A Zurich, l'immobilier est bénéficiaire
Écrit par Pierre-Henri Badel Mardi, 05 Avril 2011 16:45
En Europe du nord et centrale, le secteur immobilier dégage à nouveau une meilleure rentabilité, alors que dans les pays de la zone euro touchée par la crise, il constitue une opération à perte.
Par rapport à l'année dernière, Zurich a gagné trois places et se positionne désormais au 10e rang. C'est à Istambul que l'immobilier présente la plus forte rentabilité, juste devant Munich et Londres. Vienne et Milan sont moins attrayantes que l'année dernière. Telles sont les conclusions de l'étude «Emerging Trends in Real Estate Europe» réalisée par Price Waterhouse Cooper et Urban Land Institute, qui se base sur un sondage effectué auprès de 600 experts de l'immobilier travaillant dans 27 métropoles européennes.
Sur la base des portefeuilles existants et des acquisitions, les experts de l'immobilier évaluent les perspectives de rentabilité à 5,09 points sur une échelle allant de 1 («catastrophique») à 9 («excellent»). Un an plus tôt, la valeur moyenne s'élevait à 4,74 points.
Zurich émerge dans le top 10
Zurich obtient 5,36 points et se positionne désormais au dixième rang, alors qu'il n'était qu'en treizième position en 2010. Istanbul décroche la première place de ce classement, et Stockholm (en quatrième position). Toute deux ont fortement progressé. Vienne et Milan ne font par contre plus partie des dix premiers: Vienne
a reculé au 14e rang (2010: 6e rang) et Milan au 17e rang, alors qu'elle était encore au 8e rang en 2010.
L'immobilier de bureau a la cote
Les différents types de biens immobiliers se distinguent fortement: dans les grandes villes, la préférence va à l'immobilier de bureau, alors que dans d'autres, ce sont les surfaces commerciales et industrielles ou le logement qui sont les plus prisés. A Zurich, ce sont les surfaces de bureau qui sont les plus rentables, avec toutefois une tendance à la baisse: environ 32% des experts (contre 39% en 2010) recommandent d'investir dans ce type d'immobilier. Alors que 25 % des experts (contre 29% en 2010, citent ensuite les surfaces liées au commerce de détail.
«Bâle III» laisse plâner des incertitudes
A moyen terme, les investisseurs placeront moins d'argent dans le marché immobilier européen. À l'heure actuelle, les experts interrogés détiennent encore environ 81% de leur portefeuille en Europe, mais cette valeur va baisser à environ 75% dans les cinq ans à venir. L'impact que «Bâle III» aura sur le comportement des banques en matière de financement demeure incertain.
Les experts considèrent que les besoins élevés pour refinancer les investissements existants datant des années du boom (2005 à 2007) s'avère problématique: environ un tiers du volume de financement commercial (960 milliards d'euros) est garanti avec de l'immobilier de moindre qualité. Des taux d'endettement parfois extrêmement élevés peuvent encore venir compliquer les choses.
| Rang 2011* | Ville | Evaluation des perspectives de rendement** | ||
| 1 (5) | Istanbul | 6,23 | ||
| 2 (1) | Munich | 6,03 | ||
| 3 (2) | Londres | 5,98 | ||
| 4 (11) | Stockholm | 5,85 | ||
| 5 (4) | Paris | 5,73 | ||
| 6 (3) | Hambourg | 5,70 | ||
| 7 (7) | Berlin | 5,65 | ||
| 8 (10) | Varsovie | 5,53 | ||
| 9 (9) | Francfort | 5,46 | ||
| 10 (13) | Zurich | 5,36 |





