Les gouvernements s'engagent dans le monde de la finance
Écrit par Pierre-Henri Badel Lundi, 18 Mai 2009 09:46
En 2008, le volume des transactions dans le secteur européen des services financiers a chuté pour atteindre 178 milliards d'euros (contre 208 milliards en 2007).
Le nombre de fusions et acquisitions privées a quant à lui diminué de 65%, ce qui signifie qu'il est repassé au-dessous du niveau de 2005. L'an dernier, les transactions domestiques se sont élevées à 137 milliards d'euros (contre 76 milliards en 2007), soit 81% du volume global.
Sur la même période, les transactions internationales ont chuté de 69% pour atteindre 41 milliards d'enros (contre 132 milliards en 2007). Le volume total des transactions bancaires a augmenté pour atteindre 152 milliards d'euros (contre 140 milliards en 2007).
Le secteur public très impliqué dans les transactions
Les transactions de fusions et acquisitions se caractérisent principalement par une influence plus importante des gouvernements sur les banques. En 2008, le volume total des transactions réalisées en Suisse s'est élevé à 2,4 milliards d'euros. Ce sont ces conclusions que permet de tirer l'étude Back to the ‚domestic‘ future - From strategic expansion to rapid contraction in financial services M&A in EMEA de PricewaterhouseCoopers.
En 2008, la valeur totale des transactions dans le secteur des services financiers européens a diminué pour atteindre 178 milliards d'euros (contre 208 milliards en 2007). Plus de 50% des accords d'envergure, soit 12 sur 20, ont eu lieu dans le contexte de nationalisations au moins partielles de sociétés financières ou de prise de participation stratégique de la part des gouvernements. En 2008, le nombre de transactions privées a baissé de 65% pour passer au-dessous du niveau de 2005.
Domination par le secteur bancaire
En 2008, la domination des participations publiques a donné lieu à un revirement impressionnant. Les transactions à l'échelle nationale ont pris le pas sur les activités plus internationales. En 2008, les transactions domestiques se sont élevées à 137 milliards d'EUR (contre 76 milliards en 2007), soit 81% du volume global. Sur la même période, les transactions internationales ont chuté de 69% pour atteindre 41 milliards d'euros (contre 132 milliards en 2007).
En 2008, le secteur bancaire a largement dominé les transactions en matière de fusions et acquisitions. Le volume total a augmenté pour atteindre 152 milliards d'euros (contre 140 milliards en 2007). À ce niveau, l'intervention de l'État a été immense avec une part de 104 milliards d'euros (68%). Contrairement à ce que l'on constate dans le secteur bancaire, le volume des transactions des assureurs et administrateurs de biens a chuté drastiquement: Volume de transactions de 11 milliards d'euros (contre 45 milliards en 2007) dans le domaine des assurances et 5 milliards d'euros (contre 13 milliards) dans le domaine de l'administration de biens.
Soif de sécurité et de continuité
56% des personnes interrogées sont d'avis que les activités de fusions et acquisitions devraient stagner ou même décroître en 2009. L'ampleur des interventions des gouvernements va mener à une réorganisation essentielle et stratégique des priorités dans le secteur financier. 87% des personnes interrogées pensent que les institutions financières seront amenées à vendre leurs actifs en 2009, puis à réaliser de nouveaux investissements.
Les investissements devrait venir des fonds publics et des sociétés de financement
En 2008, la crise a également touché de plein fouet les fonds publics et le secteur du financement par capitaux propres. Cependant, ces investisseurs possèdent toujours d'énormes réserves de capitaux. 66 % des personnes interrogées sont d'avis que la chute historique du cours des actions des banques et entreprises de services financiers au cours de cette année devrait conduire à un renforcement de l'investissement par les fonds publics et les sociétés de financement par capitaux propres.





