Les cinq péchés capitaux de la virtualisation

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Dossiers - Informatique

Selon les analystes de Gartner, 2010 sera l'année de la virtualisation. Pourtant, il faut aussi faire preuve de prudence quand on s'y lance.

La demande des entreprises est actuellement très soutenue, et nombreuses sont celles qui se sont déjà lancées dans un projet de virtualisation. Pourtant, si cette technique présente de nombreux avantages, certains de ses inconvénients sont toutefois passés sous silence, évoquent en l'occurrence les spécialistes de la société allemande Consol à ce sujet.

«Dans les projets de virtualisation, on devrait précéder au minimum à une approche aussi globale que dans le cas d'autres projets, et cela à tous les niveaux» évoque Christian Botta, chef de l'entité en charge de la virtualisation chez Consol. «Les exigences internes et les objectifs concrets doivent être bien définis, les personnes concernées fortement impliquées et il est impératif de vérifier la validité du concept» poursuit-il. «Cela permet de faire l'économie des enseignements qui ont déjà été tirés par d'autres».


Les cinq péchés capitaux

1) Sous-estimation de la performance du stockage des données

La question du stockage des données est très souvent largement sous-estimée dans les projets de virtualisation, si ce n'est totalement passé sous silence. Un système de stockage centralisé conçu de manière erronée deviendra rapidement un facteur limitatif pour l'ensemble de l'environnement informatique quand de nombreuses machines virtuelles entrent en concurrence pour y accéder.

 

2) Ambiguïté sur la facturation et les processus internes

Une erreur largement répandue lors de l'introduction de la virtualisation est que l'informatique ne coûte presque rien. Cette légende peut se transformer en chausse-trappe. Les systèmes virtuels ne sont pas gratuits: il faut faire l'acquisition de puissants serveurs physiques, il faut former le personnel et éventuellement en engager.

 

3) La jungle des machines virtuelles

La relative simplicité avec laquelle il est possible de déployer des machines virtuelles a le plus souvent comme conséquence que celles-ci prolifèrent tout en étant sous-utilisées, ce qui perturbe toute exploitation efficace des ressources disponibles.

 

4) Manque de visibilité dans les fonctions et licences

Nombreuses sont les entreprises désirant se lancer dans la virtualisation qui ne sont pas suffisamment au courant de la multiplicité des fonctions qu'offrent les plates-formes de virtualisation. Cela concerne en particulier les mesures de protection contre les pannes ou des fonctions telles que le déplacement des machines virtuelles en fonction de la surcharge des ressources.

 

5) Sauvegarde et récupération des fichiers en cas de désastre

On associe aussi la virtualisation à un remède miracle. La majorité des personnes concernées perdent de vue que la consolidation inhérente à la virtualisation implique un renforcement du contrôle des risques contre les pannes. Si un serveur physique ou un système de sauvegarde des données tombe en panne, le nombre de systèmes touchés par celle-ci est nettement plus élevé qu'avant la virtualisation. Si l'on n'y est pas préparé, la consolidation peut vite devenir une arme à double tranchant.