Finance et conjoncture: que nous réserve 2010?

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Index de l'article
Finance et conjoncture: que nous réserve 2010?
Changement de nature de la croissance économique
La reprise de l'emploi tarde
La Chine devance les Etats-Unis
La croissance économique chinoise supérieure à 8%
La croissance suisse proche de 2%
Stratégie de sortie des politiques monétaires
Les risques de choc ne sont pas écartés
Des opérations d'envergure sont possibles
Un parcours remarquable et un actif de diversification
Conclusions
Déséquilibre économique entre les Etats-Unis et l'Asie
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Il y a un an, le monde était confronté à une situation qui frôlait la dépression économique et on évoquait sérieusement l'écroulement du système financier. Un tel scénario semble être aujourd'hui de l'histoire ancienne.

Le monde se réveille aujourd'hui dans une perspective où le risque d'un effondrement du système financier a été écarté. L'activité économique semble avoir redémarré dans toutes les principales grandes régions du globe, aussi bien dans les pays émergents, aux Etats-Unis qu'en Europe. Tel est la constat dressé récemment par Nicolas Pictet, associé de la banque genevoise Pictet & Cie et vice-président de l'Association des banquiers privés suisses.

«Pour 2010, nous considérons que le risque d'écroulement du système financier devrait être évité pour quatre raisons principales» souligne Nicolas Pictet. Pour lui, les politiques monétaires et budgétaires ont été suffisamment solides, partout dans le monde, pour sortir les économies de leur profonde récession et les remettre sur le chemin de la croissance. Les banques centrales et les gouvernements agissent en faveur de la croissance et recourront à toutes les incitations nécessaires. En cas de nécessité, de nouvelles mesures pourraient être décidées.

Selon le patron des banquiers privés, la croissance est solidement ancrée au sein des économies émergentes qui constituent un élément moteur essentiel dans le contexte du cycle économique mondial. Enfin, relève-t-il encore, dans les économies développées, la reconstitution des stocks, les exportations et le rebond de l'investissement résidentiel devraient s'intensifier en début d'année prochaine. Ils devraient être le premier moteur de la croissance économique.

«La croissance économique américaine devrait atteindre 3% en 2010. Dans un scénario alternatif et en cas de redémarrage de la consommation qui interviendrait plus rapidement que prévu, elle pourrait même converger vers 4%» relève-t-il. Selon lui, c'est la tonicité des pays émergents sur le plan économique qui fait que la croissance mondiale devrait atteindre cette dernière valeur.