Les produits d'assurance de la prochaine génération

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L'exacerbation de la concurrence et la demande croissante de produits individuels et taillés sur mesure exigent de faire preuve d'innovation dans le secteur des assurances.

 

Selon une étude réalisée par l'EPFZ et l'Université de St-Gall, on va voir émerger à l'avenir trois types de services dans le secteur de l'assurance: une tarification plus précise basée sur des données liées au comportement des assurés, une gestion active des risques et une intégration accrue des prestations d'assurance dans l'objet à assurer.

Certaines de ces évolutions sont déjà devenues réalité. C'est en particulier le cas dans les assurances pour véhicules, et connu sous le nom de Pay-as-you-drive (PSYD). Ce système présuppose l'installation d'un appareil à l'intérieur du véhicule. Celui-ci détecte la position de ce dernier au moyen d'un système GPS et permet de calculer le montant de la prime d'assurance en fonction du nombre de kilomètres parcourus. Il permet par ailleurs de retrouver rapidement le véhicule en cas d'accident ou de vol.

L'assureur britannique Norwich Union a par exemple déjà réalisé des expériences dans ce domaine, même si le lancement de tous les produits faisant appel à un tel système ne se sont pas tous avérés totalement convaincants.

 

Prévention plutôt que répression

L'autre piste de réflexion consiste à repositionner les produits d'assurance en mettant en avant non pas les suppléments de primes pour risques spécifiques mais au contraire les bonus environnementaux. Une manière de favoriser la prévention plutôt que de punir.

Ce n'est qu'en avançant des arguments convaincants qu'il sera possible d'encourager les clients à adopter de nouvelles technologies. L'acceptation de systèmes omniprésents dépendra pourtant de la manière dont les données seront prises en compte dans le calcul des primes.

 

Ne pas éluder le débat sur la protection de la sphère privée

Les personnes interrogées dans le cadre de cette étude ont surtout mis le doigt sur la question de la protection de la sphère privée en relation avec l'emploi de nouvelles technologies. Elles sont remises en cause si l'avantage ne paraît pas évident pour le client et elles ne vont pas s'imposer si l'usage qui sera fait de ces données ne présente pas un maximum de transparence.

Selon la majorité des personnes ayant répondu à cette enquête, les questions relatives à la protection des données sont mises sous le boisseau quand les assurances peuvent leur proposer un plus large éventail de services ou des prestations supplémentaires attrayantes.

Plus globalement, la méfiance vis-à-vis des nouvelles technologies est surtout perceptible chez les personnes âgées, les jeunes, habitués aux réseaux virtuels tels que Facebook ou Youtube, étant plus enclins à les adopter.

 

Tirer pleinement parti des nouvelles technologies

Les données supplémentaires fournies par les nouvelles technologies offrent également des méthodes de substitution dans la reconstruction des dégâts. Comme c'est le cas des boîtes noires des avions, les systèmes ubiquistes embarqués dans les voitures ou les téléphones portables permettent de tracer l'historique des incidents et préviennent les risques de fraude. Mais pour réellement tirer avantage de ces technologies, la condition est de s'ouvrir à des partenaires externes pour profiter de leurs compétences dans le domaine de leur utilisation et de la distribution ou de l'exploitation des bases de données.

L'amélioration de la qualité, la réduction des coûts et l'amélioration des procédures seront alors grandement renforcées en démantelant massivement toutes les interfaces informatiques inutiles.