Les exigences posées aux banques augmentent
Écrit par Administrator Lundi, 17 Mars 2008 21:42
Une étude analyse pour la première fois toutes les dimensions de la gestion des risques d'intérêt et de liquidité. Ses résultats sont inquiétants: 25% des grandes banques ne soumettent pas leurs liquidités à un test de stress; pour les banques de taille moyenne, ce taux est supérieur à 70%. Les tests de stress fournissent des bases décisionnelles importantes pour l'évaluation de la vulnérabilité en cas de conditions de marché défavorables ou de crise. Ils analysent la solvabilité des banques et contrôlent la qualité des instruments de contrôle de liquidité disponibles (modèles ou limites).
Si la majorité des grandes banques européennes dispose de plans d'urgence en matière de liquidité, seulement 28% à peine des banques de taille moyenne en sont pourvues. «La crise d'une banque est rarement déclenchée par des problèmes de liquidité. Dans la plupart des cas, les liquidités déterminent cependant si une banque peut encore honorer ses engagements en situation de crise tout en cherchant des solutions pour enrayer la crise» explique Arno Stöckli, directeur Audit de PwC Suisse.
Système fragmenté
L'étude «Asset/Liability Management Benchmark Study - Analysis of a PwC Banking Survey 2006» montre que les banques européennes disposent des bases afin de contrôler les risques liés à la structure de leur bilan, ainsi que d'un comité de gestion de l'actif et du passif (ALCO). C'est aussi le cas des banques suisses. Quelque 90% des banques ont défini en outre des principes et directives en matière de gestion actif-passif.
Ainsi, les fonctions de base pour la mesure des risques sont en place. Pour la gestion actif-passif, des applications nombreuses et variées sont utilisées. Le système le plus largement répandu est utilisé par 18% des banques ayant participé au sondage. 24% des grandes banques et 20% des banques de taille moyenne ont développé leurs propres logiciels de gestion actif-passif. Au niveau des fonctionnalités du système, une comptabilité de couverture encore insuffisante est à noter. Deux tiers des participants au sondage prévoient d'adapter leurs systèmes de gestion actif-passif dans un délai d'un an.





