Impact de la mobilité sur le comportement des utilisateurs professionnels

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Les utilisateurs nomades sont plus enclins à adopter des comportements risqués, comme l'envoi d'informations confidentielles par messagerie instantanée ou le téléchargement de programmes  sans prendre un minimum de précautions.

 

Au cours de ces dernières années, les technologies mobiles et le travail mobile ont nettement progressé. Dans l'ensemble, l'évolution s'est faite au bénéfice de l'accessibilité, de l'efficacité et de la productivité, mais elle peut aussi s'accompagner de risques accrus. Selon l'étude Trend Micro, plus l'utilisateur est mobile, plus il risque d'envoyer des informations confidentielles par messagerie instantanée ou Web. L'étude montre qu'au Japon, les utilisateurs en entreprise, mobiles ou non, sont les plus enclins à envoyer des informations confidentielles à des collègues ou partenaires en utilisant la messagerie instantanée ou Web.

 

De coupables imprudences
Aux États-Unis, 58% des personnes consultées et qui accèdent à Internet hors de leur entreprise, mais en utilisant ses PC portables, admettent avoir utilisé la messagerie Web pour envoyer de telles informations. Ce résultat est à comparer aux 48% qui ont fait de même, mais qui se connectent toujours à Internet via le réseau de l'entreprise. D'après les réponses obtenues en Allemagne, au Royaume-Uni et aux États-Unis, les utilisateurs mobiles ont également plus tendance que leurs collègues sédentaires à s'engager dans des activités risquées, comme la visite de sites de réseaux sociaux et le téléchargement de films, lorsqu'ils sont sur le réseau de l'entreprise. En Allemagne par exemple, 54% des utilisateurs mobiles téléchargent des programmes lorsqu'ils sont sur le réseau, contre 41% des utilisateurs sédentaires.
Le Japon se distingue par une proportion inverse de celle des autres pays étudiés, avec seulement 49% d'utilisateurs mobiles contre 60% d'utilisateurs sédentaires.
Il semblerait cependant que les utilisateurs mobiles sont plus au courant des technologies et des menaces sophistiquées comme le pharming et le phishing. Aux États-Unis par exemple, 61% des utilisateurs mobiles connaissent les menaces Web, contre 49% des utilisateurs sédentaires.

 

Des attaques en constante croissance
Cette tendance à adopter un comportement à risque est inquiétante car les menaces Web sont aujourd'hui beaucoup plus répandues et constituent le vecteur d'attaques qui connaît la croissance la plus rapide. Elles sont plus sophistiquées, sont formées de nombreux composants et utilisent le Web pour se mettre à jour, se cacher, communiquer et transmettre les informations dérobées. Avec des pirates de plus en plus organisés et motivés par le profit, les risques d'actions criminelles sont plus élevés que jamais.
Le comportement des utilisateurs mobiles complique le travail des responsables informatique et des spécialistes de la sécurité», note Raimund Genes, protection contre les menaces chez Trend Micro. «Ils ignorent souvent les risques qu'ils font courir au réseau et à la sécurité de l'entreprise. Et il est particulièrement grave que beaucoup admettent avoir envoyé des informations confidentielles avec des outils non protégés comme la messagerie instantanée. L'usage général du Web et la complexité de la protection contre les menaces Web conduisent à ce qui est peut-être l'une des principaux problèmes de cette décennie.»
Les méthodes classiques n'assurent pas une protection adéquate contre les menaces Web. En outre, aucun système isolé ne peut améliorer la situation, Il faut au contraire une solution complète, en plusieurs couches, pour lutter contre cette toute nouvelle catégorie de menaces. La stratégie Total Web Threat Protection de Trend Micro assure une défense multicouche contre de nombreux types de menaces Web, connues ou non. Elle s'appuie sur des méthodes innovantes, appliquées au niveau de la passerelle, du PC et sur Internet, qui collaborent pour assurer la protection.

(c) Pierre-Henri Badel, www.adi-presse.ch

 


Les détails de l'étude
L'étude a porté sur 1600 utilisateurs en entreprise, aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne et au Japon. Il est intéressant de constater que, sauf au Japon, plus l'utilisateur est mobile, plus il reçoit de spam et d'attaques de phishing.

  • Aux États-Unis, 77% des utilisateurs mobiles ont reçu du spam à leur travail au cours des trois derniers mois, contre 60% pour ceux qui utilisent un ordinateur de bureau.
  • De même, 40% des utilisateurs mobiles ont reçu des attaques de phishing à leur travail au cours des trois derniers mois, et 31% pour ceux qui utilisent un PC de bureau.
  • Au Royaume-Uni, 76% des utilisateurs mobiles ont reçu du spam à leur travail au cours des trois derniers mois, contre 63% pour ceux qui utilisent un ordinateur de bureau.
  • En Allemagne, la proportion est de 80% pour les utilisateurs mobiles et de 70% pour les utilisateurs sédentaires.