Travailler à l'étranger: des vacances ou la galère?
Jeudi, 16 Août 2007 09:06
Pour un homme d'affaires, un ingénieur ou un cadre d'une entreprise, poursuivre sa carrière à l'étranger constitue une réelle opportunité professionnelle, mais qui s'inscrit parfois dans une perspective toute différente pour ceux qui ont de fortes attaches familiales ou qui vivent en couple. La conjoncture actuelle va peut-être pousser les entreprises à leur apporter un plus grand soutien compte tenu de la pénurie de personnel dans certaines catégories professionnelles.
L'intégration reste un impératif capital à long terme
«Pour les expatriés qui atterrissent en Suisse, c'est beaucoup plus facile que le contraire car, dans notre pays, tout est parfaitement bien organisé» constate Francis Docherty, de la société Primacy Relocation, spécialisée dans le transfert de personnel dans différents pays du monde.
Et d'expliquer que les ressortissants suisses désirant travailler à l'étranger sont confrontés d'une part à des problèmes administratifs et légaux et d'autre part à des difficultés plus ou moins grande d'intégration. Les démarches administratives font en effet perdre beaucoup de temps aux expatriés helvétiques, même si, en prenant leur mal en patience, ils parviennent finalement à obtenir tout ce qui leur faut.
Bien préparer son emménagement
Les difficultés d'intégration des Suisses sont souvent liées à des questions de communication. L'essentiel est donc de bien préparer son emménagement. Une visite préalable dans le pays est indispensable, avec une immersion dans la vie quotidienne des locaux. Mieux vaut alors se rendre dans les centres commerciaux et les écoles plutôt que sur les plages envahies de touristes. Ils se feront ainsi une idée plus juste de ce qui les attend.
«Ce ne sont d'ailleurs pas toujours les personnes les plus compétentes sur le plan technique ou linguistique qui rencontrent le moins de difficultés à s'intégrer» note Francis Docherty. «Dans ces circonstances, l'attitude et l'esprit d'ouverture jouent un rôle bien plus important».
Chercher la femme
Pour un célibataire, les difficultés seront assez circonscrites. Si l'on est marié en revanche, la question de l'occupation de son conjoint, en l'occurrence la femme de l'expatrié dans la plus part des cas, se pose rapidement. S'il (ou surtout elle) ne peut pas obtenir un permis de travail, il (ou elle) risque de trouver rapidement les journées longues. Une occupation dans des œuvres de bienfaisance pourra peut-être atténuer son impression d'inutilité. «Et, en cas de séjour de courte durée, la participation aux activités de clubs d'immigrés, bien qu'elle ne facilite pas l'intégration, évitera tout au moins l'ennui» relève Francis Docherty.






