Les carriéristes pèchent par autosuffisance

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Les employés qui font preuve d'une trop forte dose d'égocentrisme vont d'échecs en échecs.

Plutôt que de rester pendant dix ans au sein d'une entreprise et de gravir ainsi tous les échelons de la hiérarchie pour atteindre un poste directorial, les personnes qui présentent un potentiel élevé perdent patience et changent d'entreprise au bout de trois ans seulement. Une telle attitude a comme conséquence que les directeurs de ressources humaines sont déçus par ceux qu'ils imaginaient voir rejoindre les niveaux élevés de la hiérarchie de leur entreprise. Elle joue pourtant aussi en défaveur des employés, car ce laps de temps est trop court pour pouvoir espérer être promu à un posteplus intéressant.

L'impatience des jeunes diplômés et leur volonté de donner rapidement un nouveau souffle à leur carrière joue ainsi en leur défaveur, poursuit une enquête réalisée par le cabinet de conseil en management allemand Kienbaum. Elle dévoile par ailleurs que les jeunes diplômés des écoles de management manquent de compétences. Et si un cadre en devenir se retrouve dans une situation d'échec, c'est dans la très grande majorité des cas en raison de son manque d'esprit critique envers lui-même.

 

Les jeunes talents particulièrement convoités

En dépit de leurs lacunes en matière de compétences, les entreprises convoitent les jeunes talents qui disposent d'un potentiel élevé par accéder à des postes à responsabilité, souligne une enquête. En Suisse, révèle encore cette enquête 85% des entreprises admettent qu'elles n'arrivent pas à attirer un quart des candidats aux postes qu'elles recherchent à repourvoir. C'est nettement plus qu'en Allemagne (74%) et surtout qu'en Autriche (60%). Et la situation ne semble pas vouloir s'améliorer car ces propositions sont en croissance par rapport à l'année dernière.

Sans compter que les talents qu'elles réussissent finalement à s'attache ne répondent pas totalement à leurs attentent et qu'elles doivent accepter de faire des compromis. Dans de tel cas, elles peuvent espérer que le candidat en question restera à son service en moyenne pendant trois ans.

 

Des efforts accrus pour retenir les ambitieux

«Le faible taux de turnover observé chez les jeunes qui sont très talentueux démontre qu'au cours de ces dernières années les entreprises ont fait des efforts accrus pour les retenir et qu'ils ne changent pas d'employeur», souligne Christoph Thoma, du bureau zurichois du cabinet Kienbaum. «Conserver les meilleur et leur permettre de s'épanouir au sein de leur entreprise débouchera sur un avantage majeur en terme de compétitivité» poursuit-il.

Pour éviter que les cadres les plus talentueux quittent le bateau, les entreprises mettent en place différents instruments destinés à la fidéliser. Elles définissent et développent une véritable culture d'entreprise qui englobent un appui aux cadres sous forme de coaching et soutiennent la formation continue et le perfectionnement professionnel. Si, en Allemagne, 74% des entreprises s'engagent en faveur d'un bond équilibre entre la vie privée et professionnelle, elles ne sont que 50% à le faire en Suisse et en Autriche.