Les formations en marketing et communication en mutation

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Depuis 2007, l'examen d'admission aux formations du marketing et de la communication sera unifié sous le nom générique Markom pour toutes les professions menant au brevet professionnel.

 

La principale innovation liée à l'harmonisation des filières de formation dans le domaine du marketing a consisté à unifier l'examen d'admission qui sera commun à toutes les branches du marketing, de la vente, de la publicité, des relations publiques et du marketing direct. Cet examen est indispensable pour se présenter aux examens spécifiques, mais il faudra encore remplir certaines conditions particulières selon les branches pour accéder aux examens de chacun de ces métiers.

Cela présentera un avantage certain pour les candidats qui pourront dès lors changer d'orientation en cours de route, sans devoir recommencer toute la procédure de reconnaissance de leurs acquis. La nouvelle ordonnance prévoyant ces changements est en cours d'acceptation.

Celle-ci prévoit en outre que la formation à toutes ces professions sera articulée autour d'un tronc commun comprenant les connaissances de base ainsi que quatre ou cinq branches générales. Des modules spécifiques (dits de spécialisation) à chacune des orientations viendront se greffer sur ce tronc commun pour tenir compte des connaissances métier à acquérir pour chacune des professions. Les examens finals seront propres dans les branches spécifiques pour chacune des matières enseignées lors des examens de brevets professionnels des branches concernées.

 

Améliorer l'attrait des professions du marketing et de la communication

Les changements ont été prévus pour pallier un problème bien concret, à savoir le taux d'échec élevé à certains examens, mais aussi pour rendre ces formations en cours d'emploi plus attrayantes. Les examens devraient se tenir en principe deux fois par année, dont au moins une fois dans les trois langues nationales. La nouvelle manière de passer les examens offrira des possibilités d'automatisation et réduira ainsi les coûts, ce qui est aussi un avantage de poids pour les candidats. En outre, elle instaure une reconnaissance mutuelle des acquis de la pratique professionnelle.

Toutes les modalités pratiques ne sont pas encore définies en ce qui concerne le déroulement des examens. Se feront-ils de manière centralisée ou décentralisée, par écrit ou devant l'écran et le clavier d'un PC? Personne ne le sait encore, mais les différentes solutions sont étudiées sérieusement.

Toujours en ce qui concerne les modalités de l'examen, une disposition transitoire est prévue en 2009. Les candidats ayant échoué l'année précédente pourront le repasser sur la base du règlement prévalant avant l'entrée en vigueur de la nouvelle ordonnance d'examen.

 

Combler les lacunes et supprimer les doublons

L'harmonisation des filières va permettre de procéder à un toilettage des matières sujettes à examen. C'est ainsi que dans la filière de spécialiste en marketing tout comme dans celle de chef de vente, les techniques de présentation et de communication manquaient jusqu'ici au catalogue des disciplines examinées. Par contre, dans la filière de communication, la partie de l'examen dédiée au marketing sera supprimée car elle sera englobée dans les matières de base faisant l'objet de l'examen d'admission.

Enfin, la filière de spécialiste en marketing direct tiendra compte des nouvelles techniques liées à Internet, telles que l'e-marketing et l'e-business ainsi que la production de catalogues, avec tous les aspects qui leur sont liés en matière de vente par correspondance et de logistique.

Les titres délivrés à l'issue des examens seront aussi modifiés. Alors que l'on forme encore actuellement des techniciens en marketing, à l'avenir, les prochains détenteurs de brevets bénéficieront du titre de spécialiste en marketing pour ce qui est de la formation professionnelle de base et les chefs du marketing verront leur titre également adapté. Mais comme l'ordonnance prévoyant ces changements n'est pas encore ratifiée définitivement au moment où nous écrivons ces lignes, il n'est pas encore possible de certifier le titre qu'ils porteront à l'avenir. Les appellations des autres métiers de la filière (relations publiques, vente directe, etc.) seront quant à elles déclinées selon le même schéma. Les changements ne seront pourtant pas que cosmétiques, ne se limitant pas aux seuls titres et modalités d'examens.

 

Des professions aux perspectives très variées

Les premiers examens débouchant sur les brevets professionnels basés sur la nouvelle filière de formation supérieure et de perfectionnement dans le secteur du marketing et de la communication auront lieu à partir de 2009. Un horizon pas très lointain compte tenu des changements auxquels il faudra procéder d'ici là dans les centres de formation pour s'adapter au nouveau concept. Celui-là apportera pourtant des innovations intéressantes pour une profession toujours plus attrayante pas sa diversité et les possibilités d'emploi et de carrière qu'elle offre dans les entreprises.

Etudes de marchés, choix stratégiques, fixation des prix, règles du jeu concurrentiel, promotion des ventes, comportement des consommateurs, fidélité à la marque, slogans publicitaires, relations à la clientèle, autant de notions faisant partie intégrante d'un marketing performant. Pour réussir, il s'agit de savoir se positionner clairement, en tenant compte aussi bien des exigences du consommateur, des réactions de la concurrence que des nouvelles tendances du marché

Pierre-Henri Badel, (c) www.adi-presse.ch


Markom

L'association Markom est formée d'au moins un représentant de chacune des associations de tutelle des professions considérées. Elle s'est fixée comme objectif d'harmoniser les formations dans les secteurs du marketing, de la vente, de la publicité, des relations publiques et du marketing direct. Les principaux axes de cette harmonisation sont surtout perceptibles en matière d'examens. Une nouvelle filière unifiée et structurée a été mise sur pied au niveau de ceux menant au diplôme et au certificat fédéraux. Dans une deuxième étape, les associations et institutions de tutelle se sont mises d'accord pour introduire un examen d'entrée commun pour les branches de base qui est quasiment le même pour les cinq branches. Cette association aura aussi comme mission de prévoir l'évolution de la formation et des examens dans l'optique de la compatibilité de la filière helvétique avec le processus de Copenhague.

www.markom.org