Les banques se retrouvent sous pression

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Les établissements financiers peinent à attirer de nouveaux prospects et feraient mieux de se préoccuper de leurs fidèles clients plutôt que d'essayer d'en attirer de nouveaux. Des fusions ne sont pas exclues au cours de ces prochains mois.

Dans un contexte concurrentiel particulièrement tendu, ce sont surtout les caisses d'épargne et les banques populaires qui sont en première ligne des restructurations auxquelles on peut s'attendre au cours de ces prochaines années, révèle une enquête du Boston Consulting Group. Compte tenu des nouvelles directives émises dans la cadre de l'accord Bâle III, nombreuses sont les petits établissemetns qui sont sur la scellette.

La crise financière des années 2007 à 2009 a eu de graves répercussions sur les revenus des banques en raison de la diminution des recettes de leurs clients et de la baisse des affaires dans le négoce dans les papiers-valeurs. La seul exception provient des activités de crédit. Les experts du Boston Consulting Group estiment que l'on peut s'attendre à ce que plusieurs établissemrents financiers changent de mains car toutes les banques ne possèdent pas une taille critique qui leur permet de travailler de manière profitable. La baisse des revenus découlant des taxes qu'elles prélèvent sur les dépôts et la crainte des clients par rapport aux produits présentant des risques créent des soucis aux établissements dans le négoce des papiers-valeurs.

La crise a poussé les investisseurs et les petits épargnants à se tenir sur la défensive en optant sur des produits financiers garantissant de plus faibles rendements. Raison pour laquelle les intérêts nets sur les papiers-valeurs ont reculé en moyenne de 17%, note le Boston Consulting Group dans son étude sur ce sujet. Pour ce qui est des dépôts, la baisse s'élève à 5%.

Dans un tel contexte, les banques se doivent impérativement d'accroître leur clientèle, ou tout au moins de limiter leur recul. Par chance, les établissements de l'Europe centrale se retrouvent en meilleure posture que leurs homologues américains. Mais il leur est toujours plus difficile de décrocher des adeptes et elles devraient surtout redoubler leurs efforts pour fidéliser leurs bons clients.