données sur Internet, révèle une récente étude de l'association Privatim.

 

C'est dans la tranche d'âges s'étendant de 15 à 34 ans que la population helvétique est la plus sensible aux questions relatives à la protection de leur sphère privée. Mais même en dehors de celle-ci, les Suisses se déclarent soucieux de leur intimité. Globalement, un quart d'entre eux estiment qu'il est important, et plus de la moitié qu'il s'avère même très important, de savoir ce qui se passe avec leurs données sur Internet. L'incertitude et l'ignorance qui règnent dans ce domaine expliquent en partie la retenue qu'ils ont dans l'utilisation de ce média.

 

Plus confiance dans les services publics que dans les entreprises

Neuf personnes interrogées sur dix jugent qu'il est important que les entreprises et administrations protègent les données personnelles. Alors que quatre personnes interrogées sur cinq pensent que les services publics (police, hôpitaux, contrôle des habitants) utilisent leurs données personnelles à bon escient, leur avis diverge en ce qui concerne les institutions et sociétés privées.

Un quart des Suisses se méfient de leur caisse maladie; presque la moitié, des émetteurs de cartes de crédit; et plus de la moitié, de leur opérateur de télécommunication.

 

Améliorer la protection des données

Quelque 18% de la population suisse considèrent que leur sphère privée n'est pas suffisamment protégée et 15%, que l'on a abusé de leurs données. Ce taux élevé est préoccupant car, contrairement à ce qui s'est passé à l'étranger, on n'a pas été confronté jusqu'ici à des scandales liés à des abus dans ce domaine.

Les réponses obtenues démontrent que les personnes dont on a fait un usage délictueux de leurs données personnelles sont plus nombreuses à estimer que les mesures de protection des données prises en Suisse sont insuffisantes.

 

Large méconnaissance des instances de plainte

La population helvétique n'est pas très au courant de ce que l'on doit faire si l'on est victime d'abus dans sa sphère privée. Une personne sur deux irait se plaindre à la police ou au juge.

Ce comportement démontre que la population considère cette question comme particulièrement grave. Et le fait que celle-ci a une totale méconnaissance de l'existence d'un préposé à la protection des données est symptomatique d'un manque d'information à ce sujet.

Site Internet du Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence (PFPDT)