La mobilité révolutionne le travail des employés
Lundi, 02 Juillet 2007 11:26
Par Claude Duval, journaliste, www.adi-presse.ch
Ce n’est que depuis quelques années seulement que les principaux acteurs du marché de l’aménagement des bureaux ont concrétisé dans les faits les grands principes théoriques d’une nouvelle manière de vivre au bureau. Ces idées, venues des Etats-Unis, étaient largement reprises chez les fabricants à vocation internationale. Mode passagère ou besoins réels de changer les manières de concevoir la vie au bureau, seul l’avenir nous le dira. Toujours est-il que ce type d’aménagement est adapté aux nouveaux modes d’organisation du travail qui émergent dans les entreprises en ce début de XXIe siècle.
Les entreprises doivent en effet s’adapter pour survivre à un environnement économique en constante mutation. Et donc être à même de modifier l’agencement de leurs locaux sans être obligées de faire intervenir à chaque fois un électricien et des déménageurs. Les entreprises lancent souvent des projets limités dans le temps, il leur faut donc opter pour des solutions évolutives et offrant le maximum de mobilité.
La même table doit donc pouvoir être utilisée comme pupitre de travail, comme guichet de réception ou comme table de conférence. L’environnement de travail a par ailleurs un réel effet motivant. Le fait de pouvoir travailler dans un cadre de qualité est souvent bien plus important que de recevoir une augmentation de salaire.
L'agencement doit se calquer sur la structure des entreprises
Pour personnaliser la table de travail standard, on utilisera par exemple une petite table de conférence d’appoint qui sera montée sur roulettes. Elle est ainsi indépendante du poste de travail et peut être utilisée ailleurs quand cela s’avère nécessaire. Comme elle est aussi réglable en hauteur, elle peut faire office de table de discussion autour de laquelle on débat en restant debout dans un coin réservé à des séances de «brainstorming» ou à la cafétéria, en étant attablé, juché sur un tabouret de bar.
L’ordinateur est installé sur un chariot comportant un support intégré réglable en hauteur pour l’écran. On peut ainsi disposer de son ordinateur à l’endroit le mieux adapté. Même les cloisons de séparation sont posées sur des roulettes pour immédiatement reconfigurer les espaces dans les bureaux, pour créer rapidement des salles de conférence et des zones propices à la réflexion pour l’élaboration de nouveaux projets.
On entre de plain-pied dans les entreprises virtuelles
L’exemple le plus caractéristiques de ces nouvelles théories est illustré par la notion de bureau virtuel. L’employé ne dispose plus de son propre bureau individuel, mais est rattaché à une sorte de tour qui lui sert de point d’ancrage ponctuel pour y ranger ses effets en fin de journée. Celle-ci renferme une sorte de «caddie» où il trouve tous ses outils de travail personnels et en particulier un terminal universel de communication. L:irruption de l’informatique, des systèmes électroniques de gestion des documents et des réseaux permettent d’accéder à toutes les informations de l’entreprise et de ses partenaires externes reliés au travers de ces fameuses autoroutes de l’information.
Au sein des entreprises, les réseaux sans fil n’obligent désormais plus les cols blancs à «s’accrocher» à des documents présents sous une forme physique absolument tangible. Cela élimine du même coup la nécessité d’équiper les postes de travail d’une armada de tiroirs de rangement pour être certain de toujours avoir le bon document sous la main. Cette tendance qui a vu le jour voici quelques années est interprétée depuis avec un peu plus de retenue. Les spécialistes de l’aménagement des bureaux se sont rendu compte des limites de ce concept. Mais l’idée de la mobilité, de la souplesse dans l’aménagement des surfaces de bureau a fait son chemin et a séduit tous les spécialistes. Les fusions et restructurations obligent les entreprises à se réorganiser. On regroupe les services, sous-traite certaines activités, bref, les employés sont obligés de changer de bureau, de bâtiment, de ville comme lieu de travail. Les techniciens responsables de l’aménagement dans les entreprises passent tout leur temps à démonter, déplacer et remonter les meubles d’un endroit à l’autre.
L’idée de placer tout le mobilier sur des roulettes simplifie grandement leur travail et leur fait gagner beaucoup de temps. Un groupe de travail s’étoffe? Il n’y a qu’à pousser une armoire-paroi d’une dizaine de mètres et le département peut accueillir les cinq nouveaux employés hérités de la dernière fusion. Et cela se fait au détriment du département qui a été «outsourcé» dans une autre entreprise.
Plus que rarement le derrière vissé sur sa chaise
Une autre évolution découle des nouvelles habitudes de travail. Les gens sont toujours plus occupés à régler des problèmes en commun autour d’une table; ils se trouvent dans un scénario de conférence permanente. Le professeur Dieter Lorenz, de l’Université technique et scientifique de Giesen, a en effet mis en exergue, dans le cadre de ses travaux sur les problèmes de travail au bureau, le fait que les cadres des entreprises ne restent que 5% seulement de leur temps assis derrière leur bureau. Ils passent d’une conférence à l’autre tout au long de la journée. La plus grande résistance vient des personnes impliquées dans ce nouveau mode de concevoir les activités professionnelles. Il est difficile de se voir coupé de son territoire personnel et de devenir un être nomade, sans attaches physiques, et non lié à un espace bien délimité et réservé. Le concept du bureau du futur, tel qu’il a été présenté en particulier par le fabricant suisse Florian Weber, voici quelques années déjà, s’articule autour d’une travée centrale et de ruelles latérales. On assiste ainsi à une véritable urbanisation des locaux dans lesquels sont implantés les espaces administratifs. Des «quartiers» de tours dans lesquels sont stockés les effets personnels sont érigés au centre de la pièce et un chariot sur roulettes regroupe les «outils» de travail personnel (ordinateur portable, téléphone sans fil, etc.) des employés.
La notion de mobilité et de souplesse dans l’aménagement des surfaces de bureau a fait son chemin et a séduit tous les spécialistes. Les fusions et restructurations obligent les entreprises à se réorganiser. On regroupe les services, sous-traite certaines activités, bref, les employés sont obligés de changer de bureau, de bâtiment, de ville comme lieu de travail. Les techniciens responsables de l’aménagement dans les entreprises passent tout leur temps à démonter, déplacer et remonter les meubles d’un endroit à l’autre.
L’idée de placer tout le mobilier sur des roulettes simplifie grandement leur travail et leur fait gagner beaucoup de temps. Un groupe de travail s’étoffe? Il n’y a qu’à pousser une armoire-paroi d’une dizaine de mètres et le département peut accueillir les cinq nouveaux employés hérités de la dernière fusion.
Plus que rarement les fesses vissées sur sa chaise
Une autre évolution découle des nouvelles habitudes de travail. Les gens sont toujours plus occupés à régler des problèmes en commun autour d’une table; ils se trouvent dans un scénario de conférence permanente. Le professeur Dieter Lorenz, de l’Université technique et scientifique de Giesen, a en effet mis en exergue, dans le cadre de ses travaux sur les problèmes de travail au bureau, le fait que les cadres des entreprises ne restent que 5% seulement de leur temps assis derrière leur bureau.
Ils passent d’une conférence à l’autre tout au long de la journée. La plus grande résistance vient des personnes impliquées dans ce nouveau mode de concevoir les activités professionnelles. Il est difficile de se voir coupé de son territoire personnel et de devenir un être nomade, sans attaches physiques, et non lié à un espace bien délimité et réservé. Certains experts prédisent pourtant que cela devrait devenir réalité d’ici 5 ans.
Le concept du bureau du futur, tel qu’il a été présenté en particulier par le fabricant suisse Florian Weber, voici quelques années déjà, s’articule autour d’une travée centrale et de ruelles latérales. Des «quartiers» de tours dans lesquels sont stockés les effets personnels sont érigés au centre de la pièce et un chariot sur roulettes regroupe les «outils» de travail personnel (ordinateur portable, téléphone sans fil, etc.) des employés.
Avec cette ligne de mobilier appelé Plazza, de un à quatre postes de travail sont disposés à la périphérie de chaque tour. Sur le plan sociologique, il est important de pouvoir marquer le territoire des travailleurs, afin que ceux-ci puissent s’identifier au sein de la monotonie de ce concept. Cela se fait au moyen de tapis personnalisés et de ciels dotés de réflecteurs qui offrent une protection vers le haut. Cette tendance à la mobilité à tout prix n’est pourtant pas encore entrée dans les mœurs.
L’écologie au rendez-vous
Depuis quelques années, alors que l’écologie est une composante essentielle de la réalité de notre environnement, les fabricants de mobilier de bureau ont aussi inscrit en lettres de feu - peut-être aussi par opportunisme - le slogan qui revient sur de nombreux stands.
Chez les uns, ces nouvelles lignes de mobilier se nomment EcoTruc, chez les autres Eco-Chose. Mais ils ont tous en commun le fait de ne plus devoir massacrer les forêts tropicales pour façonner le mobilier de nos journées laborieuses. On en a même vu fabriqués avec des pots de yaourt fondus. Comme quoi, comme disait Einstein, rien ne se perd, tout se transforme.
Une assise encore plus dynamique
Alors que dans un environnement toujours plus dynamique, les ordinateurs portables et les téléphones sans fil modifient les habitudes des travailleurs en col blanc, ce n’est pas seulement les tables de travail qui évoluent, mais aussi les chaises. Leur assise doit aujourd’hui non seulement pouvoir basculer de 15° vers l’avant, comme l’exigent les Suédois, mais aussi de la même inclinaison vers l’arrière, comme le préfèrent les Hollandais. De plus, la législation de certains pays impose de pouvoir aussi régler la hauteur des accoudoirs. Pour ce faire, toutes sortes de solutions ont été choisies par les fabricants.
Le simple siège de bureau commence ainsi à ressembler toujours plus à une chaise de dentiste! A moins que, toujours dans cette même optique, on mette l’accent sur le travail en position debout, comme le préconisent, tout au moins durant certains moments de la journée, ceux qui présentent - sous une forme très contemporaine - des pupitres hauts. Un retour aux sources qui nous rappelle les anciennes gravures de l’époque des moines enlumineurs du Moyen-Age. de la distance de vision que de l’inclinaison de l’axe visuel.






