Les conseillers de vente en horlogerie reconnus

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La première volée des 45 lauréats du nouveau brevet fédéral de conseiller de vente en horlogerie ont été félicité par Nicolas Hayek en personne le 5 mars 2008 à Lausanne.

Lancée par l’Association des fournisseurs d’horlogerie du marché suisse (AMS), la formation de conseillers de vente en horlogerie connaît un réel succès depuis son lancement en 2004. Elle est désormais officiellement reconnue par la Confédération. Quand on pense à l’importance que ce secteur détient sur le plan économique dans notre pays, il était temps qu’une telle formation obtienne enfin ses lettres de noblesse.
Dispensée en français et en allemand à La Chaux-de-Fonds, la formation de conseiller de vente en horlogerie débouche sur un brevet fédéral. Elle se donne en cours d’emploi et s’étend sur deux ans à raison de 42 jours de cours, soit 336 périodes d’enseignement dispensées à raison de trois jours par mois, sept mois par année. Elle s’adresse en priorité aux personnes qui sont employées chez les horlogers-bijoutiers et désirent acquérir des connaissances pointues, mais aussi à celles qui ont déjà suivi une formation initiale de vente et qui désirent se perfectionner dans cette branche.
Elle est aussi ouverte aux collaborateurs des marques horlogères. Le formation inculque aux étudiants toutes les connaissances lui permettant d’assurer la responsabilité de conseiller ou conseillère de vente dans le secteur de l’horlogerie.

 

Des retombées directes sur les ventes
Cette filière de formation a comme finalité d’améliorer les connaissances des employés travaillant dans les points de vente commercialisant des grandes horlogères car les montres atteignent aujourd’hui un tel degré de complexité qu’une simple formation de vendeur ne suffit pas à donner aux employés de ces boutiques tout le bagage indispensable à cette activité La réalité du terrain a aussi démontré que les magasins qui emploient les vendeurs bénéficiant d’un tel brevet voient leurs ventes augmenter et le prix moyen des ventes s’accroître. Il s’inscrit aussi parfaitement dans la notion de qualité des produits horlogers suisses qui permet d’assurer à l’horlogerie helvétique de détenir une place aussi importants sur le plan économique à l’échelle mondiale.

 

Une formation exploitant des techniques multimédia très modernes
L’enseignement est basé sur un support didactique moderne, en l’occurrence un CD-Rom, qui permet d’expliquer de manière interactive et animée le fonctionnement des montres et de présenter leurs différents composants. Il peut également être employé pour l’appui à la vente en vue d’apporter des explications aux clients des magasins qui entendent s’informer plus en détail des caractéristiques et des principes qui prévalent dans la constitution de ces merveilles de la miniaturisation. Il présente en effet tous les différents volets qui constituent les éléments de base de la montre, de la plus simple à la plus complexe.
Il passe en revue tous les mécanismes dont elle est constituée, que ce soit le chronographe, la réserve de marche, la date, les phases de lune, le tourbillon ou encore les sonneries, sous la forme d’animations tridimensionnelles. L’histoire de l’horlogerie et ses célébrités, le design, la fabrication des composants, la gemmologie, la problématique de la contrefaçon et bien d’autres domaines sont aussi traités par les intervenants, qui sont tous de véritables professionnels de la branche.
Des visites de manufactures et d’entreprises sont aussi effectuées.

 

Les conditions d’admission à l’examen fédéral
Pour être admis à l’examen permettant de décrocher ce brevet, il faut être titulaire d’un certificat fédéral de capacité de vendeur, vendeuse ou de commerçant/e. On peut aussi s’y lancer en bénéficiant d’une formation équivalente. Il faut en outre justifier d’une expérience professionnelle de deux ans consécutive dans le secteur de l’horlogerie. Ceux qui ne possèdent pas de certificat fédéral de capacité doivent bénéficier d’au moins quatre ans d’expérience professionnelle dans le secteur.
Une fois en possession de son brevet, les conseillères et conseiller de vente en horlogerie sont en mesure de résoudre des problèmes complexes lors de l’acte de vente. Ils sont capables de répondre à des questions simples ou plus complexes touchant les garde-temps électroniques ou mécaniques et peuvent parler des grands moments de l’histoire de cette industrie. Ils connaissent aussi en détail les processus de fabrication des montres et de leurs composants.

(c) Pierre-Henri Badel, www.adi-presse.ch

 

Pour tout complément d’information: www.afhms.ch