Biens immobiliers sous-estimés
Écrit par Administrator Dimanche, 08 Juin 2008 12:49
Pour 40% des entreprises, la réduction des frais liés à l'immobilier est primordiale. Par ailleurs, 29% n'expriment aucun objectif financier pour leurs biens immobiliers et 41% des entreprises suisses ne connaissent pas la valeur actuelle sur le marché de leurs propres immeubles d'exploitation. Dans un tiers des entreprises, des transactions immobilières ont eu lieu ces dernières années: 44% de ces transactions concernaient des transferts au sein du groupe, 56% ont été conclues avec un tiers. En outre, 24% des entreprises suisses envisagent de réaliser des transactions immobilières dans les années à venir. Tel est le constat dressé par l'étude «Connaissez-vous la valeur de vos biens immobiliers?» de PricewaterhouseCooper.
Parmi les entreprises suisses sondées, 41% ne connaissent pas la valeur actuelle sur le marché de leurs propres immeubles d'exploitation. «Il est pourtant très important de connaître la valeur marchande des biens immobiliers. Les immeubles d'exploitation ne constituent pas seulement un facteur de coût, mais surtout des valeurs patrimoniales dont une entreprise devrait absolument s'efforcer d'augmenter la valeur», affirme Kurt Ritz, associé et responsable du secteur Immobilier.
Un potentiel de valeur méconnu
Environ 44% des entreprises suisses considèrent les immeubles d'exploitation comme un facteur de production pur. Quelque 31% des entreprises suisses interrogées décrivent leurs immeubles d'exploitation comme une valeur importante, 13% comme le facteur central de la réussite de leur entreprise. Cette focalisation sur les coûts se reflète aussi dans la gestion de la valeur: 10% des entreprises aspirent à une augmentation de la valeur de leurs biens immobiliers.
Manque de savoir-faire interne en matière d'évaluation
Parmi les entreprises interrogées, 59% évaluent régulièrement leurs biens immobiliers et parmi ces dernières, 59% mandatent un partenaire externe pour cette évaluation. Le manque de savoir-faire en matière d'évaluation au sein de l'entreprise, ainsi que les exigences élevées des organismes de crédit lors de négociations sont les raisons pour lesquelles des experts externes sont nommés. Parmi les entreprises, 34% réalisent leurs évaluations en interne et 7% choisissent les deux procédés d'évaluation.
Les entreprises suisses craignent les risques
Dans 30% des entreprises interrogées, des transactions immobilières ont eu lieu ces dernières années: 44% étaient des restructurations internes, 41% des ventes à des tiers sans cession-bail et 15% des ventes avec cession-bail simultanée. Aucun retournement de tendance n'est à prévoir: 24% des entreprises interrogées envisagent de réaliser une transaction immobilière dans les années à venir. Les entreprises suisses craignent de perdre leur indépendance opérationnelle en vendant leurs biens immobiliers et considèrent comme un obstacle la situation prétendument mauvaise et/ou l'inexistence du marché des transactions des immeubles d'exploitation.
Kurt Ritz s'inscrit en faux contre cette affirmation: «Tandis que jusqu'à une époque récente, seuls les immeubles commerciaux et les maisons d'habitation intéressaient les investisseurs du secteur de l'immobilier, aujourd'hui des biens immobiliers spécifiques comme les immeubles industriels, les hôtels, les hôpitaux et les centres logistiques en cession-bail sont des objets d'investissement prisés.»
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