Les prix des services bancaires baissent
Écrit par Pierre-Henri Badel Vendredi, 17 Juillet 2009 15:01
En 2008, l'indice des prix des services bancaires au jour le jour a reculé de 2%. C'est dans les pays européens hors zone euro, dont la Suisse, qu'ils restent les plus élevés.
Par Pierre-Henri Badel, www.adi-presse.ch
Les prix des services bancaires se sont érodés dans la majorité des régions du monde, révèle une enquête réalisée par Cap Gemini. La baisse atteint 1,4% en Amérique du Nord, 2,3% dans la région Asie-Pacifique et même 6,1% dans la zone euro. Dans les pays européens hors zone euro, dont la Russie dans cette enquête, on assiste à une légère augmentation de 1,6% calculée pour le profil local d'un client actif.
Dans l'ensemble des régions, le trafic des paiements dépend en grande partie de la structure des taxes: celle-ci varie fortement selon les régions. Elle atteignait 66% en 2008 en Amérique du Nord et jusqu'à 47% dans la région Asie-Pacifique.
Les internautes nettement favorisés par les banques de détail
Dans la majorité des pays ayant fait l'objet de cette enquête, les établissements bancaires de détail ont développé des stratégies favorisant les personnes qui sollicitent des services bancaires en ligne. Cette évolution n'est pas étonnante compte tenu des économies que les services en ligne font réaliser aux banques.
Dans les pays du Nord de l'Europe, certaines banques de détail offrent même des avantages pécuniaires substantiels à leurs clients qui font appel à Internet. Les internautes paient en moyenne 31 euros de moins que ceux qui se présentent au guichet de leur banque, ce qui correspond à une économie de 34%.
Le trafic des paiements en euros accélère la baisse des coûts
Il n'est pas étonnant de constater que, comme on pouvait s'y attendre, la création de la zone euro a stimulé la concurrence et fait baisser les coûts. Depuis 2006, le coût du trafic des paiements a diminué de 3,6% en moyenne par année. En 2008, les prix sont redescendus de 60,90 à 57 euros alors que, dans le reste du monde, ils sont restés relativement stables (- 0,7%).
Une situation qui, compte tenu de la conjoncture actuelle, devrait perdurer au cours des cinq prochaines années, prévoit l'enquête publiée dans le Retail Banking Report.
Les coûts informatiques sous pression de la consolidation
Parmi les différents facteurs de coût, l'informatique se retrouve aussi dans le collimateur des directeurs des banques de détail dans leur quête d'une meilleure optimisation de leurs infrastructures. Cette enquête fait en particulier ressortir que la consolidation géographique de l'informatique vient en tête des pistes suivies par les directions pour atteindre cet objectif. Quelque 34% des banquiers interrogés sont en tout cas de cet avis. C'est plus que les 26% qui estiment que ce sont plutôt les synergies avec d'autres acteurs dans le secteur de l'informatique qui permettront de tendre vers cet objectif. Ce n'est qu'en troisième position, avec 23% seulement, qu'apparaît le recours à des solutions d'outsourcing informatique. Quant aux solutions d'offshoring, elles ne viennent qu'en quatrième position avec uniquement 16% d'adeptes.
L'enquête prévoit que cette consolidation de l'informatique sera réalisée d'ici cinq ans à raison de 31% au niveau international alors qu'elle ne dépasse pas 6% aujourd'hui. Par contre, la consolidation nationale reculera, passant de 77% aujourd'hui à 60% d'ici-là. Plus encore, la consolidation locale passera de 17% à 9% pendant le même laps de temps.





