La chaîne de valeur des biens de consommation
Lundi, 10 Mars 2008 21:47
L’évolution de la chaîne de valeur sera de plus en plus influencée par des facteurs externes convergents qu’on ne peut traiter que de manière collaborative.
Les tendances traditionnelles en termes de flux d’information, logistique, comportement d’achat des consommateurs et évolutions démographiques seront largement affectées par des problématiques majeures que sont l’écologie, les nouvelles technologies, l’environnement réglementaire et les mouvements à l’œuvre dans une économie globalisée.
«Il apparaît très clairement que la collaboration étroite entre tous les acteurs de la chaîne de valeur sera essentielle afin de répondre aux attentes des consommateurs, avec plus d’efficacité. Les activités de collaboration menées avec succès par le GCI et ses entreprises membres dans ce travail n’en sont qu’à leurs débuts et se révèleront vitales au fur et à mesure que nous avançons vers cette vision du futur» a relevé José Luis Duran, président du comité de direction du groupe Carrefour lors de la présentation d’un rapport d’une importance majeure sur les dynamiques et les évolutions qui vont façonner l’avenir de cette industrie.
«L’objectif de cet effort conjoint était de fournir une vue réaliste à 2016 plutôt qu’un scénario futuriste peu lisible, et de définir une trajectoire qui nous fasse évoluer d’aujourd’hui vers demain» a-t-il poursuivi.
Le consommateur au centre des préoccupations des dirigeants
«C’est le consommateur qui commande; il est au centre de tout ce que nous faisons» affirme A.G. Lafley, président directeur général de Procter & Gamble, nommé récemment coprésident du GCI. «Les consommateurs ont virtuellement un choix illimité et leurs attentes en termes de performance, qualité et valeur du produit grandissent en permanence. Ils attendent plus de leurs expériences d’achat et davantage des marques et des produits qu’ils achètent et utilisent au quotidien. Ils exigent que distributeurs et industriels les écoutent avec plus d’attention et cherchent plus souvent à apprendre d’eux.
Répondre à ces attentes nécessite des changements fondamentaux dans la manière dont nous, en tant qu’industrie, travaillons: c’est bien le sujet qui se trouve au cœur de la mission du GCI et qui constitue l’enseignement clef de ce rapport.»
L’étude appelle le secteur à apporter une réponse à trois défis interdépendants: on trouve au centre de cette problématique le développement de nouveaux modes de collaboration, intégrant des changements durables dans la culture des entreprises et dans la gestion prévisionnelle collaborative, associés à de nouveaux indicateurs de pilotage.
La transparence, meilleur moyen de gérer la complexité
En créant les bases d’une culture collaborative, les entreprises élaborent les conditions nécessaires pour partager l’information plus facilement: le rapport souligne que la meilleure manière de gérer une complexité croissante est la transparence. Il conclut que c’est seulement dans un environnement ouvert et collaboratif que l’industrie pourra redéfinir la chaîne de valeur du futur et gérer efficacement l’impact sur les flux de la fluctuation des coûts de l’énergie, des évolutions de densité démographique et autres facteurs externes. «Nous devons faire face au défi de penser notre activité comme faisant étroitement partie d’une chaîne de valeur de plus en plus intégrée, tout en maintenant les principes commerciaux essentiels liés à une compétition féroce» déclare de son côté Peter Jordan.
«Nous ne pouvons gérer cette dichotomie qu’en modifiant nos cultures d’entreprise en interne et en repensant le type de relations qui nous lient les uns aux autres» ajoute Ruud van der Pluijm. «Cela affectera le développement de nos organisations et les systèmes de rétribution que nous mettons en œuvre pour identifier de nouveaux indicateurs de performance. Au cœur de notre vision pour 2016 réside le principe fondamental d’une confiance commerciale fondée sur la collaboration».
Publié par le GCI et Capgemini en partenariat avec Intel, ce rapport est le fruit du travail conjugué d’une diversité d’acteurs du secteur industriel. Les sociétés participantes proviennent des Etats-Unis, d’Europe, d’Afrique et d’Asie: groupe Carrefour, Coca-Cola, Dairy Farrn, DHL, Kraft Foods, Metro Group, Nestlé, Philips, Pick’n Pay, Procter & Gamble, Royal Ahold, Unilever, Wal-Mart, GCI, Lean Enterprise Academy, Intel et Capgemini.





